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Le tribunal de Tokyo approuve la détention de l’ancien patron de Nissan, Ghosn, jusqu’au 1er janvier

(Photo prise le 21 décembre 2018, à partir d’un hélicoptère Kyodo News, montre le pavillon de détention de Tokyo où Carlos Ghosn, président déchu de Nissan Motor Co., est actuellement en garde à vue après son arrestation le 19 novembre pour inconduite financière.)

Un tribunal de Tokyo a approuvé dimanche la détention de Carlos Ghosn jusqu’au 1er janvier, après que l’ancien président de Nissan Motor Co. eut reçu un nouveau mandat d’arrêt il y a deux jours sur la base de nouvelles allégations.

Ghosn est maintenant soupçonné d’avoir des pertes massives d’investissements personnels chez le constructeur japonais.

L’émission vendredi du troisième mandat d’arrêt à l’encontre de Ghosn pour un prétendu abus de confiance aggravé a marqué un tournant décisif, le requérant étant sur le point d’être libéré sous caution du centre de détention de Tokyo où il est détenu depuis le 19 novembre.

Traduction : MIRASTNEWS

Source: Japannews.top

Un tribunal de Tokyo accepte la détention de 10 jours de l’ancien président de Nissan, Ghosn

Capture Carlos Ghosn 2

En cette photo du 12 mai 2016, Carlos Ghosn, président et chef de la direction de Nissan Motor Co., s’exprimera lors d’une conférence de presse à Yokohama, près de Tokyo. (Photo AP)

Un tribunal japonais a approuvé dimanche la demande des procureurs de maintenir en détention l’ex-président de Nissan, Carlos Ghosn, pendant encore 10 jours.

Le tribunal de district de Tokyo a déclaré que les procureurs seraient désormais autorisés à enquêter davantage sur sa troisième allégation d’abus de confiance pour avoir causé à Nissan une perte de 1,8 milliard de yens (16 millions de dollars) en 2008.

L’extension de dimanche permet aux procureurs de garder Ghosn au centre de détention de Tokyo jusqu’au jour du Nouvel An.

Ghosn et un autre dirigeant, Greg Kelly, ont été arrêtés le 19 novembre et accusés de sous-déclaration du revenu de Ghosn pour la période 2011-2015 d’environ 5 milliards de yens (44 millions de dollars). D’autres charges pour sous-déclaration supplémentaire de la paye de Ghosn d’environ 4 milliards de yens (36 millions de dollars) sont en attente.

La dernière allégation déposée vendredi ne concerne que Ghosn et intervient un jour après que le tribunal a rejeté la demande des procureurs de prolonger la détention de Ghosn et Kelly. La demande de caution de Kelly déposée vendredi par son avocat est toujours en attente et pourrait intervenir quelque temps après Noël.

Les procureurs allèguent qu’en 2007, Ghosn a transféré à Nissan une perte d’investissement privé de plus de 1,8 milliard de yens (16 millions de dollars) en manipulant un contrat « d’échange » non spécifié. Ghosn a également profité du transfert d’un total de 14,7 millions de dollars du constructeur automobile à une autre société pour en faire profiter le propriétaire de cette société, qui a contribué à la transaction, ont déclaré les procureurs. La télévision publique japonaise NHK a déclaré que le propriétaire de l’entreprise était une connaissance saoudienne de Ghosn qui avait fourni une garantie de crédit de plusieurs milliards de yens (millions de dollars).

Ghosn, selon son avocat, Motonari Ohtsuru, qui lui a rendu visite au centre de détention plus tôt dimanche, a démenti ces accusations, affirmant qu’il n’avait causé aucun dommage à Nissan, a rapporté NHK. Selon l’avocat, Ghosn aurait déclaré que son ami saoudien avait beaucoup contribué à la promotion des ventes de Nissan, notamment en faisant du lobbying auprès de la famille royale saoudienne, et que le paiement était destiné à son travail pour Nissan, et non à ses remerciements pour son investissement privé.

L’arrestation d’une icône de l’industrie a attiré l’attention de la communauté internationale. Les procureurs ont été critiqués pour avoir séparé la même allégation de violation de la loi sur les instruments financiers et les changes en tant que tactique visant à détenir plus longtemps Ghosn et Kelly. Ils disent que Kelly et Kelly sont des risques de fuite. Aucune date du jugement n’a été fixée.

La détention supplémentaire de 10 jours impose des restrictions de réunion, selon le tribunal. Ghosn n’a le droit de voir que ses avocats et les représentants de son ambassade en raison de son statut « arrêté de nouveau » dans la nouvelle allégation en vertu du code de procédure pénale japonais.

Le scandale a également soulevé des inquiétudes concernant le constructeur automobile japonais et l’avenir de son alliance avec le français Renault SA.

La chute de Ghosn est vue par certains comme une manœuvre par d’autres chez Nissan pour gagner du pouvoir dans l’alliance.

En 1999, Renault avait envoyé Ghosn redresser Nissan, alors au bord de la faillite, et il a mené son ascension jusqu’au deuxième plus grand constructeur automobile du monde.

Nissan a démis Ghosn en tant que président et Kelly en tant que directeur représentant depuis que les allégations ont été faites. Nissan a reporté une décision sur le remplacement de Ghosn.

THE ASSOCIATED PRESS

Traduction : MIRASTNEWS

Source: The Asahi Shimbun

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