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Clair et net: La Russie condamne fermement des sanctions des États-Unis contre Téhéran

La réunion du Conseil de sécurité russe en présence du président Poutine, le 9 mai 2019. ©Kremlin

La Russie a « fermement condamné » jeudi les sanctions des États-Unis contre l’Iran et a appelé toutes les parties au dialogue afin de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Le président russe Vladimir Poutine a discuté ce jeudi 9 mai avec les membres permanents du Conseil de sécurité russe de la situation autour du Plan global d’action conjoint (PGAC) à la suite de la décision de Téhéran de suspendre certains de ses engagements au titre du document, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov.

« Dans la partie substantielle de la réunion, la situation autour de l’accord du PGAC de l’Iran a été discutée », a déclaré Peskov.

« Les États-Unis viennent d’introduire un nouveau paquet de sanctions visant l’industrie métallurgique iranienne. Nous condamnons fermement cette démarche », a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères, appelant l’Iran et les autres pays impliqués à se rencontrer afin de « déterminer les moyens de normaliser la situation ».

« La réunion a également abordé l’escalade de la tension au Moyen-Orient », a ajouté Peskov.

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Mercredi, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que Téhéran suspendrait l’application de certains de ses engagements en vertu de deux clauses du PGAC pendant 60 jours. L’Iran reprendra les travaux d’enrichissement d’uranium et de modernisation du réacteur d’Arak si les parties à l’accord ne respectent pas leurs engagements.

Le 14 juillet 2015, le Plan global d’action conjoint (PGAC), connu sous le nom d’accord nucléaire iranien, a été signé par l’Iran et les pays du groupe 5 +1 (Royaume-Uni, Chine, Russie, États-Unis, France et Allemagne).

Le 8 mai 2018, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé le retrait unilatéral de Washington de cet accord historique.

Source: Press TV

Téhéran réagit aux sanctions US visant le secteur minier iranien

Téhéran réagit aux toutes dernières sanctions US. (Photo du ministère iranien des Affaires étrangères)

Seyyed Abbas Moussavi, porte-parole du ministère iranien de la République islamique d’Iran, a condamné fermement la décision du régime américain consistant à boycotter l’industrie iranienne des métaux. Il a affirmé à cet égard que les Américains avaient violé leurs obligations internationales et qu’ils devront en assumer toutes les conséquences.

« Ces sanctions comme toutes les autres prises par Washington sont contraires aux us et coutumes et aux normes régissant les relations intertionales, à l’instar de la Charte de l’ONU. »

Donald Trump a imposé hier, mercredi 8 mai, de nouvelles sanctions contre « les secteurs iraniens du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre » pour renforcer sa pression contre Téhéran, tout en menaçant de prendre de nouvelles mesures si l’Iran ne « change pas radicalement d’attitude ».

Le Trésor américain a annoncé qu’une période de 90 jours serait accordée aux entreprises ayant des transactions en cours avec l’Iran.

Ces sanctions interviennent un an jour pour jour après le retrait des Américains de l’accord sur le nucléaire iranien et après que Téhéran a annoncé qu’il s’affranchirait d’une partie de ses engagements pris dans le cadre du PGAC, comme ce texte le lui autorise.

« La politique des États-Unis consiste toujours à empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire et des missiles balistiques intercontinentaux, et à contrer l’influence néfaste de l’Iran au Moyen-Orient », a écrit Trump.

Ce dernier a ajouté sur le même ton : « Grâce à nos actions, le régime iranien peine à financer sa campagne de violence et de terreur et son économie tombe dans une dépression sans précédent. »

Selon le président US, les nouvelles mesures s’attaquent aux « principales sources de revenus d’exportation du régime après le pétrole », « soit 10 % des exportations iraniennes ».

« Autoriser l’acier et d’autres métaux iraniens dans vos ports ne sera plus toléré », a souligné le président milliardaire.

Source: Press TV

La Chine s’oppose aux sanctions unilatérales US sur l’Iran

La Chine s’oppose aux sanctions unilatérales américaines contre l’Iran. (Photo d’illustration)

La Chine a de nouveau défendu ses relations commerciales avec l’Iran, exprimant son opposition à la nouvelle série de sanctions unilatérales imposées par les États-Unis à l’encontre des secteurs métallurgique, minier et pétrolier de la République islamique.

Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, a déclaré jeudi que Téhéran et Pékin étaient des partenaires commerciaux importants et que la Chine défendrait les droits de ses entreprises face à la pression croissante des États-Unis sur Téhéran.

Ses commentaires interviennent un jour après que le président américain Donald Trump a imposé de nouvelles sanctions à l’Iran, ciblant ses revenus tirés de ses exportations dans les secteurs des métaux et des mines.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a publié un décret visant à imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, lui interdisant de tirer des revenus de ses exportations dans les secteurs des métaux et des mines.

« L’action d’aujourd’hui vise les revenus de l’Iran provenant de l’exportation de métaux industriels — 10 % de son économie d’exportation — et avertit les autres pays qu’il ne sera plus toléré de laisser entrer de l’acier et d’autres métaux iraniens dans vos ports », a déclaré mercredi Trump dans un communiqué. « Téhéran peut s’attendre à d’autres actions à moins que cela ne modifie fondamentalement son comportement ».

Il a en outre exprimé sa volonté de négocier un accord avec l’Iran.

« J’ai hâte de rencontrer un jour les dirigeants iraniens afin de trouver un accord et, surtout, de prendre des mesures pour donner à l’Iran l’avenir qu’il mérite », a déclaré le président américain.

Ces nouvelles sanctions toucheraient plus Pékin que les autres partenaires de Téhéran, car il est le premier importateur des métaux et des produits miniers depuis l’Iran.

Le ministère chinois du Commerce vient d’exprimer ce jeudi son opposition aux sanctions unilatérales américaines contre l’Iran ajoutant que la réduction de son pétrole ne fera qu’aggraver la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie.

L’Iran et la Chine sont des partenaires commerciaux importants, et la Chine défendra les droits de ses entreprises, a déclaré à la presse le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng.

Le Trésor américain a déclaré par la suite qu’il accordait une période de retrait de 90 jours pour les transactions liées au secteur des métaux sanctionné.

D’autre part, les États-Unis ont menacé l’Iran de « pression maximale » suite à la réaction de Téhéran à l’approche anti-iranienne de l’administration Trump.

L’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook, a fait cette remarque après que l’Iran a déclaré qu’il suspendrait certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015.

Un an après que Trump eut retiré les États-Unis du Plan global d’action conjoint, les ambassadeurs des pays restés dans l’accord — la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Russie et la Chine — avaient reçu mercredi une lettre du président Hassan Rohani faisant état de la suspension par l’Iran de certains des engagements qu’il avait pris dans le cadre de l’accord.

Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, « les mesures que nous avons suspendues sont conformes aux articles 26 et 36 du PGAC et nous en avons le droit ».

Source: Press TV

PGAC : les Européens à la botte des USA ?

Nucléaire : les Européens à la botte des USA ?

Le président iranien Hassan Rohani a envoyé une lettre aux dirigeants des pays signataires de l’accord nucléaire (Chine, Russie, Royaume-Uni et France + Allemagne) dans laquelle il a annoncé la décision de Téhéran de « suspendre certains engagements de la RII au titre de l’accord sur le nucléaire ».

Comment analyser la réponse de Téhéran, un an après le retrait des Américains de l’accord ?

L’Iran a insisté sur le fait qu’il veut rester dans l’accord nucléaire, qui implique largement l’Europe, mais l’Europe a décidé de dire « non » à Téhéran qui a donné deux mois aux trois pays européens signataires de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 pour remplir pleinement leurs engagements envers l’accord nucléaire et mettre en marche le mécanisme de troc baptisé Instex.

La réaction iranienne visait non seulement à répondre aux démarches hostiles américaines, mais aussi à ouvrir une fenêtre vers l’Europe pour que l’Europe aussi puisse garantir ses droits.

Au lieu de s’en prendre aux Américains, la France menace Téhéran en déclarant que si l’Iran quitte l’accord, il y aura un retour des sanctions. Comment analysez-vous cette position paradoxale de Paris ?

Francis Perrin, directeur de recherche à l’IRIS et spécialiste des problématiques énergétiques, s’exprime sur le sujet.

Source: Press TV

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