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Poutine sur les Gilets jaunes : «La hausse du prix des carburants a été un détonateur»

© GONZALO FUENTES Source: Reuters
Des manifestants sont assis par terre lors d’une manifestation du mouvement des Gilets jaunes à Paris, en France, le 15 décembre 2018.

Vladimir Poutine, qui répond à la presse ce 20 décembre, a commenté le mouvement des Gilets jaunes en France. Il a estimé que la hausse des prix du carburant avait été un détonateur ayant libéré l’expression du mécontentement de la population.

Lors de sa conférence de presse annuelle qui se tient ce 20 décembre, Vladimir Poutine a répondu à une question sur le mouvement des Gilets jaunes.

Le président russe a estimé que l’augmentation des tarifs sur les carburants était un «détonateur» de l’ensemble des mécontentements. «Ce sont généralement des Français de souche qui manifestent», a-t-il poursuivi, soulignant qu’ils étaient soutenus par une large majorité de la population.

«Le comportement des autorités [françaises] est à mon avis très peu approprié», a-t-il poursuivi, s’interrogeant sur le choix du gouvernement français d’augmenter les taxes sur le carburant. Vladimir Poutine a également estimé qu’il fallait respecter le droit à manifester, mais que les manifestations devaient «rester dans le cadre de la loi et tout ce qui dépasse le cadre de la loi est inacceptable».

«Ici, contrairement à la France, le gouvernement lutte contre l’augmentation des prix»

Interrogé sur ce qu’il en serait en Russie si la même situation se présentait, le président russe a estimé qu’il y avait une différence entre la situation en France et celle en Russie sur le carburant et les produits pétroliers. Il a, à ce sujet, déclaré : «En France, le gouvernement a décidé d’augmenter les prix du carburant.[…] Ils l’ont fait dans l’optique de trouver des solutions à d’autres problèmes comme la politique énergétique […] Cela a déclenché le mécontentement de la population.»

Concernant la politique énergétique en Russie, Vladimir Poutine a rappelé que l’an dernier, son gouvernement a augmenté le prix du carburant «en raison de l’augmentation du prix du pétrole dans le monde», mais qu’il avait immédiatement fait le nécessaire pour «freiner cette augmentation et au contraire, encourager une baisse des prix», en obtenant un accord avec des sociétés transformatrices d’hydrocarbures. «Ici, contrairement à la France, le gouvernement lutte contre l’augmentation des prix», a-t-il affirmé.

Le président russe avait déjà fait allusion le 11 décembre aux Gilets jaunes. Au cours d’une réunion du Conseil pour les droits de l’Homme, Vladimir Poutine avait estimé que la tenue de manifestations non-autorisées en Russie n’étaient pas souhaitables pour des raisons de sécurité. Il a justifié son propos en faisant référence aux dernières manifestations teintées de violences à Paris. «Nous ne voulons pas connaître des événements similaires à ceux qu’a connus Paris où des pavés sont arrachés et tout est incendié, car, après, le pays plonge dans une situation d’état d’urgence», avait déclaré le président russe.

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Source: RT France

Une large majorité de Français favorables au référendum d’initiative citoyenne, selon un sondage

Christian Hartmann Source: Reuters
Devant l’Opéra le 15 décembre 2018 (image d’illustration).

Selon un sondage Elabe pour BFM TV, la perspective d’une mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne rencontre un franc succès chez les Français. Ils verraient en grande majorité cette révolution constitutionnelle sous un jour favorable.

Alors que l’approbation du mouvement de contestation des Gilets jaunes par les Français reste stable autour de 70% semaine après semaine, selon plusieurs sondages, une étude de l’Institut Elabe publiée le 20 décembre montre qu’une proportion élevée de Français est favorable au référendum d’initiative citoyenne (RIC).

Pour 82% des personnes interrogées, ce dispositif est en effet le bienvenu pour que les citoyens proposent l’adoption d’une loi. Ils sont 80% à juger positivement la perspective de pouvoir utiliser le RIC pour demander l’abrogation d’un texte législatif. Environ trois quarts des Français seraient en outre prêts à approuver ou non des traités européens et internationaux par ce biais ainsi qu’à révoquer un élu – autrement dit lui retirer ses fonctions au cours de son mandat. Enfin selon Elabe, 67% des Français interrogés pensent que le RIC doit être utilisé pour modifier la Constitution.

