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Nur Bekri, ancien chef de l’énergie chinoise, accusé de «corruption de type familial» et de «vie somptueuse»

Nur Bekri, avant gauche, avec le vice-Premier ministre Han Zheng, troisième à gauche, à Moscou, en Russie, l’année dernière. Bekri, l’ancien chef de l’agence de planification énergétique chinoise, a été expulsé du parti communiste au pouvoir et démis de ses fonctions, a annoncé samedi la commission de discipline chinoise. Photo: Xinhua
  • Bekri a été expulsé du Parti communiste et son affaire sera transmise aux procureurs pour complément d’enquête.

La Chine a expulsé l’un de ses plus hauts responsables de l’ethnie ouïgoure du Parti communiste, a déclaré samedi un organe de surveillance anti-corruption, accusant l’ancien chef du groupe de l’énergie d’avoir abusé de sa position pour mener une « vie somptueuse ».

Nur Bekri, qui a fait l’objet d’une enquête en septembre dernier et a été démis de ses fonctions un mois plus tard, s’est livré à une « corruption de type familial », acceptant illégalement des biens directement ou par l’intermédiaire de ses proches, a annoncé la Commission centrale de contrôle de la discipline dans un communiqué.

L’agence chinoise anti-corruption a déclaré que les enquêtes révélaient que Bekri – qualifié de « cupide et corrompu » par le chien de garde – avait exigé des voitures de luxe pour ses proches, pris part à de somptueux banquets, accepté les cadeaux coûteux de ceux qui cherchaient des faveurs et mené une « vie somptueuse ». En violation des principes du Parti communiste.

Il a également été accusé de pouvoir commercial pour le sexe.

Bekr avec le ministre suédois de l’énergie, Ibrahim Baylan, à Stockholm. Photo: AP

Il a été expulsé du parti et son affaire sera transmise aux procureurs pour complément d’enquête, ajoute le communiqué.

Bekri a gravi les échelons dans son Xinjiang natal, avant d’être nommé secrétaire adjoint du parti et président du gouvernement dans la région de l’extrême Ouest du pays, avant d’être nommé à la tête de l’administration chinoise de l’énergie en 2014.

Il était également chef adjoint du planificateur d’État chinois avant sa chute, ce qui en faisait l’un des plus hauts responsables ouïgours du pays.

La minorité ouïgoure, à majorité musulmane, habite la région agitée du Xinjiang, où elle doit faire face à une répression draconienne au nom de la lutte contre le terrorisme et le séparatisme.

Nur Bekri, ancien gouverneur de la Chine du Xinjiang, confronté à une enquête sur la corruption

Selon des groupes de défense des droits de l’homme, près d’un million de membres de minorités seraient détenus dans des camps de rééducation extrajudiciaires au Xinjiang.

Le président chinois Xi Jinping a présidé une campagne anti-corruption très médiatisée depuis son arrivée au pouvoir en 2012, que certains ont comparée à une purge politique.

Le secteur de l’énergie est une cible particulière, plusieurs hauts responsables des compagnies pétrolières appartenant à l’État chinois faisant l’objet d’une enquête au cours des dernières années.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : South China Morning Post

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