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Nissan, Renault et Mitsubishi réaffirment leur engagement en faveur d’une alliance

Reuters
Un cadre supérieur arrive jeudi à Amsterdam pour la réunion de l’alliance Renault-Nissan.

PARIS (AFP-Jiji) – Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi ont réaffirmé jeudi leur attachement à leur alliance alors que leurs dirigeants tenaient leur première réunion depuis l’arrestation choquante du président Carlos Ghosn.

« Nous restons pleinement attachés à l’Alliance », ont déclaré les trois sociétés dans un communiqué conjoint, alors que Ghosn est toujours en détention au Japon pour des accusations d’inconduite financière.

Le talismanic Ghosn était perçu comme le liant d’une structure complexe à trois voies qui compte parmi les constructeurs automobiles les plus vendus au monde, avec environ 10,6 millions de véhicules sortant des chaînes de production l’année dernière.

Son arrestation a révélé des ressentiments et des troubles dans le partenariat franco-japonais.

Les questions de gouvernance ne devaient pas être soulevées lors de la réunion et aucun vote n’était prévu, ont déclaré des sources à l’AFP.

Dans leur déclaration commune de jeudi, les trois entreprises ont déclaré que « leur alliance a connu un succès sans précédent au cours des deux dernières décennies ».

Renault est le membre dominant de l’alliance, détenant 43% des actions de Nissan, mais la société japonaise se vend mieux que son homologue française – suscitant la frustration à Tokyo.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a averti mardi qu’il n’était pas question d’un changement de rapport de force entre Renault, détenu à 15% par l’État français, et ses partenaires japonais.

«Il y a un partenariat qui me semble bon, il y a un bon équilibre. Les participations croisées entre Renault et Nissan ne devraient pas changer », a déclaré Le Maire sur la chaîne d’information française LCI.

Selon les règles de l’alliance, basée aux Pays-Bas, Renault et Nissan nomment chacun cinq membres du conseil d’administration, mais c’est la société française qui nomme le PDG, tandis que Nissan choisit le suppléant.

Le PDG dispose d’un vote décisif en cas de partage des voix dans les décisions du conseil d’administration.

Bien que Ghosn ait été évincé de Mitsubishi et de Nissan, il reste PDG et président de Renault, bien qu’il soit pour le moment «frappé d’incapacité», selon le constructeur français.

Le Maire a insisté sur le fait que Renault devrait conserver la première place dans l’alliance: « Cette règle ne devrait pas changer. »

Le partenariat utilise des usines partagées et un pouvoir d’achat commun pour limiter les coûts.

Ces arrangements ne sont pas menacés, selon des déclarations des deux côtés, japonais et français.

Ghosn et son proche conseiller Greg Kelly ont été arrêtés la semaine dernière pour avoir conspiré pour sous-déclaration du revenu de Ghosn d’environ 44 millions de dollars – environ la moitié de ce qui aurait dû être rapporté – sur cinq exercices allant jusqu’en mars 2015.

Le magnat de 64 ans nie les accusations mais n’a pas été en mesure de se défendre publiquement alors qu’il se trouvait dans un centre de détention à Tokyo.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : The Japan News

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