ELABE

@elabe_fr


Une large majorité de Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyenne ().https://elabe.fr/gilets-jaunes-19decembre/  @BFMTV @elabe_fr

Le RIC, une des principales revendications des Gilets jaunes, permettrait à toute proposition d’un citoyen français – qu’elle soit législative, abrogatoire, révocatoire ou constituante – de faire l’objet d’un référendum national, si tant est qu’elle regroupe un nombre suffisant et restant à définir de signatures de ses compatriotes.

RT France

@RTenfrancais

🎙️ – Etienne Chouard, (@Etienne_Chouard), professeur d’économie et de droit

Etienne Chouard : «Le référendum d’initiative populaire est la cause commune des »

➡️ https://francais.rt.com/france/56612-etienne-chouard-referendum-initiative-populaire-cause-commune-gilets-jaunes 

Lors d’une conférence de presse le 18 décembre, les députés du groupe la France Insoumise à l’Assemblée nationale ont annoncé vouloir déposer une proposition de loi constitutionnelle sur le référendum d’initiative citoyenne.

Lire aussi : L’hommage de Ruffin à Chouard sur le RIC fait grincer des dents au sein de la France insoumise

Source: RT France

Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine (EN CONTINU)

Le président russe tient sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année, alors que l’actualité est particulièrement dense, entre le dossier syrien, l’incident de Kertch, ou encore la confrontation avec Washington sur le traité FNI.

Vladimir Poutine 2

Jeudi 20 décembre

  • Selon Vladimir Poutine, les deux principaux événements de l’année en Russie ont été la Coupe du monde de football et l’élection présidentielle.

  • Vladimir Poutine a reconnu qu’il avait existé un problème de dopage en Russie mais nié une implication des autorités. «Nous n’avons pas su organiser la lutte contre le dopage de manière efficace», a-t-il toutefois reconnu, notant que le problème n’était cependant pas limité à la Russie mais touchait le monde entier. Il a en outre dénoncé le problème de la «politisation» de la lutte antidopage.

  • Affirmant qu’il souhaitait améliorer et développer les relations entre Moscou et Washington, le président russe s’est arrêté un instant sur les obstacles existants. «On voit que la composition du Congrès américain change, on peut donc s’attendre à ce que il y ait de nouvelles attaques contre le président. Je ne sais pas si on va pouvoir avoir un dialogue direct», a-t-il fait valoir.

    «Au sein du monde anglo-saxon, il y a un certain nombre de secousses tectoniques qui se produisent. Donald Trump a gagné mais certains ne veulent pas reconnaître cette victoire, c’est un manque de respect envers les électeurs américains. Ils font tout pour délégitimiser le président en exercice», a-t-il noté, dressant un parallèle avec le résultat du vote sur le Brexit en Grande-Bretagne, que beaucoup ne veulent pas respecter.

    «C’est un processus grave», a encore jugé le président russe.

  • «Est-ce que vous voulez dominer le monde ?», a demandé une journaliste du Wall Street Journal au président russe. «Vous savez très bien que les Etats-Unis dépensent plus de 700 milliards de dollars par an pour la défense. Pour les pays de l’OTAN, le budget est de 600 milliards. Nous sommes à 46. Vous croyez que c’est nous qui voulons diriger le monde?», a répliqué Vladimir Poutine.

    «Pour qu’il y ait une cohésion au sein d’un bloc, disons par exemple des pays de l’OTAN, il faut qu’il y ait une menace extérieure. Sinon cette cohésion ne se maintient pas», a poursuivi le président russe, dénonçant la «russophobie» qu’une telle logique entraînait.

  • Interrogé sur la «dédollarisation de l’économie russe», le président russe a noté que les transactions en dollar avaient légèrement diminué, selon les chiffres du FMI. Il a affirmé la volonté du gouvernement de favoriser les règlement en roubles qui est «fiable» et, à la différence du dollar, «n’entraîne aucun coût supplémentaire».

  • En juillet 2018, trois journalistes russes avaient été retrouvés morts dans une voiture criblée de balles en République centrafricaine. Commentant l’affaire, Vladimir Poutine a fermement condamné leur assassinat, considérant qu’il s’agissait d’une «tragédie».

    Il a précisé qu’ils s’y étaient rendus en tant que touristes, et non en leur qualité de journalistes. Selon les premières données révélées par l’enquête, ils auraient été tués par un groupe de militants locaux.

  • Un journaliste a demandé au président russe quand il se marierait. «En tant qu’honnête homme, je devrai un jour le faire», a répondu Vladimir Poutine dans un sourire.

