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Vive Poutine! Les manifestants de l’opposition haïtienne brûlent le drapeau des Etats-Unis d’Amérique et exigent une intervention de la Russie

Un manifestant à Port-au-Prince tenant une photo du président russe Vladimir Poutine © AFP / Hector Retamal

Alors que l’État caribéen le plus pauvre s’engouffre dans le chaos causé par la corruption de ses élites, des manifestants dans les rues appellent à l’aide d’un homme qui n’a jamais mis les pieds dans le pays – Vladimir Poutine.

« A bas les Américains, vive Poutine! », ont scandé vendredi environ 200 manifestants dans la capitale, Port-au-Prince, certains brandissant des impressions avec le visage du président russe.

Les manifestants ont incendié le drapeau des Etats-Unis d’Amérique pour critiquer les liens entre Washington et le gouvernement impopulaire du président Jovenel Moise. Ils ont appelé Moise, élue en 2016, une marionnette installée par les États-Unis d’Amérique, qui survit en raison de la réticence des Etats-Unis d’Amérique à exercer des pressions internationales.

Bronson, un manifestant haïtien, brûle le drapeau des Etats-Unis d’Amérique le 15 février. © AFP / Hector Retamal

«Cela symbolise un divorce complet des Américains. Nous avons suffisamment souffert de leur occupation, cela ne peut pas continuer », a déclaré à l’AFP le manifestant qui a incendié le drapeau en se faisant appeler Bronson.

Les Etats-Unis d’Amérique font pression sur le Venezuela… mais restent muets sur l’agitation anti-gouvernement haïtienne

Venant d’un pays fermement établi dans la sphère d’influence de Washington, Bronson a lancé un appel ultime aux puissances lointaines, même s’il présente un intérêt quelconque pour les étrangers.

« Nous demandons à la Russie, au Venezuela et à la Chine de jeter un regard sur la misère dans laquelle nous vivons ici », a imploré Bronson.

Pillage et affrontements meurtriers

Il est tentant de traiter la manifestation à petite échelle comme un spectacle cocasse excentrique, mais cette manifestation a permis d’attirer l’attention de la communauté internationale sur une crise en spirale qui n’a rien de drôle.

Un policier ouvre le feu sur la foule à Port-au-Prince © AFP / Hector Retamal

Depuis le 7 février, Port-au-Prince, une construction basse mais densément peuplée, qui n’a toujours pas récupéré du séisme dévastateur de 2010, a été secouée par des manifestations éclair quasi constantes réclamant la démission du gouvernement.

Des barricades ont bloqué des routes clés et des entreprises privées et des institutions publiques telles que des écoles ont fonctionné de manière intermittente. Alors que les réserves de nourriture, d’eau potable et de carburant ont diminué, le pillage est devenu monnaie courante.

Un manifestant arbore un drapeau russe et chante un slogan en faveur de Poutine © AFP / Hector Retamal

La police a utilisé à plusieurs reprises des gaz lacrymogènes et des munitions pour disperser des manifestants, dont la résidence du président est l’une des cibles, aux côtés des ambassades internationales. Au moins six personnes sont mortes lors d’affrontements. Les principaux pays occidentaux ont dit à leurs citoyens de partir, tandis que plus de 100 touristes canadiens ont dû être évacués d’urgence.

Charité volée

La crise a été déclenchée par des révélations de détournements qui ont duré des années, entraînant des pertes de 2 milliards de dollars provenant du programme pétrolier à rabais mis au point par le Venezuela, développé pour la nation insulaire à la suite du séisme, qui a tué plus de 100 000 personnes. Par conséquent, son identité entre les puissances les plus évidentes, bien que peut-être la seule nation de la région à connaître une crise de la rue encore plus grave, est difficilement en mesure de surveiller les responsables haïtiens.

Quoi qu’il en soit, cette somme est dérisoire par rapport aux normes internationales – les États-Unis d’Amérique dépensent environ 2 milliards de dollars de son budget de défense toutes les 24 heures – elle est importante dans un pays où près des deux tiers des 11 millions d’habitants vivent avec moins de 2,50 dollars par jour.

Moise, le plus proche, et Ceant rigolent lors de la cérémonie d’inauguration en septembre dernier © Reuters / Andres Martinez Casares

Après une semaine de silence frappant, Moise et le Premier ministre Jean Henry Ceant ont pris la parole devant le public. Dans un discours diffusé ce week-end, Ceant a reproché aux problèmes à long terme l’inégalité, la mauvaise gouvernance et la corruption, mais a exhorté les manifestants à éviter la violence, et a notamment condamné l’incendie du drapeau des Etats-Unis d’Apmérique.

