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Rapport du Pentagone: Les proxies iraniens en Irak et en Syrie menacent de plus en plus les troupes des Etats-Unis d’Amérique

AP Photo/Susannah George

Les mandataires iraniens en Irak menacent et provoquent de plus en plus des troupes des Etats-Unis d’Amérique en Irak et en Syrie, selon une évaluation des opérations des Etats-Unis d’Amérique contre l’Etat islamique (ISIS) publiée cette semaine par le bureau de l’inspecteur général du Pentagone (OIG).

Le rapport, publié lundi par l’inspecteur général en chef de l’Opération Inherent Resolve (OIR), vient au moment où l’Iran intensifie sa rhétorique contre les États-Unis d’Amérique à la suite de nouvelles sanctions paralysantes.

OIR est le nom officiel de la mission de la coalition dirigée par les États-Unis d’Amérique contre ISIS en Irak et en Syrie. Se référant à la base militaire de la coalition dirigée par les États-Unis d’Amérique, At Tanf, dans le sud-est de la Syrie, a noté l’OIR IG:

Plusieurs milices soutenues par l’Iran opèrent également dans la région et leur présence crée un potentiel de violence avec les troupes des Etats-Unis d’Amérique et les forces soutenues par les États-Unis d’Amérique. Alors que le DoD [Département (Ministère) de la défense] affirme que le déploiement des troupes à la garnison est destiné à lutter contre l’Etat islamique, il a répété au BIG du DoD que la présence des forces des Etats-Unis d’Amérique avait «l’avantage accessoire» de restreindre la liberté de mouvement iranienne et dissuade les activités iraniennes dans la région.

En Irak, la menace posée par les mandataires iraniens à l’encontre des troupes des Etats-Unis d’Amérique s’est intensifiée, a précisé l’IG, soulignant que Téhéran avait déployé entre «100 et 150 corps de gardes de la révolution islamistes – Forces Qods (Force IRGC-Quds) et du ministère iranien du Renseignement» en soutien aux milices chiites alliées à Téhéran au cours du trimestre (du 1er juillet au 30 septembre) couvert par le seul rapport.

« Le DoD a indiqué au DoD OIG que, si rien n’était fait, le harcèlement des forces des États-Unis d’Amérique par les forces soutenues par l’Iran pourrait s’intensifier, et les opérations d’influence iranienne pourraient s’intensifier s’ils se disputaient l’influence du gouvernement [irakien nouvellement élu] », a également déclaré l’IG, ajoutant, «Selon le DoD, les mandataires iraniens ont continué à envoyer des messages de menaces contre la présence des Etats-Unis d’Amérique en Irak et à œuvrer pour avoir accès à des emplacements stratégiques pour le ciblage et la surveillance.»

L’inspecteur général a reconnu que les mandataires iraniens avaient «vraisemblablement» mené deux attaques récentes contre des cibles des Etats-Unis d’Amérique: des obus de mortier atterrissant près de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Bagdad et des tirs de roquettes sur l’aéroport de Basrah, près du consulat général des États-Unis d’Amérique.

Les responsables de l’administration Trump ont condamné l’Iran pour ces attaques, avertissant que Téhéran serait tenu pour responsable des attaques de ses mandataires visant les troupes et les installations des Etats-Unis d’Amérique.

L’IG du Pentagone a noté que l’administration Trump avait élargi sa mission en Syrie pour inclure le retrait de l’Iran et de ses mandataires.

Les représentants iraniens en Irak, parmi lesquels figurent les forces / unités de mobilisation populaire (FMP / U) sanctionnées par Bagdad, renforcent également leur « attitude menaçante à l’égard du personnel des Etats-Unis d’Amérique », a déclaré l’inspecteur général, ajoutant:

Le DoD a également rapporté que l’Iran avait continué à fournir un soutien important aux groupes armés en Irak, notamment des missiles et des roquettes transportés par des points de passage frontaliers. Parmi les autres activités de soutien, citons la formation au renseignement de combat, les munitions et du matériel de qualité militaire iranien, comme des opérations de surveillance par drones. Des groupes soutenus par l’Iran se sont également livrés à des contrôles illégaux, à la contrebande, au trafic de drogue et d’huile, à la corruption et à l’extorsion, des activités de substitution iraniennes non contrôlées dans les provinces de Basrah et d’Anbar servant d’exemples à l’anarchie des groupes de substitution en Irak.

Les autorités des Etats-Unis d’Amérique ont déterminé que le mandataire terroriste iranien, le Hezbollah, connu pour ses opérations en Irak, est fortement impliqué dans le blanchiment d’argent et le trafic de drogue. Le groupe utilise les bénéfices lucratifs tirés des activités illicites pour financer ses opérations terroristes.

Alors qu’une nouvelle vague de sanctions des Etats-Unis d’Amérique contre Téhéran – suspendue précédemment en vertu de l’accord controversé sur le nucléaire de 2015 – a débuté tôt cette semaine, le président iranien Hassan Rouhani a averti que cette restriction avait déclenché une « situation de guerre ».

