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Un hitlériste à la tête de ce pays ? Le Brésil est-il prêt à intervenir militairement au Venezuela?

© REUTERS / Adriano Machado

Faudrait-il que les vrais amis du Venezuela s’attaquent frontalement à ce personnage ?

Le président brésilien Jair Bolsonaro a déclaré qu’il consulterait le Congrès dans le cas d’une intervention militaire au Venezuela, mais que la décision finale en la matière serait prise par lui. Mais le pays d’Amérique du Sud serait-il vraiment disposé à déclarer la guerre au Venezuela?

Le politologue Paulo Velasco, directeur du cours de relations internationales à l’Université d’État de Rio de Janeiro (UERJ) et chercheur au Centre brésilien pour les relations internationales (Cebri), était préoccupé par la déclaration de Bolsonaro.

« C’est une déclaration forte et percutante », a déclaré Velasco dans une interview avec Sputnik Brazil.

Bien que, selon la Constitution brésilienne, le président du pays ait besoin de l’approbation du Congrès national pour déclarer la guerre à une autre nation, ses paroles « ne cessent pas d’être une déclaration de force », a-t-il ajouté.

Velasco a souligné que la position actuelle de Bolsonaro allait à l’encontre de tout le travail politique international accompli par le Brésil au cours des dernières décennies. Le pays s’est toujours présenté comme garant de la stabilité du Cône Sud et comme intermédiaire dans les conflits entre les pays de la région.

La position du président brésilien n’est toutefois pas partagée par les militaires occupant des postes élevés dans son gouvernement, y compris le vice-président Hamilton Mourao, général à la retraite de l’armée brésilienne. Lors d’une récente visite aux États-Unis d’Amérique, le deuxième homme le plus puissant du Brésil a défendu une solution pacifique à la crise vénézuélienne et a même plaidé pour des garanties et une protection du président bolivarien, Nicolas Maduro, en cas de transfert du pouvoir [à une équipe putschiste non-élue et foncièrement anti-démocratique MIRASTNEWS].

« Mourao quand il parle, parle au nom de la classe militaire, les soldats ne veulent pas d’aventure militaire au Venezuela, ils n’ont rien à gagner de cela. Outre le risque de pertes matérielles concrètes, en termes de vies humaines, ils ne tireraient aucun profit d’une action au Venezuela », a déclaré le politologue.

Selon Velasco, Bolsonaro évitera probablement une confrontation politique avec les forces armées de son propre pays. Autrement dit, une déclaration de guerre contre le Venezuela serait très improbable, même si « l’aile idéologique » de l’administration est en faveur d’une intervention.

« Malgré la force de son discours, il s’agit bien plus d’une mise en scène et de la nécessité de faire preuve de force que d’une réelle intention de la mener à bien, entrant en conflit avec le vice-président et la classe entière des Forces armées. L’armée a déjà déclaré, par l’intermédiaire de plusieurs représentants, qu’elle n’était pas intéressée par une telle action », a conclu Velasco.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Piratage informatique: Les EUA (USA) ont attaqué le réseau électrique du Venezuela avec des armes cybernétiques

Le virus « Nitro Zeus » est à l’origine de la gigantesque panne d’électricité qui a plongé dans le noir une grande partie du Venezuela. (Capture d’écran YouTube)

Une ancienne haute autorité des Nations unies a affirmé que la panne d’électricité au Venezuela a été causée par le virus destructeur « Nitro Zeus ». 

L’adjoint exécutif du président vénézuélien a rencontré à Caracas Giuseppe Arlacchi, ancien sous-secrétaire général des Nations unies et ancien président du programme de lutte contre la drogue des Nations unies de 1997 à 2002.

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Lors de cette réunion à laquelle a participé le ministre vénézuélien de l’Économie et des Finances, Simon Serpa, Arlacchi a reconnu avoir trouvé la trace du virus Nitro Zeus dans la gigantesque panne d’électricité au Venezuela.

Arlacchi a également rappelé que ce virus avait été auparavant utilisé contre la République islamique d’Iran en vue de saboter ses systèmes de défense, systèmes de télécommunication et une grande partie du réseau électrique.

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Giuseppe Arlacchi est l’une des autorités onusiennes qui défendent toujours le droit de nations productrices de pétrole face aux agressions des États impérialistes.

Source: Press TV

Moscou dénonce la volonté de Washington de supprimer le siège de Caracas à l’ONU

Vasily Nebenzya, l’ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, s’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Venezuela, le 10 avril 2019 à New York. ©AFP

Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a recommandé à Washington, qui a l’intention de déclencher un coup d’État au Venezuela, de réfléchir au résultat de cette action et de toute tentative de priver Caracas de son siège au sein de l’ONU.

En effet, Dmitry Polyansky a mis en garde les États-Unis d’Amérique contre toute tentative visant à priver Samuel Moncada de son siège, a rapporté l’agence de presse russe ITAR-TASS.

