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Les protestations des Gilets jaunes entrainent une catastrophe économique

Le président français Emmanuel Macron a de plus en plus appelé à mettre fin à la crise des « Gilets jaunes » qui pèse sur le pays alors que les autorités parisiennes et étrangères font face au coût d’une nouvelle journée de violentes manifestations et de pillages qui constituent une « catastrophe » pour l’économie.

Les autorités ont déclaré que les émeutes anti-Macron à Paris avaient été moins violentes qu’il y a une semaine et qu’elles avaient fait moins de blessés, mais que l’hôtel de ville a déclaré que les dégâts matériels étaient bien plus importants, les manifestations s’étant disséminées dans la capitale.

Des voitures en flammes ont parsemé dans les rues de plusieurs quartiers hier alors que les femmes de ménage balayaient le verre brisé des vitrines brisées et des arrêts de bus.

« Il y avait beaucoup plus de dispersion, donc beaucoup plus de places ont été touchées », a déclaré le maire adjoint de Paris, Emmanuel Gregoire. « Il y a eu beaucoup plus de dégâts qu’il y a une semaine. »

La ville de Bordeaux, dans le sud-ouest du pays, a également été durement touchée par les émeutes lors d’un quatrième week-end consécutif de manifestations nationales.

Ce qui a commencé avec les manifestations contre les hausses de la taxe sur les carburants s’est transformé en un mouvement de masse face à la hausse du coût de la vie et aux accusations selon lesquelles Macron, un ancien banquier, ne fait attention qu’aux riches.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que les troubles étaient en train de créer une « catastrophe » pour l’économie française, des barrages routiers à l’échelle nationale perturbant le trafic et dissuadant les touristes de se rendre à Paris.

Certaines parties de la ville étaient sous clé samedi, avec la fermeture des grands magasins pour éviter les pillages, ainsi que des musées et des monuments, dont la Tour Eiffel.

« C’est une catastrophe pour le commerce, c’est une catastrophe pour notre économie », a déclaré Le Maire alors qu’il visitait des magasins victimes de pillages.

Plus de 1 700 personnes ont été arrêtées lors des manifestations. Des affrontements ont éclaté dans la capitale française et dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Lyon et Toulouse.

Le mouvement de protestation a franchi les frontières, avec des manifestations en Belgique voisine et aux Pays-Bas.

Une centaine de personnes ont été arrêtées en Belgique, la plupart pour possession d’objets dangereux, tels que des feux d’artifice ou de vêtements pouvant être utilisés comme protection lors d’affrontements avec la police.

Aux Pays-Bas, une centaine de manifestants se sont rassemblés lors d’une manifestation pacifique devant le parlement néerlandais à La Haye.

Macron, assiégé – dont le nom a sonné à travers les Champs-Élysées, alors que les manifestants réclamaient sa démission – devrait prononcer un discours très attendu en début de semaine.

Au total, 1 220 des 1 723 détenus ont été mis en détention. La fin de semaine précédente, il y avait eu 412 arrestations.

Selon le ministère de l’Intérieur, quelque 136 000 personnes ont pris part aux manifestations de samedi en France, soit à peu près le même nombre que le 1er décembre.

Des manifestants dans la capitale ont incendié des voitures, brûlé des barricades et brisé des vitres alors que des véhicules blindés défilaient dans les rues.

À la suite des émeutes de la semaine dernière, le gouvernement a offert des concessions pour tenter d’apaiser la colère du public, en annulant les hausses de prix du carburant prévues pour le mois prochain et en gelant les prix de l’énergie lors du premier demi-tour majeur de la présidence de Macron. Mais le mouvement n’a pas réussi à mettre fin au mouvement de contestation, qui réclame des impôts plus bas, des salaires minimums plus élevés et de meilleures prestations de retraite.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : The Standard

Couleur de la «pauvreté européenne»: au Monténégro, l’opposition enfile des gilets jaunes

© REUTERS / Stevo Vasiljevic

Protestant dans les rues de Podgorica, l’opposition monténégrine a enfilé ce dimanche des gilets jaunes, soulignant que comme dans d’autres pays, dont la France, ce vêtement est mis pour véhiculer la nécessité de procéder à des réformes.

Une manifestation massive a mobilisé ce dimanche soir à Podgorica de personnes opposées à la décision des autorités d’arrêter des leaders du Front démocratique (FD, opposition). Comme le laissent voir des images diffusées sur la Toile, certains protestataires ont enfilé des gilets jaunes, désormais traditionnels.

Plus tôt, la Cour suprême de la République avait sanctionné l’arrestation pour une durée de deux mois des leaders du FD Nebojsa Medojevic et Milan Knezevic, qui avaient tous deux refusé d’être entendus par le procureur spécial Milivoje Katnic dans le cadre d’une affaire de corruption par versement de pots-de-vin. Depuis, des actions de protestation se déroulent quotidiennement devant le siège de la Cour et celui du parlement. Dimanche, les organisateurs de l’action ont distribué aux protestataires des gilets jaunes.

Intervenant devant les manifestants, Andrija Mandic, un des leaders de cette importante force d’opposition monténégrine a déclaré:

«Ce pays a emprunté une voie détournée et s’y est engagé depuis déjà longtemps. […] Nous ressentons et voyons que nous nous dirigeons vers l’abîme».

Et d’ajouter que les gilets jaunes ont été enfilés pour véhiculer le message qu’ils voulaient remettre le pays sur ce qu’ils considèrent être le droit chemin.

Des membres de plusieurs mouvements d’opposition et d’organisations de la société civile ont pris part à la manifestation. Sur une banderole qui se trouvait derrière les intervenants, on pouvait lire le mot «Liberté» en serbe.

«Le Monténégro ressemble aujourd’hui à l’Europe, la France et la Belgique. Ce n’est pas un vêtement de protection, c’est le gilet de la pauvreté européenne», a déclaré Goran Danilovic, ancien ministre de l’Intérieur, montrant son gilet.

Source: Sputnik News – France

«Alors vous allez recevoir sur votre gueule» : un commissaire belge à des Gilets jaunes (VIDEOS)

© REUTERS/Yves Herman
Des Gilets jaunes font face à la police à Bruxelles, le 8 décembre.

Après un début calme, la manifestation des Gilets jaunes à Bruxelles a viré plus tard à la confrontation. Présente en nombre, la police avait entièrement bouclé le quartier européen. Des manifestants l’accuse de les avoir entraînés dans des écuries.

Le 8 décembre, plusieurs centaines de Gilets jaunes ont manifesté à Bruxelles, fortement encadrés par la police, afin de dénoncer la baisse de leur pouvoir d’achat et les inégalités sociales. Les forces de l’ordre ont procédé à plus de 400 arrestations administratives, laissant partir les individus après avoir pris une photo de leurs papiers d’identités, selon le journal La Libre Belgique10 personnes ont en outre été arrêtées et font l’objet de poursuites judiciaires, d’après la RTBF. La manifestation, calme au début, a par la suite dégénéré.

«Ceux qui veulent se faire arrêter pacifiquement, c’est par ici !»

Sur des images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir le commissaire Pierre Vandersmissen, responsable du maintien de l’ordre dans la capitale, procéder à certaines de ces interpellations de manière peu orthodoxe. «Vous êtes tous arrêtés administrativement», annonce-t-il à un groupe de Gilets jaunes pacifiques, entourés de policiers. S’en suivent alors des récriminations de manifestants qui refusent de dépasser le cordon policier, pour être arrêtés «administrativement» par les forces de l’ordre. Le commissaire se justifie succinctement, avant de perdre patience face aux protestataires et de lancer : «Alors vous allez recevoir sur votre gueule !»

Auteur: KAIROS – journal antiproductiviste pour une société décente

Dans une autre vidéo de la scène, on voit Pierre Vandersmissen appeler les Gilets jaunes à passer outre le cordon policier, avec un argument peu banal : «Ceux qui veulent se faire arrêter pacifiquement, c’est par ici !»

Geekunivers @GeekUnivers

Ce pays surréaliste qu’est la Belgique où un policer demande aux gilets jaunes, « Qui veut se faire arrêter pacifiquement ? ». 😂🤣

Le secteur européen entièrement bouclé

La manifestation avait débuté en fin de matinée sans violence, malgré plusieurs interpellations pour cause de détention d’objets prohibés. Les Gilets jaunes ont tenté de converger vers le quartier Schuman, où sont implantées les institutions européennes de la capitale. Ils en ont été empêchés par la police, qui avait totalement bouclé le secteur.

Plus tard, des heurts ont éclaté, comme le montrent des images diffusées sur les réseaux sociaux. Des casseurs ont lancé des projectiles contre les forces de l’ordre et se sont livrés à des déprédations dans la ville. En face, la police a fait usage de ses matraques et a procédé à plusieurs charges. Des canons à eau ont également été utilisés pour tenter de disperser les manifestants.

Des manifestants emmenés dans des écuries par la police

Parmi les Gilets jaunes se trouvaient notamment des représentants du parti de gauche belge PTB, dont Charlie Le Paige, ancien président du mouvement de jeune Comac. Ce dernier a dénoncé, images à l’appui, les «conditions inacceptables» dans lesquelles des manifestants auraient été retenus par la police. «Après plusieurs heures d’attente dans le froid, ils nous ont emmené aux casernes d’Etterbeek où ils nous ont parqué dans les écuries (!). Dans mon enclos nous étions environ 150. Hommes et femmes. Dans le froid», écrit-il. «On est tous ici parqué comme du bétail», ajoute-t-il encore. Charlie Le Paige précise «se renseigner pour porter plainte».

Lire aussi : «Scènes de guerre» à Bruxelles : une manifestation de Gilets jaunes dégénère (IMAGES)

Source: RT France

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