  • Le président russe s’est exprimé à propos du Brexit, et de la crise que traverse le gouvernement britannique, qui peine à mener le processus à son terme.

    «Il y a eu un référendum. Les gens ont exprimé leur volonté, il faut respecter leur vote. Ou alors ce n’est pas un référendum», a-t-il déclaré. «Cela m’intéresse de voir quelles seront les critiques si le Brexit fait l’objet d’un nouveau référendum», a-t-il poursuivi avant de s’interroger : «C’est la démocratie ça ? Quel est le sens de la démocratie directe ?»

    Et de conclure : «Enfin c’est leur affaire, ce n’est pas la nôtre.»

  • Sur les Gilets jaunes, le président russe a estimé que l’augmentation des tarifs des carburants était un «détonateur» de l’ensemble des mécontentements. «Ce sont généralement des Français de souche qui manifestent», a-t-il poursuivi, soulignant qu’ils étaient soutenus par une large majorité de la population.

    «Le comportement des autorités est à mon avis très peu approprié», a-t-il poursuivi, s’interrogeant sur le choix du gouvernement français d’augmenter les taxes sur le carburant.

  • Vladimir Poutine est revenu sur les sanctions qui touchent les habitants de Crimée, dénonçant la logique occidentale sur la question. «Vous vous êtes l’objet de sanction, de limitation de visas, concernant les opérations financières, d’assurances, etc… Ceci concerne pratiquement tous les habitants de Crimée. Ils tombent sous le coup de sanctions. Non pas contre les dirigeants seulement mais contre tous les habitants de Crimée», a-t-il rappelé.

    «De l’extérieur, on parle d’annexion de la Crimée par la Russie. Qu’est que c’est que une annexion ? C’est une occupation manu militari. Si c’était une occupation manu militari, alors les habitants de Crimée n’y seraient pour rien», a poursuivi le président russe. «Pourquoi est-ce que les sanctions vous visent ?», s’est-il alors interrogé avant de répondre à sa propre question : «Si c’est à cause de votre vote, c’est qu’il faut reconnaître que le vote a eu lieu.»

  • «Nous progressons dans la voie du règlement politique», a expliqué le président russe concernant la situation en Syrie, soulignant les récentes avancées sur la mise en place d’un Comité constitutionnel dans le pays.

    Il a rappelé qu’en concertation avec le président Bachar el-Assad mais aussi la Turquie et l’Iran, une liste de personnes avaient été établie pour constituer ce Comité. «Nous avons présenté cette liste à l’ONU», a-t-il précisé, espérant que la situation pourrait avancer d’ici le début de l’année.

  • Sur la situation en Syrie, le président russe a tout d’abord déclaré qu’il était d’accord avec le président américain concernant la victoire sur Daech. «Nous avons procédé à des frappes décisives», a-t-il précisé.

    Il a toutefois signalé la menace que représentait le déplacement des combattants de l’Etat islamique dans d’autres régions et dans des pays voisins : «C’est un grand danger pour nous tous.»

    «Concernant le retrait des troupes américaines, je ne sais pas ce que cela implique. Les troupes américaines sont présentes en Afghanistan depuis 17 ans et chaque année, ils disent qu’ils vont quitter le pays, mais ils sont toujours là», a déclaré le président russe en référence à l’annonce de Donald Trump sur un retrait de ses troupes en Syrie.

    «Nous n’avons pas d’informations sur le retrait des américains de Syrie», a-t-il précisé.

  • Le président russe a souligné l’importance de la bonne entente entre la Russie et la Chine, dont la coopération est un «facteur de stabilité dans le monde». «Nous ne coopérons pas seulement dans le domaine économique mais aussi dans celui de la défense. Nous coopérons sur la scène internationale», a-t-il précisé, notant que cela rendait «le monde plus prévisible».

  • Interrogé sur les relations russo-japonaises, Vladimir Poutine a fait part de son inquiétude quant au déploiement d’un système balistique américain sur le territoire japonais, précisant que les questions de sécurité étaient extrêmement importantes dans le traité de paix avec Tokyo.

    La Russie ne se fait pas d’illusions sur la nature «défensive» des ces systèmes, qui travaillent de façon synchronisée avec les armes offensives, selon le président russe.

