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Renault a dit courtiser Nissan avec une proposition de société holding

Renault proposera la création d’un holding commun à son partenaire japonais Nissan, selon un rapport publié par le journal japonais Nikkei vendredi.

Le rapport, qui ne citait aucune source, indiquait que le conseil d’administration de la société de portefeuille serait composé d’un nombre presque égal d’administrateurs nommés par chaque partenaire et serait utilisé pour transférer les actions ordinaires des constructeurs automobiles sur une base équilibrée.

La proposition est censée être une modification d’un contrat de fusion de Renault que Nissan avait rejeté plus tôt ce mois-ci, alors que Renault cherchait à sécuriser les relations entre les deux sociétés, qui avait été bouleversée par l’arrestation de son ancien patron, Carlos Ghosn, en novembre pour inconduite financière.

Les enquêtes sur Ghosn ont abouti à la dissolution de Renault-Nissan B.V, qui supervisait les opérations entre les partenaires, après qu’il soit apparu que la société de gestion stratégique avait été impliquée dans ses actes.

Clotilde Delbos, directrice financière de Renault, a déclaré: « Ce que nous voulons, c’est que l’alliance soit irréversible. C’est ce que nous recherchons collectivement avec Nissan – cela n’a pas changé. »

Mais les dirigeants de Nissan, qui détient une participation de 15% dans le constructeur automobile français, se sont opposés à une fusion totale avec Renault, qui détient à son tour une participation de 43% dans son partenaire japonais, plaidant plutôt pour un pied d’égalité. L’action Renault a augmenté de 2,97% à 61,33 € et celle de Nissan de 0,49% à 893 JPY à 1227 BST.

Duncan Ferris

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Share Cast

Renault poursuit la proposition de fusion de Nissan malgré le rejet

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Renault cherche depuis longtemps à rendre son alliance avec Nissan irréversible. (Photo de Yuki Nakao)

Nissan devrait à nouveau résister au projet qui laisserait Paris avec 7% du capital

TOKYO – Le gouvernement français détiendra 7% des sociétés Nissan Motor et Renault fusionnées, dans le cadre d’une structure de société de portefeuille que le constructeur automobile français proposera à son homologue japonais, a annoncé vendredi Nikkei.

Le 12 avril, Nissan a rejeté une proposition de fusion informelle de Renault, rapportée pour la première fois par Nikkei cette semaine. Le constructeur français va cependant de l’avant et a l’ intention de faire une proposition formelle au conseil d’administration de Nissan prochainement.

Il propose que les actionnaires de Nissan et de Renault aient des parts égales dans une société de portefeuille, qui détiendra 100% de chaque constructeur automobile, et une représentation égale du conseil d’administration. Dans le cadre de ce plan, la participation de 15% de l’Etat français dans Renault deviendrait une participation de 7% dans la société de portefeuille.

Nissan devrait à nouveau rejeter ce plan, ouvrant la voie à un conflit sur les futures relations entre les deux sociétés et remettant en question la stabilité de l’alliance qui est cruciale pour les deux constructeurs automobiles.

La société japonaise s’est longtemps méfié de l’influence de Paris sur Renault et, indirectement, sur ses propres opérations. Renault détient 43,3% du groupe Nissan, qui détient à son tour 15% du groupe français mais sans droit de vote.

Les tensions entre les deux sociétés sont apparues dès 20xx lorsque Paris a révélé pour la première fois qu’il souhaitait que l’alliance soit « irréversible ». Le groupe français considère le projet de Renault comme une feuille de route pour la consolidation de l’alliance qui, avec Mitsubishi Motors, est le deuxième constructeur automobile mondial.

Depuis quelque temps, le ressentiment suscite toutefois chez Nissan des tentatives de rapprochement entre les deux sociétés sous l’ancien président Carlos Ghosn, qui occupait le même poste chez Renault.

Nissan a fait valoir que les relations de fonds propres devaient être plus équitables, le groupe japonais générant une plus grande part des bénéfices et une valeur de marché d’environ 3 800 milliards de yen (34 milliards de dollars), soit près de 2 200 milliards de dollars par Renault.

L’approche de Renault intervient alors que le groupe japonais annonçait cette semaine son deuxième avertissement de bénéfice, annonçant que les bénéfices d’exploitation seraient inférieurs de 45% à ceux de l’année dernière.

 Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, pense pouvoir répondre à certaines des préoccupations de Nissan en suggérant une structure de société de portefeuille et en proposant que le siège social soit établi en dehors de l’Europe et du Japon. Renault a proposé Singapour comme une option. Nissan conserverait la propriété de la participation de 34% dans Mitsubishi Motor, le troisième partenaire de l’alliance carnmaking.

Senard a pour la première fois proposé la fusion lors de la réunion du 12 avril du Conseil des opérations de l’Alliance, qui réunit les dirigeants des deux constructeurs automobiles et de Mitsubishi Motors. Le président et chef de la direction de Nissan, Hiroto Saikawa, a rejeté l’idée sur le vif

Un porte-parole de Nissan a déclaré que la compagnie ne ferait pas de commentaires sur la dernière proposition « car elle n’a pas reçu la proposition ».

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Nikkei ASIAN REVIEW

Renault a enregistré une baisse de 31 % après son retrait d’Iran

Les revenus de Renault ont baissé d’un tiers en se retirant d’Iran. ©Challenges.fr

Avec son retrait d’Iran après les menaces de sanctions proférées par les États-Unis, le constructeur automobile français Renault a vu ses ventes baisser de 31 % en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

Entre janvier et mars, le premier trimestre de 2019, Renault a vu baisser à 12,527 milliards d’euros ses ventes mondiales, en raison d’une baisse de 5,6 % de ses livraisons, dont la raison principale est son retrait d’Iran. Le constructeur a vendu 908 384 automobiles sur cette période.

Le directeur commerce et régions du Groupe Renault, Oliver Murguet, a déclaré que pendant le premier trimestre ; le volume des ventes a diminué dans les régions extra-européennes, mais a grimpé de 2 % en Europe.

En se retirant d’Iran à la suite des sanctions adoptées par Washington, Renault a accusé une baisse de 31 % de ses ventes en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde. Si l’on excepte l’Iran, les livraisons de Renault dans le monde ont augmenté de 1,7 %.

Le volume de vente aux États-Unis a baissé de 5,3 % et en Asie du Sud. Le marché chinois a été particulièrement touché avec une baisse de 18 %.

Le constructeur automobile français Peugeot a pour sa part annoncé le jeudi 26 avril que les revenus de cette société pendant le premier trimestre ont baissé de 1,1 % après son retrait d’Iran pour la même raison que Renault.

Source: Press TV

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