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Ricardo Patino à RT: « Lénin Moreno est un imposteur professionnel, tout ce qu’il a fait a été programmé avec la CIA »

La justice équatorienne a ordonné jeudi la détention préventive de l’ancien ministre des Affaires étrangères du pays d’Amérique latine pour un délit présumé d’instigation.

L’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, Ricardo Patino, estime que l’actuel président équatorien, Lenin Moreno, est « un imposteur professionnel » et que « tout ce qu’il fait a été programmé avec la CIA« , a-t-il déclaré samedi dans une interview exclusive accordée à RT.

« Il [Lenin Moreno] est un imposteur professionnel, il nous a tous trompés », a dénoncé Patino. « Pendant dix ans, il a loué le gouvernement que nous avions, où il était vice-président », a déclaré l’ancien ministre, rappelant que Moreno « est arrivé à décrire Rafael Correa comme le meilleur président du monde ».

L’ex-chancelier équatorien affirme que Moreno a été « capturé par la CIA ». « Tout ce qu’il fait, essayant de perturber complètement ce que nous avions construit, il ne fait aucun doute qu’il a été programmé avec la CIA car il n’a pas l’intelligence, la tête pour assembler une chose de cette nature, mais c’est quelque chose organisé par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique », a dit Patino.

Patino assure que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Equateur, Todd C. Chapman est désormais « le visiteur principal du gouvernement de Moreno », avec qui il se rencontre fréquemment, étant « l’invité de toutes les réunions ». Au contraire, au cours de la législature de Correa, cette personnalité diplomatique se limitait à remplir ses fonctions et « il n’allait pas donner d’ordres au gouvernement national » sur ce qu’il devait faire, rappelle l’ancien ministre des Affaires étrangères.

« Persécution politique infâme »

De son côté, Patino a déclaré que la justice équatorienne avait ordonné sa mise en détention de sûreté à son encontre « parce qu’ils voulaient l’emprisonner pour avoir exprimé un avis différent et prononcé un discours au sein d’une organisation politique ». De même, il assure que, par ces paroles, il voulait exhorter le militantisme de son parti « à accompagner le peuple à la rue et à réclamer l’arrêt de la politique économique et sociale désastreuse du gouvernement de Moreno ».

Dans la même veine, l’ex-chancelier équatorien affirme se sentir victime d’une « infâme persécution politique » qui cherche à tenter de le faire taire. En outre, il souligne qu’après avoir été soumis à deux ans de recherche « même sous le tapis », ils n’ont finalement rien pu trouver.

« Nous nous sentons absolument fraudés », ajoute Patino, qui décrit la situation actuelle de « cauchemar » dans laquelle ils n’auraient jamais imaginé pouvoir vivre. L’ex-chancelier a également avoué avoir envisagé la possibilité de perdre l’élection présidentielle de 2017, scénario qui, aurait-il mieux valu que de faire face à « un traître de ses propres rangs », qui divise le peuple.

En bref, l’ex-chancelier équatorien estime que la nation latino-américaine traverse une période de « néo-fascisme » dirigée par les « vassaux de l’empire américain » contre les partisans de Correa, raison pour laquelle il considère comme une obligation « de retrouver la patrie ».

LIRE AUSSI: Ils ordonnent une détention préventive à l’encontre de Ricardo Patiño, ex-émissaire de l’Équateur

« La livraison d’Assange est illégale »

Pour ce qui est du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, l’ancien ministre équatorien estime que l’exécutif de Moreno « a commis une illégalité flagrante » en retirant en un jour la nationalité qui lui avait été précédemment conférée, et qualifie son arrestation d’« outrage à la dignité de l’Équateur » et de « scandaleux du point de vue juridique ». Dans le même ordre d’idées, il considère que le transfert du militant est illégal car, affirme-t-il, il ne se conforme pas à la Constitution équatorienne lorsque sa nationalité a été illégalement retirée.

Selon Patino, le gouvernement de Moreno s’est engagé envers le vice-président des États-Unis d’Amérique, Mike Pence, en trois choses: « livrer la tête d’Assange, persécuter le Venezuela […] et détruire l’intégration sud-américaine », ce qui, selon lui, est presque atteint car « ils ont détruit Unasur et créé un parapet de gouvernements de droite en Amérique du Sud en échange de appui économique ».

Patino est actuellement au Pérou, un pays où il s’est enfui mercredi soir devant le juge de l’unité judiciaire de Latacunga, Flavio Palomo, qui lui impose une peine de prison préventive pour sa prétendue participation à un crime d’instigation commis en octobre 2018, date à laquelle il a appelé à « prendre les institutions publiques » et à descendre dans la rue contre le gouvernement actuel de Moreno. En outre, Palomo a l’intention de demander à Interpol de rediffuser en rouge afin d’arrêter l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Équateur entre 2010 et 2016.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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