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La Syrie menace le recours à la force sur le plateau du Golan – Le Liban prêt à défendre son propre territoire

Le président des Etats-Unis d’Amérique Trump attend le Premier ministre israélien Netanyahu de la Maison-Blanche à Washington | Photo: Reuters

Le représentant du gouvernement syrien à l’ONU a annoncé que l’annexion du plateau du Golan par Israël ne laisse qu’une solution pour faire face à la crise: « l’usage de la force »

Le ton diplomatique sur le plateau du Golan s’est aggravé ces derniers jours, à la suite d’un ordre signé par le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump, proclamant son soutien à l’annexion illégale du territoire par Israël.

Le territoire du sud-ouest de la Syrie a été occupé par les forces israéliennes pendant la guerre de 1967 et annexé au cours des derniers jours du conflit. Le territoire est passé sous le contrôle de l’armée israélienne, poussant des habitants arabes à fuir la région. Un armistice a été signé en 1974 après que le gouvernement syrien eut tenté de reprendre le territoire. Bien que l’armée syrienne eût pu infliger de lourdes pertes à son homologue israélien, l’attaque fut contrecarrée. Le 17 décembre 1981, l’ONU adopta à l’unanimité la résolution 497, qui déclarait que la loi israélienne sur le plateau du Golan, signée la même année, était «nulle et non avenue sans effet juridique international».

Cependant, la décision unilatérale de l’administration Trump a aggravé la crise dans la région. Alors que l’ordre de Donald Trump est considéré comme un cadeau au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avant les élections d’avril, le Liban a également pris des mesures de sécurité contre Israël.

Israël occupe illégalement des territoires libanais dans les fermes de Shebaa, Ideise, Huneen, Kfarshouba et Bleeda depuis 1981. La décision prise par le président des Etats-Unis d’Amérique a sonné l’alarme dans le pays, déclarant qu’il serait prêt à défendre son territoire occupé contre toute décision de ce type. Lors d’une rencontre entre le président libanais Michel Aoun et son homologue russe le 26 mars, M. Aoun a annoncé que la décision des États-Unis d’Amérique « sapait tous les fondements et toutes les règles de l’ONU, le droit international étant à la base même de cette organisation ». Le président a également ajouté que « bien sûr, cela est très inquiétant et suscite une inquiétude particulière pour les pays qui se trouvent à proximité d’Israël ».

La Fédération de Russie a également manifesté son soutien à la Syrie au Conseil de sécurité des Nations unies, mais a également réaffirmé son soutien au Liban, le président russe la qualifiant de « partenaire traditionnel de longue date dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ». La mission de la Russie à l’ONU a déclaré qu’elle soutenait pleinement la résolution 497 et ne reconnaissait aucune revendication israélienne sur le territoire.

 

Traduction: Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : teleSUR

Le Corf: le viol de la souveraineté syrienne par Israël est passé sous silence médiatique

© Sputnik . Mikhail Voskresenskiy

La nuit dernière n’était pas calme pour les Aleppins. Pierre Le Corf a dénoncé des attaques israéliennes contre une zone hébergeant des réfugiés. Contacté par Sputnik, l’humanitaire français parle du bombardement et de la manière dont la presse préfère le couvrir.

Un nouveau bombardement contre des quartiers d’Alep a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, sans faire grand bruit dans les médias. Sur son compte Twitter, l’humanitaire français et fondateur de We Are Superheroes, Pierre Le Corf, a dénoncé cette première attaque après la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan syrien.

«Sans même évoquer les bombardements terroristes qui se poursuivent, la nuit passée nous avons été attaqués par des avions israéliens qui ont tiré des missiles contre l’aéroport dans les alentours de la zone initialement peuplée par des milliers de réfugiés. Silence. Mais si une balle perdue frappait leur avion, cela ferait la Une», s’est-il indigné.

#Alep Not to mention the terrorist bombings that continues, last night we were attacked by Israeli planes that fired missiles at the airport in a neighborhood initially occupied by thousands of refugees. Silence. But if a lost bullet would hit their plane, it would make headlines

— Pierre Le Corf (@pierrelecorf) 28 mars 2019

Dans les médias sont parues en même temps des informations sur une attaque israélienne, vraisemblablement contre des dépôts iraniens de munitions, repoussée par la défense syrienne. Ce raid contre la zone industrielle de Cheikh Najjar (nord-est d’Alep) a causé un blackout dans la ville et n’a fait que des dégâts matériels, selon Reuters, qui cite des sources au sein de l’opposition. Selon certaines informations, entre quatre et sept individus, Iraniens, ont trouvé la mort dans le bombardement.Réalisant une mission humanitaire à Alep, Pierre Le Corf a fait part à Sputnik de ce qu’il sait sur l’attaque et sur l’ambiance qui règne dans la ville d’Alep, bien que libérée il y a longtemps mais qui reste toujours la cible de bombardements sporadiques.

«Des avions israéliens ont tiré des missiles sur la zone de l’aéroport et une zone rurale qui hébergeait énormément de réfugiés», a-t-il raconté, ajoutant qu’autant qu’il sache, il y a eu plusieurs morts, «principalement militaires», mais aussi des «civils tués à proximité du lieu d’impact».

Qu’il s’agisse d’une attaque de la part de terroristes ou de la part de forces extérieures, la tendance générale est que «ce sont les hommes qui payent», tandis que sur la scène internationale l’importance de ces bombardements est plutôt «effacée», a pointé l’humanitaire.

«Ça a toujours été un silence sur ces attaques, sur cette violation de la souveraineté syrienne et sur les morts qui en sont dues. La réalité c’est qu’on n’arrive pas vraiment à savoir ce qui se passera par la suite. Parce que les avions israéliens qui remontent jusqu’à aujourd’hui jusqu’à Alep et qui bombardent des cibles qu’ils considèrent comme hostiles, cibles iraniennes, etc., violent très facilement la souveraineté du pays.»

Parlant au nom des habitants d’Alep, il craint qu’il puisse avoir «un impact énorme tant sur les gens que sur l’économie du pays alors que les gens souhaitent se reconstruire pour faire en pas vers l’avant, vers l’après-guerre».

Après la décision américaine sur le Golan, il est probable qu’il ne s’agisse pas d’une coïncidence, mais plutôt d’une «provocation qui puisse aller bien plus loin qu’un simple bombardement qui a fait simplement quelques morts», a-t-il estimé.

Ekaterina Yanson

Source: Sputnik News – France

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