A la Une

Gilets jaunes : un observateur de la Ligue des droits de l’homme blessé par un tir de la police ?

© PASCAL PAVANI Source: AFP
Y a-t-il eu une dérive policière à Toulouse lors de l’acte 12 ?

A Toulouse lors de l’acte 12 des Gilets jaunes, un membre de l’Observatoire toulousain des pratiques policières (OPP) a été blessé. La préfecture dément que la cause de la blessure soit un tir des forces de l’ordre, ce qu’affirme l’OPP.

Peu après l’acte 12 de la mobilisation des Gilets jaunes, le 2 février, l’Observatoire toulousain des pratiques policières (OPP) a annoncé qu’un de ses membres avait été blessé à la tête par un projectile lors de la manifestation dans la ville rose. L’individu, membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de l’OPP, n’aurait été qu’observateur de la mobilisation. Selon l’OPP, dans un communiqué, la cause de la blessure serait due à un «projectile tiré par les policiers».

L’OPP dénonce l’utilisation «disproportionnée et aveugle des armes de guerre» que possède la police, soulignant que l’observateur blessé était facilement identifiable à sa «chasuble jaune et bleu». Toujours d’après l’OPP, l’homme aurait été pris en charge «par une équipe de street medic et évacué par les pompiers vers l’hôpital».

David Dufresne

@davduf

allo @Place_Beauvau – c’est pour un signalement – 383 (précisions)@Jerome_Dupeyrat blessé pendant mission d’observation par tir tendu lacrymogène ou plot grenade désencerclement.

10 points de suture

Toulouse,

Source : @LDHtoulouse @syndicatavocats @policieres

Interrogée par France 3, Marie Toutsou, membre de la Ligue des droits de l’Homme, assure que la victime portait un casque mais qu’elle a dû tout de même recevoir «plusieurs points de suture».

«Jérôme a une blessure sérieuse. Il a reçu samedi soir [2 février] une dizaine de points de suture à la tête et il aura une cicatrice à vie», affirme à l’AFP Julien Brel, membre du syndicat des avocats de France (SAF) et de l’OPP.

En revanche, le sous-préfet de permanence, interrogée par l’AFP, se veut mesuré : «Rien ne démontre, en l’état des informations dont nous disposons, le lien entre la blessure [de cet observateur] et l’action des forces de l’ordre.»

L’OPP signale toutefois que lors de l’acte 12 de la mobilisation à Toulouse, la douzaine d’observateurs répartis en trois équipes «avaient constaté un usage disproportionné de lacrymogène», «quelques tirs de LBD» et «à plusieurs reprises des tirs tendus réalisés par les policiers visant notamment des manifestants qui cherchaient à rejoindre la tête de la manifestation».

L’OPP a été fondé à Toulouse en 2017 par la Ligue des droits de l’homme (LDH), la fondation Copernic et le syndicat des avocats de France (SAF).

Lire aussi : Une association policière lance l’alerte : «Les grenades sont dangereuses, nos LBD sont dangereux»

Source: RT France

59 avocats disent leurs quatre vérités sur le traitement judiciaire des Gilets jaunes

© AFP 2018 Valery HACHE

59 avocats ont confié dans une tribune publiée sur franceinfo les difficultés auxquelles ils devaient faire face en exerçant correctement les droits de la défense dans les dossiers de nombreux Gilets jaunes.

Dans une tribune publiée le 2 février, sur franceinfo, 59 avocats mettent en garde contre «les dérives» qu’ils ont pu constater dans le traitement des dossiers des Gilets jaunes depuis le début du mouvement et pointent du doigt des «atteintes aux droits individuels et aux libertés publiques dans notre pays».

«Par la présente tribune, nous, avocats signataires, entendons alerter quant au danger que constituent ces procédures faites souvent dans l’urgence et visant principalement à gonfler, souvent de manière artificielle, des chiffres qui seront annoncés par le ministère de l’Intérieur», indiquent-ils en guise de préambule.

