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Un député macroniste sur les taxes : «Emmanuel Macron s’est trompé en allant trop vite» – En Belgique les Gilets jaunes manifestent aussi!

© Julien Mattia Source: Sputnik
Les Gilets jaunes à Paris lors de la manifestation du 17 novembre

Le député LREM Patrick Vignal assure comprendre la colère des Gilets jaunes et critique l’action gouvernementale. Après l’élue Sonia Krimi, Patrick Vignal va certainement recevoir les foudres de la macronie, peu encline aux positions divergentes.

Nouvelle dissension au sein de La République en marche (LREM) : «Franchement, ces gilets jaunes, je m’en réjouis presque !» Ce cri est bel et bien l’œuvre du député LREM Patrick Vignal, interviewé dans Marianne le 29 novembre. L’élu de l’Hérault n’a pas épargné les orientations prises par Emmanuel Macron et le gouvernement sur la hausse des taxes sur les carburants et le traitement politique du conflit qui les oppose aux Gilets jaunes : «On ne doit pas traiter de vilains ceux qui roulent au diesel et ne peuvent pas se payer une voiture électrique. La société ne doit pas être bâtie sur la réciprocité des mépris : pauvres contre riches, classes moyennes contre classes populaires, centres-bourgs contre métropoles… Ce n’est pas ça, la démocratie.»

Patrick Vignal appelle ainsi Emmanuel Macron à se remettre en question. «Je pense qu’il s’est trompé en allant trop vite», dit-il avec une franchise presque étonnante quand la presse était plutôt habituée, depuis près de 18 mois, à voir des députés macronistes le doigt sur la couture du pantalon.

«Il faut que le président annonce une trêve dans la hausse des taxes sur les carburants et du prix du gaz, repoussons-la à mars», conseille-t-il d’ailleurs en affirmant que la transition écologique, «ce n’est pas possible sans transition sociale». Patrick Vignal veut aussi casser l’image qui colle à la peau de la majorité présidentielle, celle d’une élite déconnectée et présomptueuse. «L’arrogance et la suffisance, ça suffit», précise-t-il.

Une déclaration qui rappelle quelques piques de l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui avertissait le gouvernement, en septembre par exemple : «Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la start-up nation, ils ne s’y reconnaissent pas…»

Estimant comprendre le mouvement des Gilets jaunes, Patrick Vignal insiste : «Ce mouvement traduit la fronde des déclassés et des oubliés, ainsi que la France de l’abstention.»

Une sortie médiatique qui risque de déplaire fortement à La République en marche, attachée à la discipline. Dernièrement, la députée LREM Sonia Krimi, pour avoir enfilé le Gilet jaune, s’était vue recadrer par le nouveau patron des députés marcheurs Gilles Le Gendre, l’incitant à quitter le groupe LREM.

Patrick Vignal, qui atteste aimer sa famille LREM, ne craint pas d’éventuelles sanctions de son parti : «S’ils veulent me virer, ils me vireront, ce n’est pas un souci.»

Lire aussi : «Lessivé», un député LREM ne s’est rendu que deux fois à l’Assemblée nationale

Source: RT France

«Scènes de guerre» à Bruxelles : une manifestation de Gilets jaunes dégénère (IMAGES)

© Yves Herman Source: Reuters
Affrontements dans le centre-ville de Bruxelles, le 30 novembre 2018.

Des incidents ont marqué une manifestation d’environ trois cents Gilets jaunes belges à Bruxelles, le premier rassemblement organisé dans la capitale belge. Véhicules incendiés et canons à eau déployés : la situation dégénère.

D’après le média belge LaLibre, le gouvernement belge a évoqué ce 30 novembre des «scènes de guerre».

Vers 13h, après environ trois heures de défilé, la police a dû faire usage de canons à eau pour disperser certains individus qui qui lançaient des projectiles dans le cadre du premier rassemblement de Gilets jaunes organisé à Bruxelles.

Au total une soixantaine de personnes ont été interpellées parce qu’elles transportaient des objets interdits, notamment des cutters, des fumigènes ou des bombes lacrymogènes, selon un porte-parole de la police locale cité par l’AFP.

Une voiture de police a été renversée et incendiée.

valery lerouge

@valerylerouge

Voitures de police renversées et incendiées a

Un autre véhicule distinct a été filmé en flammes.

Anckarström 🇲🇦🇸🇪 @ibnkafka

Une voiture de police en feu devant le café où je suis attablé à Bruxelles à Arts-Loi.

Des colonnes de fumées s’élèvent dans le ciel.

Marco Demerling @marco_demerling

Scènes de violence dans le quartier européen à Bruxelles. Les gilets jaunes sèment le chaos. 😱

Les premières arrestations et saisies d’objets ont eu lieu dès la matinée, au moment où des petits groupes convergeaient vers le principal point de rassemblement.

Sarah Freres @FreresSarah

« Michel t’es foutu, le peuple est dans la rue », « Gilets jaunes révolution ! ». Les gilets jaunes marchent vers la petite ceinture. @lalibrebe

Les canons à eau ont été déployés pour tenter de contenir la foule.

pierrebxl @pierrebxl

Première confrontation entre les et la police.

La manifestation a commencé vers environ 10h30 au carrefour Arts-Loi, non loin des institutions européennes et des bureaux du Premier ministre, où la police a rapidement recensé une centaine de Gilets jaunes.

Sarah Freres @FreresSarah

Le tunnel Arts-Loi est bloqué par les . @lalibrebe

Le cortège a ensuite progressivement grossi, parcourant les rues du centre en tentant à plusieurs reprises de se rapprocher des bâtiments officiels défendus par des cordons de police. «Le peuple c’est nous, Charles Michel, t’es fini», scandaient certains manifestants à l’adresse du Premier ministre libéral. Les manifestants sont revenus vers 13h30 non loin du carrefour de départ, et c’est à ce moment que les échauffourées ont éclaté

Mehmet Solmaz

@MhmtSlmz

Protesters erecting barricades with whatever they can find on the roads
1/2

D’après le site belge LeVif, six tunnels de la «petite ceinture» des boulevards qui délimitent le centre de Bruxelles ont été fermés. Selon ce même média, les slogans scandés sont principalement dirigés contre le gouvernement belge, demandant la démission du Premier ministre Charles Michel.

Lancé il y a deux semaines en France pour protester contre la hausse de la fiscalité sur les carburants, le mouvement des Gilets jaunes avait essaimé en Wallonie, mais pas encore en Flandre, ni dans la capitale. Il s’agit de la première manifestation appelée à Bruxelles, via les réseaux sociaux, sans meneur revendiqué.

Lire aussi : Une chroniqueuse belge suspendue après avoir reproché aux Gilets jaunes de voter Ecolo

Source: RT France

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