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Les Etats-Unis d’Amérique (EUA) menacent la Côte d’Ivoire !

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • Tanzanie : l’État reprend le contrôle de 15 entreprises cédées à des investisseurs privés !
  • Aviation : le transporteur saoudien Flynas envisage de s’étendre en Afrique de l’Ouest
  • Le Ghana surclasse l’Afrique du Sud et devient le premier producteur d’or d’Afrique (Banque mondiale)

Les analyses de la rédaction :

  • Mali : la Russie fait craindre la France ?

Un accord politique qualifié par RFI d’« historique » a été signé jeudi à Bamako : le gouvernement Cissé et une partie de l’opposition, notamment, ont jeté les bases d’une collaboration dans un gouvernement d’ouverture dont la composition pourrait être connue dans les prochaines heures. Le nouveau Premier ministre malien signe donc avec la majorité présidentielle et une partie de l’opposition, en présence des mouvements signataires de l’accord de paix d’Alger, un énième accord politique censé apaiser le climat social. Car pour ce qui est d’une sortie de crise, tant que la force d’occupation sera là, il y aura la violence interreligieuse, interethnique, le pillage, la pauvreté et bien d’autres choses. Le 5 avril, 50 000 personnes (30 000 selon la police malienne) ont défilé sur l’avenue de l’Indépendance à Bamako, la capitale, pour dénoncer l’occupation franco-allemande du pays depuis 2013. Ont appelé à la manifestation les représentants de l’ethnie peule, visée par le massacre d’Ogossagou, et les chefs religieux. Les organisateurs ont été écartés par la suite, mais la colère ne cesse de monter.

À Bamako, les manifestants tenaient des pancartes faites à la main disant : « La France est un État terroriste avec des mercenaires et des drones », « Non au génocide de la France au Mali » et « Rentrez, ne pillez pas nos ressources naturelles ». Ils criaient : « À bas IBK ! » Des appels furent lancés en faveur de l’application de la loi musulmane et de l’assistance russe contre les troupes françaises et allemandes occupant le Mali.

Outre la France, les États-Unis, le Canada, et l’Allemagne depuis 2015, ont envoyé des troupes au Mali. La guerre du Mali est, avec plus de 1 000 soldats, le plus grand déploiement outre-mer de Berlin depuis qu’il a mis fin à la démilitarisation de sa politique étrangère qui datait de la chute du régime nazi. Les événements ont mis à mal les prétentions impérialistes que ces déploiements auraient pour but de protéger la population malienne des milices terroristes. La guerre a déplacé des centaines de milliers de personnes et coûté la vie à des milliers d’autres. Bamako reçoit un milliard de dollars d’aide par an, mais, en consentant à aider les troupes de l’OTAN à lutter contre sa propre population, il a supervisé un effondrement du niveau de vie et des services publics. Les salaires des enseignants et des cheminots ne sont même plus payés.

Malgré toutes ces dépenses de guerre, les forces d’occupation françaises n’ont pas réussi à écraser la résistance militaire à leur présence qu’elles attribuent au terrorisme. Ces mêmes forces nourrissent des miliciens pour viser l’armée nationale. Onze soldats maliens ont été tués le 21 avril lors de l’attaque d’une base militaire à Guiré, près de la frontière avec la Mauritanie. Et avec tout cela, le Premier ministre, qui est un ancien du FMI, parle de dialogue. Eh bien, la solution malienne passe d’abord par l’expulsion pure et simple de la force d’occupation. Le dialogue viendra après.

  • Cameroun : le mea culpa de l’ambassadeur US ? 

L’ambassade des États-Unis au Cameroun a condamné dans une publication l’assassinat de deux soldats camerounais dans les régions anglophones du pays, en proie à une crise séparatiste. Bizarre pour une représentation qui menaçait le président et qui exigeait de lui, il y a encore pas si longtemps, une fédération camerounaise. Cette déclaration fait suite à la diffusion le 25 avril sur les réseaux sociaux de photographies d’hommes décapités dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun. L’ambassade US dit : « L’ambassade des États-Unis déplore les actes de torture, le démembrement et la décapitation d’un gendarme dans la région du sud-ouest du Cameroun. Nous condamnons également la décapitation d’un soldat camerounais à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. » Mais l’ambassade va plus loin : elle appelle toute personne disposant d’informations susceptibles de contribuer à l’identification des auteurs de ces actes à assister les autorités légales et à soutenir une enquête et un procès justes et transparents. Par ailleurs, la représentation diplomatique exhorte la police et les forces de sécurité camerounaises à faire preuve de retenue face à cette situation, car « les représailles contre ces provocations mettraient en danger la population civile et ne feraient que nourrir un cycle de violences ». Certains analystes estiment qu’après la visite de l’émissaire US à Yaoundé et le discours bien ferme des dirigeants camerounais à son égard, l’ambassade US a décidé de jouer la carte de la neutralité et d’éviter des sorties trop directes. Mais il y a une autre hypothèse : cette bienveillance de l’ambassade pourrait bien signifier le début de l’opération du déploiement de Daech au Cameroun. Après tout, la RDC a connu sa première décapitation il y a une dizaine de jours… Le coup de la crise anglophone n’ayant pas fonctionné, l’ambassade américaine inaugure une nouvelle étape de son projet de démembrement du Cameroun.

  • Les USA menacent la Côte d’Ivoire

La pression américaine se fait de plus en plus pesante sur les autorités ivoiriennes, avec la dernière sortie de Paul Yesskoo. Le nouveau chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade des États-Unis appelle Abidjan à mettre en place des institutions fortes et démocratiques.

Lors de sa première visite officielle au Ghana, Barack Obama, président américain d’alors, déclarait : « L’Afrique n’a pas besoin d’homme fort, mais de fortes institutions. » Cette recommandation du premier président noir des États-Unis semble devenir le leitmotiv de l’administration américaine actuelle ou plutôt son alibi pour s’ingérer dans les affaires politiques des pays africains dès que ces derniers ne suivent pas ses diktats. Aussi, pour éviter que la Côte d’Ivoire sombre à nouveau dans une crise postélectorale comme celle vécue en 2010-2011 (une menace directe contre Ouattara), les autorités du pays de l’Oncle Sam ne cessent de tirer sur la sonnette d’alarme afin d’interpeller les autorités ivoiriennes quant à l’attitude à adopter pour des élections « justes, crédibles et transparentes » !

À la suite de David Hale, sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, et de Ivanka Trump, fille et conseillère du président Donald Trump, c’est au tour de Paul Yesskoo de monter au créneau. En prélude à la Journée mondiale de la liberté de la presse qui a été célébrée ce vendredi 3 mai, le nouveau chargé des d’Affaires par intérim de l’Ambassade des États-Unis a indiqué :

« La démocratie exige des institutions fortes et accessibles, ainsi que l’engagement de tous les partis politiques à travailler ensemble dans un esprit de compromis pour l’intérêt supérieur de la nation. En outre, la liberté de réunion et d’expression pour tous doit être respectée. Cela implique la liberté de la presse. Une presse libre et efficace permet aux citoyens de discuter et de débattre des sujets importants, de mettre la pression sur leur gouvernement et de faire des choix éclairés. »

À travers cette assertion, le diplomate américain entend attirer l’attention du pouvoir d’Abidjan sur l’ouverture réelle du jeu politique pour la présidentielle de 2020, qui s’annonce d’ores et déjà très ouverte. Reste à savoir si ces ordres aux allures de menaces seront effectivement suivis par les acteurs politiques, d’autant plus que les Ivoiriens n’ont pas trop l’habitude de recevoir des ordres…

Source: Press TV

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