  • Le président russe a souligné la différence de traitement par la communauté internationale entre l’affaire Skripal et l’affaire Khashoggi. Notant que l’ex-agent double russe n’était pas mort, contrairement au journaliste saoudien, il a souligné que seule Moscou avait été visée par des sanctions. «L’objectif est de freiner autant que possible le développement de la Russie», a-t-il expliqué.

    «Nous sommes perçus comme un rival», a poursuivi le président russe, relancé sur le sujet des sanctions. Il a ajouté que la Russie avait du faire face à des sanctions «à travers son histoire». «La « russophobie politisée » est utilisée par l’Occident pour contenir la Russie en tant que concurrent sur la scène internationale», a-t-il analysé.

  • Sur la question de l’incident de Kertch en Crimée, Vladimir Poutine a répété qu’il s’agissait d’une «provocation», laissant entendre qu’elle avait principalement une visée électoraliste. «Porochenko a fait monter sa cote de popularité préélectorale au détriment des intérêts du pays, c’est un mauvais moyen. Les provocations sont toujours mauvaises, elles aggravent la situation», a-t-il affirmé.

    Le président russe a ajouté que Kiev avait envoyé des soldats ukrainiens dans le détroit «dans l’espoir qu’ils mourraient, mais Dieu merci, cela ne s’est pas produit». Il a précisé qu’ils avaient violé la frontière maritime russe et que, une fois l’enquête pénale terminée, il ne serait plus facile de savoir que faire des militaires détenus.

    «La tentative de résoudre des problèmes manu militari, que nous constatons de la part de Kiev depuis des années, est vouée à l’échec. C’est une impasse», a-t-il ajouté.

  • Concernant une course aux armements dénoncée par les Etats-Unis, le président russe a déclaré que la Russie avait certes obtenu un avantage grâce à de nouvelles armes, mais qu’il s’agissait en général de maintenir la parité.

    Il s’est par ailleurs inquiété du retrait de Washington du traité INF. «Il est difficile de dire ce qui va arriver», a-t-il déclaré, avant de revenir sur un éventuel conflit nucléaire. «Le danger d’un tel scénario dans le monde est occulté, alors que cela peut entraîner la disparition de la civilisation et même de la planète», a-t-il souligné.

  • «Pour la première fois depuis 2011, nous avons un excédent budgétaire», a noté le président russe, expliquant qu’il s’établissait à 2,1% du PIB. «En tant que pays producteur de pétrole, ne ne devons pas oublier que nous avons un déficit en matière d’hydrocarbure», a-t-il toutefois souligné.

  • Le président russe a commencé par donner des indicateurs économiques du pays, notant que le chômage avait baissé pour atteindre un niveau record de 4,8%, et que le PIB avait augmenté de 1,7% en 2018.

    Il ensuite pris la première question, qui porte sur la politique intérieure et les projets de dépenses publiques du gouvernement. Vladimir Poutine a expliqué que des fonds allaient être alloués pour des «projets d’envergure nationale».

    Des projets qui concernent les infrastructures du pays mais aussi d’autres domaines comme l’enseignement, la science, ou encore «le capital humain». «Sans capital humain nous ne pourrions pas développer notre économie», a soutenu le président russe.

  • Les journalistes attendent le début de la plus importante conférence de presse de l’année du président russe, qui devrait commencer d’un instant à l’autre. La durée de celle-ci est, comme toujours, l’objet de spéculation. La plus courte, en 2001, avait duré 95 minutes, alors que lors de la plus longue, en 2008, Vladimir Poutine avait répondu aux questions pendant 4 heures et 40 minutes.

Charlie D’Agata

@charliecbs

No one can predict what President might say. But we can predict it will be long. I think the longest was four hours 40 minutes.

Plus de 1 700 journalistes en provenance de la quasi-totalité des régions russes, d’Asie, d’Europe et d’Amérique ont été accrédités pour la traditionnelle conférence de presse de fin d’année du président russe, qui se tient au Centre international du commerce à Moscou. Il s’agit de la quatorzième pour Vladimir Poutine.

L’avancée vers une résolution politique du conflit en Syrie, d’où les Etats-Unis ont annoncé leur retrait, le regain des tensions avec Kiev suite à l’incident de Kertch en Crimée, le confrontation avec Washington qui menace de se retirer du traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaires, sont quelques uns des sujets sur lesquels le président russe devrait être interrogé.

Lire aussi : Traité nucléaire FNI : la Russie dénonce les accusations «sans fondement» des Etats-Unis

Source: RT France

 

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