Haïti appelle un responsable des Etats-Unis d’Amérique à expliquer la remarque ‘S*** hole’ de Trump – rapport

Mais savoir si cela sera suffisant pour obtenir un soutien réel plutôt que des paroles de soutien de Washington au gouvernement aux prises avec le gouvernement assiégé – Trump a énuméré de manière célèbre Haïti sur sa liste présumée de « pays de désarroi » – est moins clair. Les États-Unis d’Amérique ont fourni une aide précieuse et un refuge aux réfugiés en 2010, mais ont peu intérêt à financer un allié distinctement non stratégique disposant de peu de ressources précieuses. Pendant ce temps, l’économie reste totalement dépendante des exportations vers les Etats-Unis d’Amérique – qui représentent 90% du total – et les envois de fonds en provenance d’Amérique représentent une part importante du PIB.

Les Haïtiens font la queue pour faire le plein d’essence à Port-au-Prince samedi © AFP / Ivan Alvarado

Ainsi, malgré tous les signaux SOS sincères de Moscou et de Pékin, qui ont des opportunités moins conflictuelles plus proches de leur porte, le sort d’Haïti pour le meilleur ou pour le pire demeurera lié à celui des Etats-Unis d’Amérique.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

Ils arrêtent des étrangers transportant des armes et des munitions en Haïti

Les suspects, principalement de nationalité américaine, voyageaient dans deux véhicules sans permis.

Les détenus disposaient de six mitrailleuses, de sept pistolets, de téléphones satellites, de gilets pare-balles, de plusieurs plaques d’immatriculation et d’autre matériel de guerre.

Dimanche soir, des agents de la Police nationale haïtienne (PNH) ont arrêté sept étrangers et un Haïtien qui ont été transportés dans deux véhicules sans permis transportant une quantité importante d’armes à feu, de munitions et de matériel de communication non déclarés.

Les détenus, dont l’identité a été publiée par la Direction centrale de la police judiciaire et le Sous-comité de Port-au-Prince, capitale du pays, portaient six mitrailleuses, sept pistolets, des téléphones satellites, des gilets pare-balles, plusieurs plaques d’immatriculation et autre matériel de guerre.

Le citoyen haïtien Michael Estera était avec les Américains Kent Kroeker, Burton Talon, Christopher Osman, Dustin Porter et le citoyen des Etats-Unis d’Amérique serbe, Danilo Bagajić et Vlad Jankovic, ainsi qu’un autre étranger.

Frantz Duval, journaliste au journal Le Nouvelliste, rapporte sur son compte Twitter: « 8 hommes lourdement armés, 7 étrangers et un Haïtien, ont été arrêtés par la PNH le dimanche 17 février. Leurs armes automatiques, leurs moyens de communication et leurs véhicules ont été saisis, pour le moment, ils sont au Commissariat de Port-au-Prince. »

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : teleSUR

Facebook bloque des pages liées à RT comptabilisant des millions d’abonnés (VIDEO)

© RT
Plusieurs pages Facebook liées à RT ont été bloquées par le réseau social.

Après des pseudo-révélations de CNN sur leur financement, des pages spécialisées dans les vidéos virales ont été bloquées par le réseau social. Celui-ci leur reproche un manque de transparence. Pourtant, ni la BBC, ni Al-Jazeera, n’ont été inquiétés.

Facebook a décidé le 15 février de bloquer, en raison de leur lien avec le groupe RT, les pages de SoapboxBack Then, In The Now et Waste-Ed sur le réseau social. Spécialisées dans les vidéos virales, celles-ci totalisaient jusque-là des dizaines de millions de vues, et plusieurs millions d’abonnés pour l’une d’elles. Ce 18 février, ces pages étaient toujours inaccessibles, Facebook ayant exigé que ces pages mentionnent leur lien avec leurs «affiliations russes». Dans le viseur, la structure Maffick Media (dont Ruptly, agence vidéo de RT, est actionnaire), basée en Allemagne, et qui gère les trois pages bannies.

Les comptes ont été suspendus peu après que CNN a diffusé à l’antenne un sujet censé présenter des révélations au sujet des financements de Maffick Media, qui sont pourtant accessibles à tout un chacun. «Le Kremlin finance des vidéos virales destinées aux millenials [personnes nées autour de l’an 2000]», accusait CNN.