Ainsi, les avocats ont pu constater «la violation délibérée des droits de manifestants par des expulsions et délogements totalement illicites et en ayant recours à la force publique».

«Pire encore, tant dans le cadre des auditions libres que durant les gardes à vue, nombre de Gilets jaunes indiquent que des enquêteurs les ont dissuadés du recours à l’assistance d’un avocat en arguant que si l’avocat intervenait, ils seraient remis en liberté beaucoup plus tardivement», fustigent-ils.

Compte tenu de la rapidité du traitement de tels dossiers, les avocats y voient entre autres «le désir des pouvoirs exécutifs de donner une réponse forte».

D’autre part, poursuivent-ils, «les procédures relatives à de présumées violences policières ne font pas l’objet de la même célérité d’enquête ou de poursuites».

«Enfin, à l’instar de plusieurs parlementaires, nous sommes particulièrement inquiets quant au projet de loi actuellement en discussion dit « anti-casseur » qui nous semble contraire à nombre de principes fondamentaux», concluent-ils.

Afin de rendre hommage aux manifestants blessés, des Gilets jaunes se sont rassemblés ce samedi 2 février pour leur acte 12 partout en France. À l’approche du douzième weekend de mobilisation, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait promis un dispositif de sécurité «puissant» avec près de 80.000 unités mobiles déployées sur l’ensemble du territoire.

Source: Sputnik News – France

Rassemblement de femmes Gilets jaunes : «Jamais je n’aurais cru vivre autant de souffrances en 2019»

© GUILLAUME SOUVANT / AFP
Une femme Gilet jaune manifestant le samedi 2 février lors de l’acte 11 du mouvement à Tours (image d’illustration).

Dans la continuité des actes hebdomadaires des Gilets jaunes, des militantes se sont rassemblées à Paris et dans plusieurs villes pour se faire entendre. L’une explique que beaucoup de femmes n’osent pas venir les samedis à cause de la répression.

Au lendemain de l’acte 12 de la mobilisation, le 3 février, des femmes Gilets jaunes se sont rassemblées pour la troisième semaine consécutive à Paris. Leur cortège s’est élancé de la place Blanche.

Lire aussi : Tensions avec les forces de l’ordre, drapeau de l’UE brûlé : l’acte 12 des Gilets jaunes en images

Au micro de RT France, Natalia, une manifestante grimée en Marianne, s’est livrée.

«C’est important aussi que nous les femmes, les mères de la France, on soit là [pour soutenir les Gilets jaunes]», explique-t-elle, ajoutant également marcher «en soutien aux victimes» du mouvement. «Nous sommes pacifiques et on nous attaque», affirme-t-elle.

«Jamais je n’aurais cru, en 2019, vivre autant de souffrances, voir la misère sociale, voir les gens dehors et voir un gouvernement qui nous tourne le dos», confie-t-elle encore.

Auteur: RT France

«Moins on va être entendus, plus y aura de monde dans la rue», explique pour sa part Céline, Gilet jaune à RT France.

Une autre manifestante, Naïma, livre les raisons d’une marche qu’elle a contribué à organiser : «Il y a plein de femmes qui n’osent pas venir le samedi, suite à la répression policière.» Et de poursuivre : «On a pas plus de revendications que les Gilets jaunes, nous ce qu’on veut c’est le RIC [référendum d’initiative citoyenne]. Pour avoir toutes les revendications qu’on veut, il faut qu’on ait le RIC.»

Auteur: RT France

Plusieurs militants masculins du mouvement, comme Jérôme Rodrigues – gravement blessé à l’œil lors de l’acte 11 du mouvement – ou le chanteur Francis Lalanne étaient présents lors de ce rassemblement.

Des rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes de France, comme Avignon ou Millau.

Lire aussi : Gilets jaunes : un observateur de la Ligue des droits de l’homme blessé par un tir de la police ?

Source: RT France

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :