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L’Iran dévoile un missile à longue portée à l’anniversaire de la révolution

Agence de presse Tasnim / Reuters
Le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami, à droite, prend la parole lors de la cérémonie de dévoilement d’un nouveau missile de croisière à Téhéran samedi.

DUBAÏ (Reuters) – L’Iran a présenté samedi un nouveau missile de croisière d’une portée de 1 300 kilomètres lors des célébrations marquant l’anniversaire de la révolution islamique de 1979, a annoncé la télévision d’Etat.

L’Iran a élargi son programme de missiles, notamment ses missiles balistiques, en dépit de l’opposition des Etats-Unis d’Amérique et des préoccupations exprimées par les pays européens. Téhéran dit que le programme est purement défensif.

Plus tard samedi, un haut commandant des gardiens de la révolution a suggéré que la pression des pays européens pour des pourparlers sur la limitation du développement des missiles balistiques iraniens pourrait inciter Téhéran à l’étendre au-delà des limites actuelles.

Lors de la cérémonie de dévoilement, le ministre de la Défense, Amir Hatami, a déclaré: « Ce missile de croisière a besoin de très peu de temps pour se préparer et peut voler à basse altitude. »

Le missile sol-sol, appelé Hoveizeh, provient de la famille des missiles de croisière Soumar, que l’Iran a ajouté à son arsenal en 2015, a déclaré Hatami.

Les experts occidentaux affirment que l’Iran exagère souvent ses capacités en armement, bien que ses missiles balistiques à longue portée suscitent des inquiétudes.

Amirali Hajizadeh, chef de la division aérospatiale de la Garde révolutionnaire, a déclaré que l’Iran avait surmonté les problèmes initiaux rencontrés dans la production de moteurs à réaction pour missiles de croisière et pouvait désormais fabriquer une gamme complète d’armes.

Le site Web du ministère de la Défense contenait une vidéo non datée montrant prétendument que le Hoveizeh était en train d’être viré à l’aide d’un lanceur mobile. Hatami aurait déclaré que le missile avait réussi à toucher des cibles à une distance de 1 200 kilomètres.

Depuis son consentement sur un accord nucléaire en 2015 avec les puissances mondiales, l’Iran a étendu son programme de missiles malgré les avertissements des États-Unis d’Amérique.

En janvier, il a tenté de lancer un satellite dans l’espace, qu’il a dit avoir échoué. Ce lancement faisait suite à un avertissement lancé par les États-Unis d’Amérique à l’Iran de ne pas entreprendre trois lancements de roquettes prévus qui, selon Washington, violeraient une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La résolution, qui consacrait l’accord nucléaire iranien, appelait Téhéran à s’abstenir de travailler pendant huit ans sur les missiles balistiques destinés à la fourniture d’armes nucléaires.

L’Iran dit que ses essais de missiles ne sont pas en violation de la résolution et nie que ses missiles soient capables de transporter des ogives nucléaires.

Le général de brigade Hossein Salami, chef adjoint de l’élite des Gardiens de la révolution, a réitéré le rejet par l’Iran de toute discussion sur son programme de missiles, en réponse à une demande de la France et d’autres pays européens, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Fars.

La France a déclaré le mois dernier qu’elle était prête à imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si aucun progrès n’était réalisé dans les discussions sur les missiles, décrits par Téhéran comme défensifs mais considérés à l’Ouest comme un facteur de déstabilisation dans une région instable.

Salami a déclaré que la décision de l’Iran de limiter la portée et le nombre de ses missiles balistiques était basée sur sa stratégie actuelle, qui pourrait changer en fonction des circonstances.

« Si aujourd’hui les Européens ou d’autres tentent de comploter et de poursuivre le désarmement antimissile de l’Iran, nous serons obligés de recourir à un saut stratégique », a déclaré au quotidien Fars a cité Salami comme déclarant, une menace apparente que l’Iran pourrait chercher à augmenter la portée ou le nombre de missiles.

La semaine dernière, l’Iran a rejeté la pression de la France en faveur de négociations, mais a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’augmenter la portée de ses armes.

Le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump a annulé l’accord sur le nucléaire iranien l’année dernière et réimposé les sanctions qui avaient été levées en vertu du pacte en contrepartie de la réduction du programme nucléaire de Téhéran.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : The Japan News

Le tir d’essai du missile de croisière Hoveyzeh, le 2 février 2019. ©Tasnim

Un site web israélien considère le test du missile iranien Hoveyzeh comme étant une « réaction » au test du système antimissile d’Israël Arrow 3, soulignant que ni Israël ni les États-Unis ne pourraient intercepter le missile Hoveyzeh.

Le site web DEBKAfile, proche du renseignement israélien, a reconnu les capacités défensives de l’Iran suite au dévoilement du nouveau missile Hoveyzeh.

« Le nouveau missile iranien, ayant une portée de 1 350 kilomètres, s’appelle Hoveyzeh. Il a été dévoilé et testé le samedi 2 février en présence du ministre de la Défense Amir Hatami. Il s’agit de la réaction des Iraniens au test réussi du missile américano-israélien Arrow 3, le 22 janvier », écrit DEBKAfile.

Le site web israélien évoque ensuite les missiles de fabrication iranienne Fajr-5 et Fateh-100 et les qualifie d’un « acquis » pour l’Iran dans le domaine de la fabrication des missiles de moyenne portée.

« L’Iran, en testant Fajr-5, Fateh-100 et Hoveyzeh, met en évidence son objectif de fabriquer des missiles capables d’atteindre des cibles à l’extérieur de l’atmosphère, sur lesquels travaillent actuellement le secteur de la recherche du ministère israélien de la Défense [ministère israélien des Affaires militaires, NDLR] et l’Agence américaine de défense antimissile. La République islamique d’Iran a réussi à fabriquer les missiles qui sont en mesure d’atteindre des cibles sans être détectés par les radars en volant à une basse altitude. C’est une menace à laquelle ni Tel-Aviv ni Washington ne pourra répondre et c’est ce dont l’Iran et bel et bien conscient. Nos experts militaires disent qu’aucune méthode efficace n’existe actuellement dans le monde pour intercepter les missiles de croisière avant qu’ils n’atteignent leur cible à moins qu’ils aient une courte portée. Les missiles de croisière ont la capacité de survoler les montagnes ou les vallées et contournent ainsi les systèmes antimissiles. Cela dit, le test couronné de succès du missile de croisière Hoveyzeh est d’une grande importance bien que l’Occident tente de minimiser l’événement », indique DEBKAfile.

LIRE PLUS: Défense : Hoveyzeh, le nouveau missile de croisière iranien

Le site web rappelle son rapport de septembre 2017, au moment où le général de brigade Hatami avait été désigné ministre iranien de la Défense.

« Nous l’avons présenté comme un officiel qui s’intéresse au développement des missiles de croisière et des missiles balistiques et qui est un grand partisan du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods. Le missile Hoveyzeh pourrait se révéler une arme puissante entre les mains du général Soleimani », rapporte DEBKAfile.

À l’approche du 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique en Iran, le ministre iranien de la Défense ainsi que le commandant en chef des forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont dévoilé, lors d’une cérémonie diffusée en direct par les médias, l’une des dernières composantes de l’arsenal balistique iranien, le missile Hoveyzeh. Il s’agit d’un missile de croisière de longue portée qui va être prochainement livré aux forces aérospatiales du CGRI. Cet engin, ce sont les techniciens de l’industrie de défense iranienne, placée sous commandement de l’armée, qui l’ont conçu et optimisé. Ayant une portée de 1 300 km, le missile « Hoveyzeh » est une version optimisée du missile iranien « Soumar ».

Lors de la cérémonie du dévoilement, le général Hatami a affirmé que le missile était un engin de longue portée, conçu pour des frappes visant des « cibles terrestres ». « C’est un missile de croisière sol-sol de très haute précision dont la phase de test pour la portée de 1 250 km a été couronnée de succès. La durée de tir est particulièrement réduite et l’engin survole le sol à basse altitude et a la capacité de détruire une gamme diverse de cibles. Sa capacité de destruction est particulièrement importante et il est surtout furtif, ce qui lui confère la capacité de détruire ses cibles en toute circonstance », a affirmé le général avant de préciser que l’Iran ne négocierait à aucun prix sa puissance défensive, quelle que soit la partie qui le réclamerait.

Source: Press TV

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