«Les personnes se connectant à des pages ne devraient pas être trompées sur qui est derrière […] Nous allons continuer à nous améliorer afin que les gens aient plus d’informations sur les pages qu’ils suivent», a fait savoir Facebook, dans un communiqué cité par CNN.

Auteur: RT France

Face au blocage de ces pages, sans démarche préalable de Facebook auprès du groupe intéressé, Maffick Media a réagi à ces énièmes accusations d’ingérence russe dans la vie politique américaine en rappelant que sa structure était éditorialement indépendante. «Nous n’avons violé aucune des règles d’utilisation de Facebook. Aucun contenu ne relaie de désinformation ou de fake news», explique le groupe dans un communiqué.

La rédactrice en chef monde de RT, Margarita Simonian a pour sa part déploré une forme de censure. «Nous avions un projet secondaire en anglais, In the Now. Le projet avait du succès : 2,5 milliards de vues et 4 millions d’abonnés rien que sur Facebook», a-t-elle rappelé sur Twitter ce même jour. «Facebook nous a immédiatement bloqué ! Sans fournir aucune accusation», a-t-elle ajouté, précisant que les pages n’avaient «enfreint aucune règle».

Révélations ou financement transparent ?

D’où parlent les médias français ? Leurs propriétaires en question

Et pour cause, comme l’écrit Maffick Media dans son communiqué, Facebook n’a jamais exigé de médias étrangers tels que la BBC (financée par le Royaume-Uni) ou AJ+ (basée au Qatar), qu’ils spécifient leur source de financement. «[Comme ces dernières], nous n’avons pas posté de détails de financement sur nos pages Facebook […] Pourtant, ce vendredi 15 février, Facebook s’est emparé de nos pages […] Pourquoi uniquement nous ? Une raison et une raison simple : le gouvernement qui nous aide à financer notre société est la Russie», déplore la société.

Un financement qui est par ailleurs purement transparent comme le prouve… le reportage de CNN. C’est en effet sur une base de données commerciale disponible en ligne que la chaîne américaine s’est procuré les documents censés «révéler» que le groupe était la propriété de Ruptly à hauteur de 51%. Les 49% restant appartiennent à Anissa Naouai, journaliste américaine d’origine tunisienne et directrice générale de Maffick Media. Avant de lancer son projet indépendant, Anissa Naouai avait fondé l’émission In The Now, qui était diffusée par RT International, et dont la page Facebook a elle aussi été suspendue. La journaliste, qui travaillait auparavant pour RT en tant que reporter et présentatrice, a précisé que Maffick Media n’employait des salariés qu’à Berlin et faisait appel à des Américains en tant que pigistes.

Auteur: RT France

«Discrimination sans précédent»

Cette dernière a d’ailleurs réagi dans un message publié sur le réseau social : «[CNN] affirme maintenant que Facebook nous imposera d’afficher un avertissement sur notre financement. C’est une discrimination sans précédent puisque Facebook n’impose cela à AUCUNE autre page.»

Mais pour CNN, rien n’y fait : «Une grande partie de [son] contenu semblait parfaitement aligné sur la propagande provenant du Kremlin.» En d’autres termes, la ligne éditoriale des vidéos ne reflétait pas la vision des médias mainstream américains.

Rania Khalek, présentatrice de Soapbox (l’une des émissions que gérait Maffick Media) : «Si je m’oppose à une guerre américaine, cela signifie-t-il automatiquement que je vais être accusée d’être alignée sur le Kremlin ? Avec cette hystérie [autour] de la Russie que nous vivons en ce moment, je pense que c’est une tactique maccarthyste très, très dangereuse de commencer à dire que les points de vue de gauche, les points de vue anti-guerre, sont uniquement les sujets de discussion du gouvernement du Kremlin.»

Une situation «inacceptable», réagit Moscou

La diplomatie russe s’est elle aussi indignée du traitement «inacceptable» réservée selon elle aux comptes Facebook liés à RT. «Il est évident que cette tendance à la censure en ligne ne cesse de s’accélérer malgré les appels répétés de l’Occident à la liberté dans le domaine numérique et de l’information», a ainsi déclaré dans un communiqué le Département de l’information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères.

«Nous considérons comme inacceptable la situation où l’administration de Facebook bloque les comptes de manière autoritaire et non transparente», a ajouté la même source en appelant le représentant de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et «les structures internationales spécialisées» à réagir.

Lire aussi : Sputnik dénonce une censure «politique» de Facebook après son ménage sur le réseau

Source: RT France

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