A la Une

La CPI acquitte l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent GBAGBO et son ministre Charles Blé Goudé

© AFP 2018 Peter Dejong

Nous nous sommes profondément battus avec d’autres dès le départ pour démontrer l’innocence du président Gbagbo et la culpabilité de ses adversaires, responsables d’avoir déclenché une rébellion armée en Côte d’Ivoire deux ans seulement après son élection à la présidence de la République.

La présidence de la République fut bombardée par l’Armée française avec la bénédiction d’Alassane Ouattara, de Henri Konan Bédié ancien chef d’Etat et de l’ONU.

Quelques temps avant que la guerre s’étende dans tout le pays, son prédécesseur le général Robert Gueï fut tué de sang-froid dans des circonstances encore troubles. De nombreuses hypothèses sont avancées à ce sujet. S’agirait-il d’une action de l’ombre de la dite rébellion comme l’avancent certaines personnalités ou médias ?

Des milliers de morts ont été laissés sur le carreau par la crise ivoirienne entre 2002 et 2011, la justice internationale de la CPI ne s’étant intéressée à poursuivre que le camp Gbagbo, ayant laissé de côté le traitement juridique du camp des rebelles financé par dit-on l’actuel président Alassane Ouattara, selon les propos de chefs rebelles témoignant dans des vidéos.

Les rebelles responsables du déclenchement de la sale guerre, avaient malgré les négociations engagées par le pouvoir en place, ayant permis de nommer Guillaume Soro, chef des rebelles à la tête de la Primature, menèrent des coups bas avec la complicité de l’ONU, et particulièrement la France dirigée alors par l‘ancien président Nicolas SARKOZY, un des meneurs de la guerre ayant dévasté la Libye avec d’autres d’autres leaders occidentaux comme Barack OBAMA, David Cameron et ceux du Moyen-Orient.

Les rebelles auraient au passage dans leurs avancées profité pour piller l’établissement bancaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) installé à Bouaké, une ville restée de 2002 à l’élection présidentielle de fin 2010 sous le contrôle des Forces armées des forces nouvelles, ainsi que les agences de Korhogo et Man. La BCEAO avait perdu dans cette opération plus d’un millier de milliards (1138 milliards) de francs CFA avec l’aide de nombreux complices, selon certains médias.

Actuellement selon les médias internationaux (AFP, Sputnik News…) la Cour pénale internationale a acquitté mardi l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent GBAGBO, pour des griefs portés contre lui sur la vague de violences post-électorales, portant ainsi un coup à la face de ce tribunal qui juge les crimes de guerre à La Haye.

Les juges ont ordonné la libération de l’homme fort de la Côte d’Ivoire âgé de 73 ans dont près de 8 ans passés sous les geôles de la CPI, faisant de lui le premier chef d’État à être jugé devant la CPI, la justice internationale étant désormais en difficulté, ayant perdu sa crédibilité face à l’usage malfaisant de l’éthique judiciaire et la mauvaise application du droit international. La CPI a aussi demandé la libération de son ancien leader de la jeunesse, Charles Blé Goudé, âgé de 47 ans.

Gbagbo a été inculpé de crimes contre l’humanité après la mort de 3 000 personnes au cours de plusieurs mois d’affrontements dans ce pays basé en Afrique de l’Ouest, après avoir refusé d’accepter la « défaite » ayant suivi les élections présidentielles de fin 2010, la Cour constitutionnelle ivoirienne ayant reconnu sa victoire. D’autres parties avaient également soutenu qu’il les avait réellement remporté malgré les pressions de ses adversaires qui voulaient absolument s’emparer du pouvoir par tous les moyens.

Les procureurs ayant pris parti de ces derniers, avaient déclaré que Gbagbo s’était accroché au pouvoir « par tous les moyens » après avoir été battu de peu par son rival, alors que Laurent GBAGBO ne réclamaient que le recomptage des votes sortis des urnes.

Malgré tout ses adversaires ont refusé le recomptage sans justifications scientifiques, puisqu’un précédent s’était déroulé aux États-Unis d’Amérique où les bulletins furent recomptés pour départager George W. Bush et Al Gore, après contestation par le candidat démocrate devant la Cour suprême de Floride et devant la Cour suprême des États-Unis d’Amérique.

Cependant ne suivant pas la trace des procureurs, le juge en chef Cuno Tarfusser a déclaré que la CPI « a décidé à la majorité que l’accusation n’avait pas satisfait à la charge de la preuve à la norme requise ».

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont donc ainsi été acquittés de « toutes les accusations » portées injustement contre eux, le tribunal prenant ses responsabilités a aussitôt ordonné la libération immédiate des deux accusés. Dans quelle autre sauce les procureurs de La Haye qui ont convoqué une autre audience mercredi pourraient-ils tenter de cuisiner les juges pour les faire reculer à nouveau, afin d’empêcher les accusés de recouvrer la liberté, selon Fadi El Abdallah qui l’a déclaré à Sputnik ?

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

La première réaction de Simone Gbagbo après l’acquittement de Laurent Gbagbo et Blé Goudé

1 Trackback / Pingback

  1. L’affaire Gbagbo/Goudé, est-ce l’échec ou l’honneur de la CPI? – MIRASTNEWS

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :