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Renault reporte sa décision _ à nouveau _ sur la fusion avec Fiat Chrysler – qui retire son offre

Cette photo prise le jeudi 24 janvier 2019 montre un parking Ranult de voitures devant le siège du constructeur français à Boulogne-Billancourt, en périphérie de Paris, en France. Le constructeur français Renault devrait donner son accord à l’offre de fusion de Fiat Chrysler. Le conseil d’administration de la société se réunit mardi après-midi à son siège pour décider d’un accord susceptible de remodeler l’industrie automobile mondiale. Christophe Ena AP Photo

Renault reporte sa décision _ à nouveau _ sur la fusion avec Fiat Chrysler

PARIS

Renault a déclaré jeudi matin qu’il était incapable de prendre une décision sur l’offre de fusion de Fiat Chrysler, le gouvernement français ayant demandé un délai.

Le constructeur français a fait cette annonce après une réunion du conseil d’administration de six heures à l’extérieur de Paris – le lendemain d’une réunion similaire était également peu concluant.

Un peu plus tôt, une personne informée à ce sujet a déclaré que Fiat Chrysler et le gouvernement français avaient conclu mercredi un accord provisoire sur les conditions de la fusion potentielle avec Renault.

La personne a déclaré que l’accord était un bon signe pour le plan de fusion, mais aucune garantie qu’il serait approuvé. La personne ne voulait pas être identifiée car le conseil d’administration de Renault était toujours en réunion pour discuter de la proposition.

Une fusion créerait le troisième constructeur automobile mondial après Volkswagen et Toyota, et pourrait remodeler le secteur alors que les constructeurs automobiles faisaient la course pour fabriquer des véhicules électriques et autonomes.

Fiat Chrysler a proposé de fusionner avec Renault pour créer une entreprise de près de 40 milliards de dollars qui produirait quelque 8,7 millions de véhicules par an.

Le conseil d’administration de Renault s’est réuni en dehors de Paris pour discuter de l’offre de Fiat Chrysler, mais aucune décision n’avait été annoncée à l’approche de minuit. Une réunion similaire mardi s’est terminée sans résultat.

Le gouvernement français, qui détient 15% du capital de Renault, cherche des garanties d’emploi et d’investissement, un siège au conseil de la nouvelle entité et un siège opérationnel de la nouvelle société en France.

Le gouvernement n’a pas voulu commenter le retard ou l’accord provisoire.

Un employé de Renault familier avec les discussions a déclaré que le conseil d’administration allait dans la direction d’un accord mercredi soir, mais n’a fourni aucun détail.

Mercredi plus tôt, le ministre français des Finances avait déclaré que les constructeurs automobiles ne devraient pas se précipiter dans une fusion.

« Prenons le temps de bien faire les choses », a déclaré Bruno Le Maire à la télévision de BFM. « Nous voulons cette fusion, mais nous ne le voulons pas dans n’importe quelles conditions. »

Les négociations interviennent alors que le gouvernement français s’efforce de contenir les retombées des nouvelles suppressions de postes annoncées par General Electric en France.

Le puissant syndicat CGT de Renault s’oppose à la fusion de Fiat Chrysler, craignant la perte d’emplois et arguant que la proposition sous-estime Renault et sauve Fiat.

Une fusion pourrait également menacer l’alliance troublée de Renault avec Nissan et Mitsubishi.

Selon Fiat Chrysler, une fusion pourrait permettre aux entreprises d’économiser jusqu’à 5 milliards d’euros par an en investissant dans de nouvelles générations de véhicules.

FICHIER – Sur cette photo du 14 février 2019, il s’agit du logo Fiat qui est monté sur un 500 L 2019 exposé au Salon international de l’auto de Pittsburgh 2019 à Pittsburgh. Le constructeur français Renault devrait donner son accord à l’offre de fusion de Fiat Chrysler. Le conseil d’administration de la société se réunit le mardi 4 juin 2019 à son siège en dehors de Paris pour décider d’un accord qui pourrait remodeler l’industrie automobile mondiale. Gene J. Puskar, fichier AP Photo

ANGELA CHARLTON

Associated Press

Traduction : MIRASTNEWS

Source: Miami Herald

Fiat Chrysler retire son offre de fusion avec Renault

Fiat Chrysler a déclaré qu’il ne pourrait pas parvenir à un accord avec le gouvernement français sur le projet de fusion avec Renault

Le constructeur automobile italo-étatsunien Fiat Chrysler a annoncé jeudi avoir retiré une proposition de fusion avec Renault, précisant qu’il ne serait pas en mesure de parvenir à un accord avec le gouvernement français.

Fiat Chrysler (FCA) « reste fermement convaincue » de l’intérêt de son offre mais « les conditions politiques n’existent pas actuellement en France pour mener à bien un tel arrangement », a indiqué le groupe dans un communiqué.

Le constructeur français Renault a annoncé précédemment que son conseil d’administration n’avait pas encore pris de décision à la suite d’une réunion décisive tenue à la demande de l’État français, principal actionnaire de Renault avec une participation de 15%.

Le gouvernement a mis en garde contre « toute hâte » concernant le projet de fusion 50/50.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué qu’il souhaitait une réunion du conseil d’administration mardi prochain après un voyage au Japon prévu pour le week-end, a annoncé une source proche de Renault.

Lors du vote au conseil d’administration mercredi soir au siège de Renault, près de Paris, tous les administrateurs étaient en faveur de la fusion, à l’exception d’un représentant des salariés affilié au puissant syndicat CGT et de deux représentants de Nissan – un partenaire de longue date de Renault – qui s’est abstenu, a ajouté la source.

Les deux administrateurs nommés par Nissan ont toutefois demandé « d’écrire dans le procès-verbal qu’ils diraient oui avec un peu plus de temps ».

Fiat Chrysler a déclaré: « La FCA reste fermement convaincue de la logique transformationnelle et convaincante d’une proposition largement appréciée depuis sa présentation, dont la structure et les termes ont été soigneusement équilibrés pour offrir des avantages substantiels à toutes les parties.

« Cependant, il est devenu évident que les conditions politiques en France n’existent pas à l’heure actuelle pour qu’une telle combinaison se déroule avec succès. »

Traduction : MIRASTNEWS

Source: AFP

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