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Le parlement sud-africain pousse le pays vers un pas de plus pour la saisie des terres d’agriculteurs blancs

FICHIER PHOTO. Un moulin à vent dans la région du Karoo en Afrique du Sud. © Reuters / Mike Hutchings

Les députés sud-africains ont adopté un rapport sur un projet de modification de la constitution, qui permettrait blancs de saisir des terres sans compensation aux propriétaires. Une tentative pour l’arrêter au tribunal a échoué la semaine dernière.

Mardi, le parlement sud-africain a approuvé un rapport qui recommande de modifier la constitution nationale afin de permettre à l’État de prendre des terres privées sans compensation, dans la mesure où l’intérêt public le justifie. Les partisans pensent que la redistribution des terres profiterait au public sud-africain.

Le Président Cyril Ramaphosa, qui a pris le pouvoir en février, a pour priorité que le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, adopte radicalement un amendement constitutionnel à la constitution du pays. Une petite minorité blanche possède la plupart des terres agricoles de l’ancienne colonie, et l’ANC insiste sur le fait qu’il s’agit d’une injustice historique qui doit être corrigée.

C’est une étape dans un long processus juridique visant à modifier la loi fondamentale de la nation conformément à la vision de Ramaphosa. Le prochain serait la rédaction d’un projet de loi adoptant l’amendement constitutionnel, suivi d’une période de commentaires du public avant qu’il ne puisse être mis aux voix. Les deux chambres du Parlement devront ensuite approuver le projet de loi avant qu’il ne soit envoyé au président pour qu’il le promulgue.

La principale opposition l’alliance démocratique (AD, DA) et certains groupes de défense des droits s’opposent à ces projets, affirmant qu’ils effrayeraient les investisseurs internationaux et risqueraient de nuire à l’économie nationale. Avant le débat au parlement mardi, DA a déclaré qu’il pourrait faire appel aux tribunaux pour mettre fin à la réforme proposée.

Mais la décision de la Haute Cour sud-africaine, rendue la semaine dernière, peut indiquer qu’un tel défi risque de ne pas réussir. Vendredi dernier, la cour a rejeté une contestation présentée par AfriForum, un groupe représentant principalement des Afrikaners blancs, demandant à la justice de renverser le rapport parlementaire et de mettre ainsi fin au processus de réforme.

Le groupe a fait valoir que le comité avait enfreint les règles en désignant un fournisseur de services externe pour compiler le rapport. Il a également ajouté que les députés n’avaient pas pris en compte plus de 100 000 soumissions opposées au changement constitutionnel.

Afriforum, qui est principalement composé d’Afrikaners, descendants des fermiers colonisateurs blancs sud-africains, a déclaré qu’il continuerait de lutter contre la réforme, notamment en engageant des poursuites judiciaires.

L’amendement sur l’expropriation sans confiscation ne peut être finalisé avant les élections législatives prévues en mai de l’année prochaine. L’ANC utilise la réforme agraire pour mobiliser le soutien du public avant le scrutin.

Ironiquement, la question raciste a été soulevée un jour avant la commémoration de l’anniversaire de la mort de Nelson Mandela, l’ancien président de l’ANC et du pays lui-même, à qui l’on attribue la destruction du régime de l’apartheid.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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