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Les Etats-Unis d’Amérique vont renforcer la pression sur le Venezuela et Cuba pour qu’ils limitent la présence de la Russie et de la Chine dans la région

© REUTERS / Carlos Garcia Rawlins

Washington a lancé une campagne d’envergure pour chasser le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir réaffirmé son engagement à continuer de soutenir Juan Guaido, président autoproclamé par intérim du pays d’Amérique latine.

Les tentatives des Etats-Unis d’Amérique d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro marquent une nouvelle étape dans la mise en œuvre du plan de l’administration actuelle visant à renforcer le contrôle de la région et à freiner l’influence de la Russie et de la Chine dans la région, a rapporté le Wall Street Journal.

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Selon la source du journal, le gouvernement Trump a adopté une nouvelle stratégie vis-à-vis de l’Amérique latine et ne concerne pas seulement le Venezuela.

L’initié affirme que Cuba reviendra probablement sous les feux de la rampe, car c’est «un antagoniste qui domine l’attention des Etats-Unis d’Amérique dans la région depuis plus de 50 ans, ainsi que les récentes avancées de la Russie, de la Chine et de l’Iran».

Le WSJ a écrit que, même si Washington critiquait depuis longtemps Maduro et son prédécesseur, Hugo Chavez, de nombreux responsables de l’administration estimaient que Cuba présentait une menace plus grande du point de vue de la sécurité nationale.

Ces responsables auraient cité les opérations de renseignement menées par Cuba aux Etats-Unis d’Amérique et ses tentatives de faire avancer le programme anti-américain dans les pays voisins d’Amérique latine.

La publication précise en outre que l’administration Trump cherche à semer la discorde entre le Venezuela et Cuba et à provoquer « l’effondrement des régimes » dans les deux pays.

À la lumière des tentatives des Etats-Unis d’Amérique d’isoler La Havane et Caracas, les deux pays intensifient leurs contacts avec la Russie, la Chine et l’Iran, ce qui suscite l’indignation de Washington, note le WSJ.

L’éviction potentielle de Maduro au Venezuela aura probablement un impact immense sur la région dans son ensemble, et Cuba en particulier.

L’administration Trump a renversé la politique de l’ère Obama à l’égard de l’île, en imposant de facto un blocus économique à La Havane, qui dépend fortement du pétrole vénézuélien.

Gros risques

Selon le journal, cette nouvelle stratégie a été élaborée par Mauricio Claver-Carone, directeur principal de la division des affaires de l’hémisphère occidental du Conseil de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, tandis que le sénateur Marco Rubio et le membre du Congrès Mario Diaz-Balart ont considérablement influencé le plan.

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Le WSJ a ensuite affirmé qu’après le Venezuela et Cuba, les Etats-Unis d’Amérique se concentreraient sur le Nicaragua.

Mais la stratégie comporte de sérieux risques: si l’appui de Washington à l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, ne réussit pas à forcer Maduro à quitter son poste ou rompre les liens entre Caracas et La Havane, la situation au Venezuela pourrait se détériorer davantage, alors que les États-Unis d’Amérique seraient plongés dans la crise.

Un tel revers pourrait renforcer les positions de Pékin, Moscou et Téhéran dans la région, a indiqué le journal.

Dans le même temps, le WSJ laisse entendre qu’il est peu probable que les Etats-Unis d’Amérique associent d’autres pays à leurs activités contre Cuba: le Venezuela a longtemps été considéré comme un paria par de nombreux alliés des États-Unis d’Amérique; cependant, certains pays, dont le Canada et la France, s’intéressent au monde des affaires cubain.

Crise politique croissante au Venezuela

Le Venezuela traverse depuis quelques jours une crise présidentielle: le 23 janvier, le président de l’Assemblée nationale, dirigée par l’opposition, Juan Guaido, a contesté Maduro, légitimement élu, et s’est autoproclamé président par intérim du pays.

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Cette décision a été immédiatement reconnue par les États-Unis d’Amérique et une poignée de pays d’Amérique du Sud, le gouvernement Trump exhortant Maduro à se retirer et à accepter la présidence de Guaido comme un fait accompli.

Tandis que Maduro a accusé Washington d’avoir organisé un coup d’État dans le pays, les États-Unis d’Amérique ont décidé de renforcer la pression sur lui et ont annoncé qu’ils appliquaient des sanctions au PDVSA, géant national du pétrole et du gaz au Venezuela.

Washington a bloqué tous les actifs de PDVSA sous sa juridiction et gelé 7 milliards de dollars d’actifs de la société, ce qui a été qualifié de «vol» par les autorités vénézuéliennes, un «vol» accompli avec l’aide de «l’action perfide de l’opposition vénézuélienne».

Peu de temps après, les États-Unis d’Amérique ont certifié l’autorité de Guaido de contrôler certains actifs détenus par des banques assurées par les États-Unis d’Amérique, tandis que la Cour suprême du Venezuela a bloqué les comptes bancaires et les transactions financières du chef de l’opposition dans les limites de la juridiction du pays.

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Il a également interdit à Guaido de quitter le pays jusqu’à ce qu’une enquête sur ses activités soit terminée.

Pour sa part, le conseiller  à la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique, John Bolton, a mis en garde Caracas contre «de graves conséquences pour ceux qui tentent de renverser la démocratie et de nuire à Guaido».

Guaido a été reconnu par les principaux alliés des États-Unis d’Amérique, notamment le Canada et Israël, et par plus d’une douzaine de pays d’Amérique latine. Le Parlement européen envisage également de faire de même.

La Russie, l’Iran, la Turquie, la Chine, le Nicaragua, El Salvador et d’autres ont, à leur tour, réaffirmé leur soutien à Maduro en tant que seul président légitime du Venezuela.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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