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Londres détruit des preuves sur l’affaire Skripal – Chef des services de renseignement étrangers russes

© Sputnik / Alex McNaughton

L’ancien officier des services de renseignement russes Sergei Skripal et sa fille Yulia ont été retrouvés inconscients sur un banc d’un centre commercial de Salisbury le 4 mars. Londres a rapidement accusé le Kremlin d’avoir facilité la prétendue attaque aux armes chimiques sur les Skripals, tandis que Moscou a souligné que le Royaume-Uni n’avait encore présenté aucune preuve de la participation russe.

Le directeur des services de renseignements étrangers russes, Sergei Naryshkin, a déclaré que Londres détruisait les preuves liées à l’affaire Skripal.

«C’est une sale provocation de la part des autorités britanniques, car il est clair qu’elles tentent constamment de dissimuler les traces du crime commis et de détruire des preuves. Elles ont commencé à le faire au moment où l’incident a eu lieu. Garder le silence là où se trouvent actuellement nos citoyens, Yulia Skripal et son père. Pourquoi les cachent-ils?» A déclaré Naryshkin à la suite d’une demande de commentaire sur les sanctions à l’encontre de deux ressortissants russes pour leur rôle présumé dans l’affaire Skripal.

Début décembre, Naryshkin a déclaré que la vérité ne pouvait être découverte que par le biais d’une enquête professionnelle conjointe menée par la Russie et le Royaume-Uni, ajoutant que la partie britannique avait rejeté toutes les offres de la Russie visant à contribuer à l’enquête.

Selon lui, l’enquête britannique sur l’affaire Skripal ressemble actuellement à « une farce, une provocation ».

LIRE PLUS: Le Royaume-Uni fournit des preuves « extrêmement fragiles » dans une affaire d’empoisonnement à Skripal – Journo

Le 19 décembre, le département du Trésor des Etats-Unis d’Amérique a déclaré que Washington avait sanctionné les ressortissants russes Alexander Petrov et Ruslan Boshirov pour leur implication présumée dans l’attaque par l’agent nerveux sur les Skripals.

Un peu plus tôt, le projet britannique Bellingcat avait affirmé avoir identifié Boshirov comme étant le colonel du renseignement militaire russe Anatoliy Chepiga et laissé entendre que Petrov était en fait un médecin militaire, nommé Alexander Mishkin.

Pour sa part, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié la publication sur l’identité présumée des suspects de « fausses informations » visant à détourner l’attention du public de ce qui s’est passé à Salisbury.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré à son tour que le fait de savoir où se trouvent actuellement les Skripals prouve que le gouvernement et les services de renseignement britanniques ont « quelque chose à cacher » à ce sujet.

LIRE PLUS: L’affaire Skripal: quinze faits et quelques conclusions logiques

Le 4 mars, Sergei Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients sur un banc d’un centre commercial de Salisbury. Londres a déclaré qu’ils avaient été intoxiqués par un agent neurotoxique de qualité militaire. Londres a accusé Moscou d’avoir organisé l’attaque, affirmant que les ressortissants russes Alexander Petrov et Ruslan Boshirov étaient soupçonnés d’avoir exécuté l’intoxication, affirmant qu’ils travaillaient pour le service de renseignement russe GRU.

Cependant, Moscou a répété à maintes reprises que Londres n’avait fourni aucune preuve démontrant son rôle dans l’empoisonnement. Petrov et Boshirov, à leur tour, ont nié leur implication dans l’attaque lors d’un entretien avec le diffuseur RT. Ils ont déclaré avoir effectivement visité Salisbury au printemps, mais y sont arrivés à des fins touristiques, en notant qu’ils travaillaient dans l’industrie du fitness.

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Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

1 Comment on Londres détruit des preuves sur l’affaire Skripal – Chef des services de renseignement étrangers russes

  1. 15ansdemafia // 17 janvier 2019 à 18:34 // Réponse

    C’est l’oeuvre, non pas des services russes ou d’autres pays, mais bel et bien celle des « anciens des services », qui comme pour la France, échappent au contrôle de leur état. En France, c’est pareil et les morts se comptent par dizaine. Sauf que la France ne veut pas de publicité ou n’a aucun intérêt à le révéler. Dans le cas présent, cela sert des accusations diffamatoires que de soupçonner un pays commanditaire.

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