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Ni Apple, ni Microsoft: cette société est la société la plus rentable au monde (et beaucoup l’ignoraient)

Champ pétrolifère de la Shaybah de Saudi Aramco, en Arabie saoudite, le 22 mai 2018. / Ahmed Jadallah / Reuters

Les agences de notation Moody’s et Fitch Ratings indiquent qu’une société pétrolière saoudienne a réalisé un bénéfice net de plus de 110 milliards de dollars au cours de l’année écoulée.

La société pétrolière d’État saoudienne est devenue la société qui a réalisé le plus de profits l’année dernière, selon les agences de notation Moody’s et Fitch Ratings dans leurs derniers rapports.

La Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) a réalisé un bénéfice net de 111,1 milliards de dollars en 2018, avec une production totale d’hydrocarbures de 13,6 millions de barils par jour, ce qui lui a rapporté un revenu de 355,9 milliards de dollars.

Ces chiffres l’ont placé dans la gamme A1 en tant qu’émetteur à long terme, avec la possibilité d’atteindre la plus haute qualité, Aaa, en raison de ses liens avec l’État.

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« Aramco présente de nombreuses caractéristiques des sociétés notées Aaa, avec une dette minimale en termes de flux de trésorerie, de production à grande échelle, de leadership sur le marché et d’accès à l’une des plus grandes réserves d’hydrocarbures en Arabie saoudite », a déclaré, le lundi 1er avril, l’analyste de Moody’s, Rehan Akbar.

À cet égard, il a estimé que le rachat de 70% de la société pétrochimique Sabic, pour 69,1 milliards de dollars, renforcerait l’activité.

Le plus grand producteur

Fitch Ratings a également souligné dimanche dernier dans son rapport que Saudi Aramco était, en volume, le premier producteur mondial de pétrole, avec 13,6 millions de barils par jour, dépassant de ce fait la compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi, Royal Dutch Shell, Total SA et BP.

Pour ses performances, il le place sur le pas A +, le maximum de la note.

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Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : RT

L’Asie commence à tourner le dos au pétrole de schiste américain

© Sputnik . Maksim Bogovid

Deux grandes raffineries sud-coréennes, SK Innovation et Hyundai Oilbank, ont suspendu leurs achats de pétrole de schiste en provenance des États-Unis à cause de sa teneur élevée en impuretés – métaux et produits chimiques. Pourquoi l’or noir américain est-il si sale et à quels nouveaux problèmes les projets de schiste sont-ils confrontés?

Fin 2018, la Corée du Sud est devenue le plus grand acheteur de pétrole américain acheminé par la mer: en décembre, les fournitures avaient atteint 550.000 barils par jour en moyenne.

Entre janvier et février, les deux plus grandes raffineries de Corée du Sud, SK Innovation et Hyundai Oilbank, ont reçu une nouvelle cargaison de pétrole en provenance du gisement d’Eagle Ford au sud du Texas, mais ont soudainement refusé de raffiner ce pétrole: l’analyse chimique a révélé un taux excessif d’impuretés.

Les Sud-Coréens ont revendu d’urgence ce pétrole à la britannique BP Plc, et une autre partie a été envoyée en Chine, à la raffinerie de Sinochem Hongrun Petrochemical, moins exigeante en ce qui concerne la qualité de l’hydrocarbure.

Les Américains ont mené leur enquête. Il s’est avéré que la cause principale de cette pollution était le manque de pipelines pour acheminer la quantité grandissante de pétrole de schiste. Les compagnies sont forcées d’utiliser les mêmes pipelines et réservoirs pétroliers que pour toutes les autres sortes de pétrole, ce qui conduit à l’apparition d’impuretés.

«Les différents types de pétrole brut provenant de gisements de schiste, du Texas au Dakota du Nord, transitent par le même itinéraire. Et ils ramassent des impuretés avant de se retrouver en Asie, la plus grande région mondiale de consommation de pétrole», explique l’agence Bloomberg, précisant que la composition chimique instable de l’or noir devenait un véritable casse-tête pour les acheteurs.

Comme l’a déclaré à Bloomberg Sebastien Barie, représentant de la compagnie sud-coréenne Hanwha Total Petrochemical, les hydrocarbures en provenance des gisements de schiste américains contiennent constamment des métaux, des produits chimiques utilisés pour nettoyer les réservoirs pétroliers, ainsi que des produits d’oxydation susceptibles de détériorer fortement la qualité du carburant fabriqué à partir d’une telle matière première.

Sebastien Barie a souligné qu’en termes de qualité, le pétrole américain était actuellement particulièrement inférieur à son analogue du Moyen-Orient, qui suit le même itinéraire d’acheminement mais contient bien moins d’impuretés car un pipeline séparé est généralement utilisé pour le transport de chaque sorte de pétrole.

Les Sud-Coréens ont averti les fournisseurs américains qu’ils contrôleraient la qualité du pétrole de schiste avant d’en racheter. Et il est peu probable que cela arrive à court terme.

«Le fait est que le développement de l’infrastructure nécessaire pour relier les gisements et les ports en eaux profondes aux États-Unis a beaucoup de retard sur les exportations», constate Dennis Sutton, directeur exécutif de l’Association pour la qualité du pétrole brut (Crude Oil Quality Association, COQA).

Toutefois, note Hanwha Total, malgré les problèmes de pollution Séoul n’a pas l’intention de renoncer complètement au pétrole américain. Ces fournitures sont devenues cruciales pour les Sud-Coréens après l’adoption de sanctions contre Téhéran par Washington.

En revanche, la capacité des compagnies de schiste américaines à satisfaire toute la demande suscite bien des doutes. D’autant que l’important incendie qui s’est déclaré le 18 mars dans une raffinerie au Texas a déjà perturbé les livraisons: les autorités de l’Etat ont bloqué le canal de Huston, y enfermant 60 cargos chargés de pétrole.

«L’incendie a conduit non seulement à la réduction des exportations, mais également à une baisse de la quantité de pétrole raffiné car les raffineries ne peuvent ni recevoir du pétrole ni décharger les produits pétroliers», ont noté les analystes de la Société générale.

Les experts sont convaincus que les exportations pétrolières américaines demanderont au moins plusieurs semaines pour se normaliser, et pendant ce temps l’or noir continuera de perdre sa valeur sur le marché national.

Dès à présent, les producteurs de schiste qui souffrent de la baisse du cours du baril sont contraints de réduire les dépenses, tout en étant confrontés à une pénurie d’investissements: depuis dix ans ce marché n’apporte que des pertes sans justifier l’espoir des investisseurs. En 2018, la somme investie dans ce secteur était deux fois inférieure par rapport à 2016. Et par rapport à 2012, les investissements se sont réduits de deux tiers.

Depuis fin 2018, tous les principaux acteurs du secteur du schiste vivent en régime d’austérité budgétaire — pour la première fois depuis plusieurs années. Les grandes compagnies de production Centennial Resource Development, Diamondback Energy et Parsley Energy ont réduit leurs dépenses prévues d’environ 15%. Au total, plus de dix producteurs ont annoncé une minimisation des dépenses.

Les analystes de Barclays avertissent que la production pétrolière aux États-Unis a atteint un niveau record, presque 12 millions de barils par jour, et donc que le secteur a atteint un plafond. Il est tout simplement impossible d’accroître davantage la production.

Source: Sputnik News – France

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