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La France préoccupée par la perte de sa « carte Trump » en Syrie

Une base militaire française. ©AFP

« Les hommes d’État français sont préoccupés par le retrait des troupes américaines de Syrie », a rapporté Le Figaro citant des responsables de haut rang qui avaient requis l’anonymat.

Selon le quotidien français, « cela fait beaucoup de temps que la France a perdu son influence politique en Syrie, et la décision du président américain Donald Trump de retirer ses troupes du pays pourrait porter un coup fatal aux capacités diplomatiques de Paris ».

« Si les Américains partent, nos forces terrestres seront obligées de les suivre. Les pays occidentaux risquent de perdre leur dernier atout dans le nord de la Syrie », a déclaré une source française au Figaro.

Depuis l’annonce de Donald Trump, les autorités françaises tentent de dissuader le président américain de se retirer de Syrie ou, du moins, de suspendre le retrait de ses troupes, selon le journal.

Paris a fourni toute une série de raisons pour faire annuler la décision surprise de Donald Trump : le risque d’une attaque à l’arme chimique, la protection de la milice kurde soutenue par les États-Unis, les prétendues tentatives de l’Iran de s’implanter en Syrie et la lutte contre Daech.

Une source proche du gouvernement français a affirmé que c’était le président Emmanuel Macron qui avait convaincu son allié américain de reporter le retrait des troupes US du sol syrien.

« En dépit de ces efforts, la France a perdu son influence au Moyen-Orient », suggère l’auteur de l’article. « Les objectifs que poursuit Paris en Syrie restent inchangés — lutte contre le terrorisme et règlement politique du conflit sans lequel la défaite de Daech semble impossible », ajoute Le Figaro.

« La victoire de Bachar al-Assad et des Russes ne suffit pas pour rétablir l’équilibre géostratégique et la paix entre les différentes communautés. De nouvelles élections et une nouvelle constitution sont essentielles. […] Nous devons faire face à la réalité : il y a des choses que nous ne pouvons pas faire et notre influence a été réduite. Après le retrait des Américains, nos capacités à contrôler la situation interne en Syrie seront extrêmement limitées », a déclaré une source proche du gouvernement français.

Selon Le Figaro, « la politique de Trump à l’égard de la Syrie était “prometteuse” : contrairement à son prédécesseur, Barack Obama, il n’a pas “abandonné ses alliés français au dernier moment”, mais il a ordonné deux séries de frappes aériennes en Syrie depuis son entrée en fonctions en 2017 ».

« Néanmoins, la France, en tant que l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, pourrait passer à l’acte concernant un accord de paix en Syrie », a déclaré Le Figaro.

De plus, la France reste le seul pays, à part la Russie, à entretenir des contacts avec toutes les parties en conflit dans la région.

« À un moment donné, Paris participera inévitablement au règlement », a déclaré un diplomate français au journal.

Le Figaro a toutefois noté que les perspectives diplomatiques de la France étaient plutôt sombres : la Russie, l’Iran et la Turquie avaient provoqué un « court-circuit » à l’ONU, privant Paris d’un effet de levier, tandis que la confiance en la partie américaine a été sapée.

« Et le fait que la politique américaine vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran devienne en même temps contradictoire et controversée n’empêchera probablement pas Donald Trump de quitter le Moyen-Orient un jour », a déclaré un autre diplomate français.

À la mi-décembre 2018, le président Trump a annoncé qu’il ordonnait un retrait complet et immédiat de ses troupes de Syrie, après avoir déclaré sa victoire sur Daech.

Bien qu’il n’ait pas fourni le calendrier exact du départ, cette annonce a suscité une vague de critiques de la part d’un certain nombre de responsables américains et étrangers.

La semaine dernière, son homologue français Emmanuel Macron a annoncé que la France maintiendrait sa présence militaire au Moyen-Orient dans le cadre de la coalition internationale tout au long de l’année 2019.

« Le retrait annoncé de notre allié américain ne devrait pas nous détourner de notre objectif stratégique : éradiquer Daech », a déclaré Macron.

La déclaration du président français intervient au lendemain d’un attentat à la bombe revendiqué par Daech, qui a coûté la vie à au moins 16 personnes, dont des militaires américains et des civils, à Manbij, en Syrie.

Source: Press TV

Sud syrien : la découverte d’armes US continue

Cette photo de l’AFP, prise le 5 novembre 2017, montre des armes qui auraient été saisies par l’armée syrienne au cours d’une opération militaire contre Daech dans l’est du pays

Des forces militaires russes dans le Sud syrien se sont emparées d’armes de fabrication américaine. Le journal en ligne Al-Masdar News a relaté à cet égard ce mardi 22 janvier les propos du représentant des forces armées russes, Valery Shkolnik.

Ce dernier a affirmé que des soldats russes avaient découvert un arsenal caché avec des armes antichars qui aurait été abandonnées par les terroristes dans la province de Deraa dans le sud de la Syrie.

« Ici, vous pouvez voir la cache d’armes qui a été découverte ces dernières 24 heures. Elle appartenait à des groupes armés illégaux qui avaient précédemment mené des attaques terroristes dans les provinces du sud de la Syrie, y compris la province de Deraa. »

Lire aussi : Syrie : Israël franchit le Rubicon russe

Selon ce militaire russe, les armes américaines découvertes dans la province de Deraa comprennent des grenades antichars, des lance-grenades, des grenades artisanales ainsi qu’un conteneur pour un missile antichar guidé TOW-2.

Toutes les armes trouvées seront détruites, ajoute la source.

Vers la fin décembre 2018, l’agence de presse officielle syrienne (SANA) a annoncé que toujours dans le sud du pays, plus précisément dans le Rif nord de la province de Quneïtra, l’armée syrienne avait découvert une « quantité énorme » d’armes, dont certaines ont été fabriquées en Israël et d’autres aux États-Unis.

L’armée syrienne a découvert cet important stock d’armes en parcourant les zones précédemment contrôlées par Hayat Tahrir al-Cham et leurs alliés près de la frontière israélienne.

Source: Press TV

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