Le chef du puissant groupe iranien IRG aurait averti les États-Unis d’Amérique qu’il avait imposé des sanctions à ses risques et périls.

Edwin Mora

Traduction : MIRASTNEWS

Source : BREITBART

Moscou qualifie d’« illégitimes » les sanctions US contre l’Iran

Réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, présidée par le président Vladimir Poutine. ©RT

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, le président Vladimir Poutine a discuté avec les membres du Conseil des mesures récemment imposées par les États-Unis à la République islamique d’Iran.

Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie a qualifié d’« illégitimes » les sanctions imposées par la Maison-Blanche à l’Iran, après le retrait unilatéral des États-Unis du Plan global d’action conjoint sur le nucléaire iranien.

« Les participants à la réunion ont eu un échange de vues concernant la situation au lendemain de l’imposition des sanctions à l’encontre de l’Iran par les États-Unis », a ajouté M. Peskov.

Vladimir Filin, directeur du Centre pour le Moyen-Orient de l’IRES. ©Riataza

Par ailleurs, Vladimir Fitine, directeur du Centre pour le Moyen-Orient à l’Institut russe des études stratégiques (IRES) a déclaré, dans une interview avec le journal Pravda, que l’Iran a une grande expérience dans la lutte contre les sanctions étrangères.

« Lorsque les États-Unis ont décidé de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien, l’Union européenne a exprimé son opposition aux sanctions, tandis que la Chine et la Russie, deux autres signataires du Plan global d’action conjoint, ont condamné le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran », a déclaré Vladimir Filin rappelant que d’autres partenaires économiques de l’Iran, comme l’Inde, l’Indonésie, la Corée du Sud et le Japon, avaient également exprimé leur mécontentement de la décision de la Maison-Blanche.

D’après le directeur du Centre pour le Moyen-Orient de l’IRES, de nouvelles sociétés seront créées dans les pays qui s’opposent à la politique américaine contre l’Iran, pour contourner les sanctions. « Cela facilitera les transactions avec l’Iran, car ces nouvelles sociétés n’auront aucune affiliation officielle avec des sociétés mères fortement liées au marché américain », a-t-il ajouté.

Vladimir Filin a estimé qu’il serait difficile pour la Russie de se servir de l’expérience iranienne en matière de lutte contre les sanctions :

« La Russie ne pourra guère utiliser l’expérience iranienne, car l’Occident n’a jamais imposé de sanctions au secteur pétrolier russe. La Russie insiste toujours sur la nécessité d’un accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur la nécessité de poursuivre la coopération avec l’Iran à différents domaines économiques et commerciaux. »

Source: Press TV

Les président iranien, Hassan Rohani, chinois, Xi Jinping, et russe, Vladimir Poutine. (Photo d’archives)

D’après le journal libanais Al-Binaa, les sanctions anti-iraniennes des États-Unis constituent le dernier effort louche de Washington pour empêcher l’ordre unipolaire mondial de s’effondrer. « À l’aide de la Chine et de la Russie, l’Iran saura faire échec aux sanctions et détruire le rêve de Trump », ajoute le journal.

Dans un article paru par le site web d’Al-Binaa, le spécialiste libanais des questions stratégiques Wafiq Ibrahim estime que les efforts des responsables de la Maison-Blanche pour empêcher l’effondrement de l’ordre unipolaire mondial sont voués à l’échec :

« Les guerres américaines contre l’Iran et contre l’Orient arabe, qui se produisent sur des étendues géographiques discontinues, poursuivent en fait un même objectif et s’inscrivent dans un même projet. Avec le déclin du rôle américain dans la région richissime du Moyen-Orient, les États-Unis se sont lancés dans d’incroyables efforts pour enrayer le processus de leur décadence. Sur ce fond, les États-Unis se sont fixé pour objectif d’établir un “mur stratégique” traversant les frontières géographiques de plus d’un pays, reliant Idlib (dans le Nord-Ouest syrien) à l’est de l’Euphrate, pour parvenir à l’Iran par le biais du territoire irakien. Pour ce faire, les atouts des États-Unis seraient multiples : puissance militaire, agissements terroristes, ruses d’Ankara, hostilité israélienne et coup de main des Saoud, eux aussi en voie de décadence. Pour mettre l’Iran sous pression et détruire le rôle traditionnel de la Syrie dans la région, les Américains, en plus des atouts susmentionnés, seraient également disposés à mobiliser toute leur puissance politique, culturelle et militaire, sans oublier leur habitude de créer des coalitions de guerre. »

« Mais quels sont les motifs des États-Unis pour impliquer toutes leurs forces dans une telle guerre ? », se demande l’auteur de l’article qui par la suite répond en ces termes à cette importante question :