« Pensez à plusieurs reprises aux conséquences d’un tel geste », a déclaré le représentant russe.

« Moscou bloquera la résolution visant à révoquer les pouvoirs diplomatiques de la mission du Venezuela auprès du chef de l’ONU, résolution initiée et soutenue par les États-Unis », a déclaré le responsable russe.

« C’est une décision scandaleuse de priver un représentant légal d’un pays de ses pouvoirs », a ajouté Polyansky.

Un peu plus tôt, Moncada avait également accusé Washington d’avoir bloqué les comptes de la mission diplomatique vénézuélienne et d’avoir restreint les mouvements de ses employés.

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C’est lors d’une conférence de presse hier soir que Polyansky a déclaré qu’un tel acte de la part de l’Amérique constituait une « tentative de justifier l’organisation d’un coup d’État et d’imposer sa volonté à un autre État indépendant », ajoutant que « la situation au Venezuela n’est pas du tout claire, tout comme ce que l’on envisage pour ce pays par le biais et sous le prétexte d’une résolution onusienne ».

« Est-ce que ce sera une résolution au sein du Conseil de sécurité ou au sein de l’ONU ? », s’est-il à ce titre interrogé.

Il est utile de rappeler que mercredi, Mike Pence, le vice-président des États-Unis, a déclaré, lors d’un discours au Conseil de sécurité, que le temps était venu que Samuel Moncada quitte son poste.

Vassily Nbenziea, le représentant permanent de Moscou présent à la réunion, avait alors réagi rapidement : « Ce qui s’est passé aujourd’hui au Conseil de sécurité de l’ONU est malheureusement une partie de l’attaque que préparent les États-Unis contre les autorités de Caracas. C’est aussi une insulte à l’adresse des Vénézuéliens. »

L’ambassadeur du Venezuela aux Nations unies, Samuel Moncada, lors de la réunion du Conseil de sécurité du 28 février 2019 à New York. ©AFP

Le 28 février, la Russie et la Chine ont usé de leur droit de veto devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour bloquer la résolution américaine appelant à de nouvelles élections présidentielles au Venezuela et à la distribution sans restriction de l’aide humanitaire ; la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni faisaient quant à eux des pays ayant soutenu la mesure proposée. L’Afrique du Sud a quant à elle voté contre, tandis que l’Indonésie, la Guinée équatoriale et la Côte d’Ivoire se sont abstenues.

Source: Press TV

L’Occident utilise la pression pour conserver sa domination érodée : Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (photo de l’AFP)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les pays occidentaux, menés par les Etats-Unis d’Amérique, avaient recours au « chantage et à la pression » pour tenter de conserver leur domination sur d’autres pays, alors que le libéralisme à l’occident perd son attrait et que de nouveaux pouvoirs émergent.

« Le modèle de développement libéral occidental, qui stipule en particulier une perte partielle de la souveraineté nationale (…) perd de son attrait », a déclaré Lavrov lors de sa réunion annuelle avec des étudiants et des professeurs de l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères, a rapporté vendredi l’agence de presse russe TASS.

Citant une forte croissance du PIB dans certains pays du Pacifique asiatique, Lavrov a ensuite souligné la formation de « nouveaux centres de pouvoir » à un moment où le modèle libéral n’était « plus considéré comme un modèle parfait pour tous ».

Le ministre russe des Affaires étrangères a ajouté que l’ordre multipolaire naissant nécessitait que la diplomatie soit investie d’un « rôle de premier plan » pour « maintenir la stabilité mondiale et rechercher un équilibre entre les intérêts et les engagements ».

Lavrov a dénoncé ce qu’il a décrit comme une réticence des « partenaires occidentaux, dirigés par les Etats-Unis d’Amérique », à adopter des approches communes pour des problèmes communs en raison de « leur volonté manifeste de préserver leur domination séculaire dans les affaires mondiales ».

« Afin de conserver leur domination et de recouvrer leur autorité indiscutable, ils ont recours au chantage et à la pression [et la force militaire – MIRASTNEWS]. Ils n’hésitent pas à s’immiscer de manière flagrante dans les affaires des États souverains », a-t-il déclaré.

Les États-Unis d’Amérique et la Russie, qui étaient jadis les seules superpuissances du monde, se sont affrontés pour obtenir une influence mondiale entre 1945 et 1991, à l’époque de l’ère dite de la guerre froide. Depuis la désintégration de l’ex-Union soviétique, les États-Unis d’Amérique ont cherché à se présenter comme le leader du monde. C’est alors que la Russie a renoué avec l’influence mondiale et que d’autres pays – poussés par le renforcement du pouvoir économique et politique – revendiquent également le pouvoir.

Sous diverses administrations, les États-Unis d’Amérique ont utilisé leur puissance économique, politique, militaire et leurs services de renseignement pour saper certains gouvernements d’autres pays et en soutenir d’autres. La Russie, en revanche, a mis l’accent sur la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

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