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Moscou : la coalition anti-Daech referait usage de bombes au phosphore à l’est de l’Euphrate

Explosion d’une bombe au phosphore. (Photo d’illustration)

Les États-Unis ont repris et intensifié leurs frappes aériennes à l’est de l’Euphrate, notamment en utilisant des bombes au phosphore blanc, a déclaré le 15 novembre le ministère russe des Affaires étrangères.

« Les Américains ont repris leurs frappes aériennes intensives contre des localités situées à l’est de l’Euphrate et encore contrôlées par des terroristes. Selon les témoignages d’habitants de la région, ils ont recours à des munitions au phosphore blanc », a déclaré, lors d’un briefing, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, selon Sputnik.

Hier mercredi, l’agence de presse syrienne SANA a annoncé que l’aviation de la coalition internationale a effectué dans la journée des raids contre des quartiers résidentiels de Hajin et des maisons à al-Chaafa, dans l’est du gouvernorat de Deir ez-Zor, avec des bombes à sous-munitions qui ont fait plusieurs morts et blessés parmi les civils et causé d’importants dégâts aux maisons et aux biens des habitants.

Le 14 octobre dernier, suite à une frappe aérienne sur la ville syrienne de Hajin, le ministère syrien des Affaires étrangères a envoyé deux missives distinctes à l’ONU et au président du Conseil de sécurité, qui qualifiaient le recours au phosphore blanc de conduite « devenue habituelle et constante ». La frappe aérienne avait fait des morts et des blessés parmi les civils, principalement des femmes et des enfants.

Pour plus de détails : Abou Kamal : Hajin frappée au phosphore

Les bombes à sous-munitions sont totalement interdites par une convention ad hoc de 2008 signée par plus de cent pays. Les États-Unis et plusieurs autres pays ne l’ont pas rejointe.

Ces munitions se dispersent dans l’air et, en retombant au sol, provoquent des brûlures profondes qui atteignent les muscles et les os.

Ces armes controversées ont aussi été utilisées dans le cadre de la reconquête de Mossoul en juin 2017, la plus grande ville aux mains des terroristes en Irak, selon l’ONG Human Rights Watch qui a dénoncé leur usage dans un communiqué.

Allez sur le lien suivant : Mossoul : attaque au phosphore blanc ?

Lors d’une conférence de presse, la porte-parole de la diplomatie russe a déclaré : « Malgré tous les efforts déployés, les terroristes à Idlib ne sont toujours pas distingués des groupes armés dits modérés. Or, les terroristes continuent d’attaquer. »

Des sources locales ont rapporté à Moscou que la coalition dirigée par les États-Unis a intensifié ses frappes aériennes contre les régions à l’est de l’Euphrate en Syrie en utilisant des munitions au phosphore blanc. Au moins 60 personnes auraient été blessées.

Source : Press TV

Une base américaine à al-Tanf, dans le sud de la Syrie. ©Sputnik

Moscou considère l’utilisation des éléments du groupe terroriste Maghawir al-Thawrah, également connus sous le nom de Commandos de la révolution, pour protéger les convois américains déployés près de la base militaire d’al-Tanf comme « inacceptable », a déclaré jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

« Nous considérons que, malgré les arrangements préliminaires, les États-Unis ont effectivement invité les Commandos de la révolution à protéger les convois à l’intérieur de la zone dite exclusive, ce qui est totalement inacceptable », a déclaré M. Zakharova.

Elle a ajouté que Moscou avait également des questions sur le refus de Washington de laisser les représentants de l’organisation caritative du Croissant-Rouge syrien entrer dans le camp de réfugiés de Rukban, situé près d’al-Tanf.

« Cela signifie qu’ils ont quelque chose à cacher », a-t-elle indiqué.

L’armée américaine occupe actuellement une zone de 34 km autour de sa base d’al-Tanf, où elle entraîne les groupes armés de l’opposition syrienne depuis 2016.

La base américaine a fait l’objet de vives critiques, alors que Damas et Moscou ont exprimé leur crainte que Washington « ranime Daech dans le cadre de groupes mobiles qui tentent de lancer des opérations terroristes éparses contre les troupes et les civils syriens ».

Lire aussi: Al-Tanf : USA/Russie vers une confrontation directe ?

Source: Press TV

13 enfants et 4 femmes tués dans une frappe aérienne sur l’est de Deir Ezzor: agence de presse

Au moins 18 civils, dont 13 enfants et 4 femmes, ont été tués par des raids aériens de la coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique sur la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, a annoncé jeudi l’agence de presse Daesh.

Amaq a rapporté que les frappes aériennes dirigées par les Etats-Unis d’Amérique sur les villages de Baghouz et d’Al-Sousa, près de la frontière irakienne, avaient fait des dizaines de morts et de blessés.

Au moins 35 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées mardi par des frappes aériennes.

Selon l’agence de presse syrienne SANA, plus de 60 civils ont été tués ou blessés par une frappe aérienne de la coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique sur Al-Sha’fah.

Auparavant, une autre frappe aérienne de la coalition sur la ville de Hajin avait tué au moins 15 civils. La chaîne de télévision syrienne Ikhbariya a alors rapporté que la majorité des personnes tuées étaient des femmes et des enfants.

Les forces dirigées par les Kurdes soutenues par la coalition dirigée par les États-Unis d’Amérique ont déclaré dimanche qu’elles reprenaient leur offensive contre Daesh dans l’est de la Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde, avaient annoncé la suspension de leurs opérations à Deir Ezzor le 31 octobre, après que la Turquie eut pilonné des postes de milice kurdes dans le nord de la Syrie.

Les FDS ont déclaré que cette reprise faisait suite à des « contacts intensifs » avec la coalition internationale et à une « forte activité diplomatique » pour désamorcer la crise.

« La direction des Forces démocratiques syriennes a décidé de reprendre les opérations militaires contre le groupe de l’État islamique [Daesh] et de travailler à sa défaite définitive », a déclaré la force dans un communiqué en ligne.

« Bien qu’elles restent déterminées à chasser le terrorisme, les FDS confirment également leur détermination à protéger la frontière nord de la Syrie », a ajouté le communiqué.

Le groupe d’activistes de l’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré que l’opération n’avait pas encore eu lieu, mais que des renforts des FDS avaient été envoyés dans la région.

Cependant, la coalition internationale a continué à mener des raids aériens dans la région, tuant des dizaines de militants et de civils.

  Depuis l’irruption de la révolution syrienne en 2011, plus de 470 000 personnes ont été tuées et plus de 6 millions de personnes ont été déplacées.

(Zaman Al Wasl, Agences)

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Zaman Al Wasl

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