« Les États-Unis savent bien que cette guerre est décisive. Pour se débarrasser des complots séparatistes, la Syrie a besoin de maintenir ses liens stratégiques avec l’Irak et l’Iran, mais aussi avec la Russie et la Chine, dans la mesure où de simples rencontres entre responsables irakiens et syriens éveillent une grande inquiétude chez les Américains. Un projet multinational serait en cours pour isoler les Américains dans des zones entre l’Atlantique et le Pacifique. Et ce qui inquiète le plus les États-Unis, c’est que l’Europe aussi se montre encline à se débarrasser de l’emprise US et à se tourner vers le Moyen-Orient et ses ressources naturelles intarissables. »

La Défense américaine pourra-t-elle enrayer la décadence de « l’Empire US » et sauver le monopole américain dans le monde ? Voici la réponse qu’apporte l’analyste libanais à sa propre question :

« Bien que les États-Unis réunissent d’énormes potentialités, leur assurant une suprématie militaire et économique, c’est pourtant la première fois que les États-Unis se trouvent face à une coalition en devenir composée de “pays d’élite” ayant des plans bien précis et qui leur sont propres.

La Chine a défié l’économie occidentale, tandis que la Russie, quant à elle, a empiété sur les zones traditionnellement sous l’influence politique de Washington. Outre d’importantes exportations d’armements, la Russie prépare son retour triomphal parmi les décisionnaires du monde grâce à sa présence en Syrie. Que ce soit par les batailles sporadiques ou les processus de négociations, la Russie renforce chaque jour un peu plus son influence. Son ministre des Affaires étrangères parle souvent de “partenaires”, mais en réalité, ces partenaires, la Russie les combat sur divers fronts. »

Mais entre l’énorme progrès de Pékin, l’internationalisation du rôle de Moscou et la résistance remarquable de Damas, l’on pourrait constater un point de convergence qu’est l’Iran, selon l’article d’Al-Binaa :

« Malgré les conditions difficiles dues aux sanctions américaines et au comportement des Européens, des États arabes du golfe [Persique] et d’Israël, l’Iran a réussi, à son tour, à créer des coalitions au cœur d’un monde musulman soumis à l’influence de l’Amérique et du wahhabisme. 

Tout cela a accéléré, selon l’article, les efforts américains en vue d’affaiblir la volonté de ces quatre pays (Iran, Russie, Chine, Syrie) de se coaliser. C’est ainsi que la Chine s’est heurtée à des sanctions commerciales, tout comme la Russie, tandis que le président Trump a rapidement conçu son plan “depuis Idlib jusqu’à l’Iran”, pour rompre la liaison par mer depuis la Méditerranée vers la Chine et la Russie, de même que la liaison par voie terrestre depuis Idlib et l’est de l’Euphrate, vers l’Irak et, à terme, l’Iran. »

Du point de vue de l’analyste libanais, les États-Unis ont réussi tant bien que mal à obtenir l’appui des Européens à leur plan pour la Syrie, plan qui consistait à empêcher le gouvernement syrien d’obtenir une victoire définitive dans la guerre par une libération complète de la province d’Idlib.

Sous prétexte de protéger les civils face aux opérations de l’armée syrienne, les Américains regimbent dans l’opération de la libération d’Idlib et en même temps, ils continuent toujours de soutenir les terroristes, ayant établi des lignes de communication avec les terroristes à l’est de l’Euphrate sous la supervision turco-américaine, ajoute le texte.

« Les Américains ont transformé l’est de l’Euphrate en front de combat entre les Kurdes et le gouvernement syrien mais aussi entre les Kurdes et Daech, comme ils le répètent sans cesse. Ils observent toutes ces évolutions, leur méthode consistant à soutenir l’agresseur et à vilipender le vainqueur. Ils mènent leur jeu à l’est de l’Euphrate, afin de se rassurer que la crise en Syrie perdurera depuis Idlib jusqu’à Abou Kamal [près de la frontière irakienne], grâce à une guerre qui devrait fournir le prétexte pour justifier leur présence prolongée et celles de leurs alliés internationaux dans la région. »

Mais l’expert libanais Wafiq Ibrahim estime que pour Pékin et Moscou, Idlib est plutôt une crise pour les Américains parce que les États-Unis ne pourront pas jouer la carte du terrorisme pour longtemps.

Et outre, comment les États-Unis peuvent-ils espérer réussir leur plan reposant sur les différends « Kurdes vs Turquie », « Kurdes vs Daech », « Kurdes, terroristes et Turquie vs gouvernement syrien », dans des conditions où l’Iran a réussi à réunir ses alliés autour du nouveau Premier ministre d’Irak ? C’est la question à laquelle devront répondre, selon l’article, les experts des questions liées à la Turquie et à la région du golfe Persique.

Pour finir, le journal Al-Binaa conclut que le « projet de mur » américain est bien réel, mais que la force foudroyante de l’axe Iran-Syrie-Russie va bientôt le briser, en insistant sur la préservation de la souveraineté syrienne, du rôle régional de l’Iran et des projets conjoints censés mettre un terme à l’hégémonie américaine dans le monde.

Source: Press TV

 

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