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Qui paiera à Cuba et ses citoyens l’énorme manque à gagner pour les multiples embargos condamnés par la communauté internationale ?

Des vendeurs de rue attendent des clients, La Havane, Cuba. / Alexandre Meneghini / Reuters

Le Mexique annonce qu’il va protéger ses entreprises à Cuba après que les Etats-Unis d’Amérique aient autorisé la réclamation des biens confisqués

Le pays d’Amérique latine est fermement opposé à la réactivation du titre III de la loi Helms-Burton.

Le ministère des Affaires étrangères du Mexique a annoncé qu’il protégerait les sociétés mexicaines qui exercent des activités sur l’île et pourraient être touchées après l’annonce faite par les États-Unis d’Amérique qu’ils autoriseront leurs citoyens à poursuivre en justice des sociétés étrangères à Cuba pour des produits expropriés, en vertu de la réactivation du titre III de la loi controversée Helms-Burton.

« Le gouvernement du Mexique protégera les sociétés mexicaines qui font ou ont un intérêt à faire des affaires avec Cuba et qui pourraient être touchées », a déclaré l’agence dans un communiqué publié mercredi. Le texte insiste sur le rejet par la nation latino-américaine de l’application de lois commerciales unilatérales de nature extraterritoriale parce que, selon lui, « elles violent les normes du droit international ». Dans le même esprit, le ministère mexicain des Affaires étrangères souligne son soutien à la fin du blocus économique et commercial imposé à La Havane.

LIRE AUSSI: Les EUA (USA) permettront des poursuites contre les entreprises ayant des affaires à Cuba à partir du 2 mai

Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a annoncé mercredi que le démarrage le 2 mai prochain a révoqué la suspension du titre III de la loi Helms-Burton qui permet aux tribunaux états-uniens de se réapproprier les propriétés qui ont été confisquées après la montée de Fidel Castro au pouvoir en 1959. [Qui dédommagera Cuba et son peuple des multiples injustices, vexations, corruptions, accaparations et gabegies subies à cette époque, ayant conduit à la révolution ? MIRASTNEWS].

Cela ouvre la porte à une vague prévisible de demandes émanant de personnes ou d’entités dont les propriétés ont été nationalisées pendant la révolution ou les années suivantes. Le département d’État des Etats-Unis d’Amérique lui-même a estimé à l’époque l’existence de quelque 200 000 réclamations possibles. Cette manœuvre légale avait déjà été annoncée dans un communiqué officiel publié le 5 mars.

Peu de temps après que le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a décrit la décision de Washington d’«attaquer le droit international et la souveraineté de Cuba et des pays tiers», tout a exprimé son «fort rejet» à la mesure dans un message posté à travers son compte Twitter officiel. Rodriguez attire l’attention sur l’«escalade agressive» de Washington contre La Havane qu’à son avis «échouera».

Mécontentement international

Depuis Bruxelles, ils préviennent que l’Union européenne (UE) aura recours à « tous les instruments à sa disposition, y compris la coopération avec d’autres partenaires internationaux » dans le but de « protéger leurs intérêts », en envisageant « la possibilité d’engager une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ». Pour sa part, le gouvernement du Canada s’est dit « profondément déçu » de la mesure de son voisin du sud.

L’article III de la loi Helms-Burton a déjà fait l’objet d’une plainte déposée il y a 22 ans par l’Union européenne devant l’OMC. Ensuite, la Maison Blanche a accepté de le suspendre en échange de paralyser le processus judiciaire. Ce qui aura lieu le 2 mai, c’est la révocation de cette suspension.

Depuis son entrée en vigueur en 1996, la loi Helms-Burton a fait l’objet d’une controverse internationale en entrant en conflit avec les intérêts commerciaux de divers pays du monde. La législation cubaine, par la loi de réaffirmation de la dignité et de la souveraineté cubaines du 24 décembre 1996, dispose que ladite norme est « illégale », « inapplicable » et dénie son éventuel effet juridique, en plus de toutes les créances couvertes par ladite loi par une personne physique ou morale.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

Ambassadeur de l’UE à Cuba: « Les Etats-Unis d’Amérique peuvent faire la loi qu’ils veulent, mais ne peuvent prétendre l’appliquer à d’autres pays »

Washington a annoncé que, à compter du 2 mai prochain, les poursuites intentées contre des entreprises ayant des affaires sur l’île pourront annuler une loi controversée.

L’Union européenne regrette la décision prise par les Etats-Unis d’Amérique de réactiver la loi controversée qui permet les demandes de propriétés nationalisées à Cuba, et réaffirme qu’elle défendra par « tous les moyens possibles » les investisseurs européens, a affirmé l’ambassadeur de l’Union européenne à La Havane, Alberto Navarro.

Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a annoncé cette semaine qu’il révoquerait le 2 mai la suspension du titre III de la loi Helms-Burton, qui vous permet de réclamer devant les tribunaux des Etats-Unis d’Amérique les biens confisqués sur l’île pendant la révolution cubaine ou les années suivantes.

« L’UE regrette profondément et défendra avec tous les moyens à la disposition des investisseurs, des citoyens européens », a affirmé Alberto Navarro dans des déclarations à RT. Le diplomate a expliqué que l’application extraterritoriale du titre III de la loi Helms-Burton « est contraire au droit international ». « Les Etats-Unis d’Amérique peuvent faire la législation qu’ils veulent et l’appliquer sur leur territoire, mais ils ne peuvent pas prétendre l’appliquer à d’autres pays », a-t-il déclaré.

L’entrée en vigueur de cette loi controversée ouvrira la porte à une vague prévisible de demandes émanant de personnes ou d’entités dont les propriétés ont été nationalisées après l’accession au pouvoir de Fidel Castro.

En revanche, Navarro a indiqué que l’Union européenne était le premier partenaire commercial de Cuba et qu’en 2018, les échanges commerciaux entre les parties supposaient un montant total de 2,6 milliards d’euros (environ 2,920 milliards de dollars). Cependant, l’application extraterritoriale de la loi des Etats-Unis d’Amérique découragerait les entrepreneurs européens d’investir dans l’île, a-t-il ajouté.

Compte tenu du grave préjudice que la manœuvre juridiques des États-Unis d’Amérique de nombreuses entreprises européennes importantes opérant à Cuba, la Commission européenne avait déjà mis en garde Washington contre les représailles qui pourraient être exercées à partir du bloc pour compenser les effets négatifs subis.

Dans une lettre signée par Federica Mogherini, haute représentante des affaires étrangères de l’UE, et Cecilia Malmström, commissaire au commerce à Bruxelles, ont averti qu’elle utiliserait « tous les instruments à sa disposition, y compris la coopération avec d’autres partenaires internationaux, pour protéger ses intérêts », y compris « la possibilité d’engager une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) « .

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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