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La guerre conventionnelle les dépassant, le Pentagone sort ses « obus nucléaires » !

Les Etats-Unis d’Amérique ont-ils l’intention d’irradier toute la planète sauf leur territoire national?

Au sommaire :

1- L’abaissement du seuil nucléaire

La reprise de la production d’obus et d’ogives nucléaires de faible puissance par les États-Unis confirme l’abaissement du seuil d’utilisation de l’arme atomique au niveau tactique, c’est-à-dire sur le champ de bataille,  par les stratèges militaires US.

Parmi les programmes relancés, figure l’obus atomique de 203 mm dérivé de la W79 Modèle 1. L’obus nucléaire US W79 Modèle 2 est actuellement produit au Texas. Ces obus au plutonium étaient destinés durant les années 80 au théâtre européen.

En plus clair, le Pentagone avait préconisé l’usage d’une artillerie lourde nucléaire dans les campagnes allemandes, françaises et polonaises ainsi qu’en Autriche et le nord de l’Italie pour tenter d’arrêter un éventuel déferlement de divisions blindées soviétiques en Europe occidentale. Ce scénario, assez effrayant, ne s’est heureusement jamais produit.

Les USA croient désormais pouvoir emporter une guerre thermonucléaire globale contre la Russie et la Chine ou tout autre adversaire alors que le résultat le plus probable d’une telle confrontation serait au mieux une sorte d’hiver nucléaire suivi d’un chaos apocalyptique.

Dans le cas d’une guerre globale entraînant l’usage de l’ensemble des arsenaux conventionnels et non conventionnels existants, l’espèce humaine ne sera pas anéantie et même entre 800 millions jusqu’à 2.8 milliards d’humains y survivront d’une façon ou d’une autre et il est fort probable qu’une certaine proportion d’entre eux continuera la guerre dans des conditions extrêmes marquées par des famines, des pandémies et la contamination radiologique des sols, de l’air et de l’eau.

Or, en acceptant maintenant l’idée de lancer des obus atomiques sur certaines zones en Syrie, sur le littoral iranien ou en Ukraine, ces nouveaux chevaliers de l’apocalypse ne savent pas sur quelle pente ils mènent un monde où le pôle de puissance a basculé à l’Est.

Les empires sont mortels. Certains semblent l’avoir totalement oublié.

Source : Strategika 51

2- La Grande Muette, contractualisée

En France , l’Armée de Terre envisage d’aller vers un recrutement d’officiers contractuels plus important dans les années à venir

Alors que le système de promotion interne concernant les officiers va être revu avec la disparition des recrutements « rang » et « semi-direct tardif » au profit d’un « concours professionnel » qui s’appellera « Voies des officiers de domaines de spécialités », le recrutement d’officiers contractuels pourrait bien prendre de l’ampleur dans les années qui viennent.

« La guerre de demain crée de nouveaux besoins de compétences, notamment dans le domaine de l’espace, de la cybernétique ou du renseignement. Ce sont là des compétences d’importance majeure, que nous devons avoir à l’esprit dans nos politiques de recrutement », a fait valoir le chef d’état-major [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Aussi, a-t-il continué, le « modèle de recrutement généraliste […] n’est certainement pas celui de demain. »

« Pour l’heure, dans les spécialités que j’évoquais, nous recrutons beaucoup d’officiers sous contrat, tout l’enjeu consistant à conserver ces spécialistes aussi longtemps que nous en avons besoin », car « je ne crois pas que ce soit à l’armée de Terre de former des spécialistes dans certaines matières, comme la cybernétique et, qu’à ce titre, un recrutement sous contrat pour une durée donnée me paraît pertinent », a expliqué le CEMAT.

Aussi, a-t-il estimé, « c’est dans ce sens qu’évolue le mode de recrutement des officiers et qu’il continuera à évoluer, c’est-à-dire que cette évolution est moins déterminée par les règles de gestion des personnels que par les besoins de l’armée de Terre. »

Source : Opex 360

3- Guerre de drones : anti-guerre allemands se rassemblent devant la base militaire US à Ramstein

Des milliers d’opposants allemands au déploiement militaire américain dans leur pays organisent un rassemblement devant la base aérienne américaine dans la ville de Ramstein, afin de dénoncer ce qu’ils appellent la « guerre de drones » illégale des États-Unis au Moyen-Orient.

Les activistes anti-guerre envisagent de participer à la manifestation, qui se déroulera du 23 juin au 1er juillet devant la base aérienne de l’armée américaine dans la ville de Ramstein dans l’ouest de l’Allemagne, ont annoncé à la presse les organisateurs de l’alliance « Stop Ramstein – No Drone War » basée à Berlin.

Les activistes ont l’intention de bloquer l’accès à la base aérienne de Ramstein et d’organiser d’autres actes lors de leur manifestation annuelle le mois prochain, ont annoncé les organisateurs.

Ils exigeront la fermeture de cette grande base aérienne américaine.

Reiner Braun, l’un des organisateurs de l’événement, a évoqué l’hypothèse de l’acheminement d’ogives nucléaires américaines dans la base militaire de Ramstein, qui pourrait selon lui aggraver la course d’armements sur le Vieux Continent.

Après le retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), il existe un risque que Washington reprenne la course aux armements avec Moscou et qu’il veuille de nouveau se servir de ses bases militaires en Europe, selon l’activiste allemand.

« Les activistes ont l’intention de centrer leur manifestation sur ce qu’ils qualifient de “guerre de drones illégale” au Moyen-Orient et ailleurs, ainsi que sur le projet du gouvernement allemand de doter son armée de drones armés », a déclaré Braun.

Juste à côté de la frontière franco-allemande, la base aérienne de Ramstein, qui appartient à l’armée US, possède un QG opérationnel qui soutient l’opération aérienne américaine dans les 51 pays indépendants en Europe, en Asie et en Afrique. Pendant les guerres irakienne et afghane, les soldats blessés américains étaient transférés vers cette base.

L’Allemagne héberge le plus grand nombre de bases militaires américaines dans le monde, 27 % des bases militaires américaines à l’étranger étant dans ce pays.

Environ 30 parlementaires allemands et européens participeront au rassemblement cette année, a déclaré Braun.

Source : PressTV 

« L’autorité militaire iranienne s’impose désormais »(experts militaires américains)

Les analystes militaires aux États-Unis n’en reviennent toujours pas : Comment se fait-il que l’Iran, pays contre qui Washington a entrepris depuis 40 ans les « pires sanctions de toute l’histoire » a pu défier l’industrie militaire US en abattant, l’un des plus invulnérables drones US? En effet, le RQ-4 Global Hawk réduit le jeudi 19 juin en mille morceaux, s’ajoute à la longue liste des « Patriot » israéliens ou saoudiens qui ratent coup sur coup les missiles ou encore les drones de la Résistance, aussi bien au Yémen, à Gaza ou encore en Syrie. De ce méga-revers, les analystes militaires américains ne peuvent se passer aussi facilement. Mêmes ceux de Fox News qui font partie des ennemis les plus farouches de l’Iran.

Sur cette même chaîne, l’expert en technologie militaire en Asie, Miguel Miranda ne peut s’empêcher de reconnaître que « le secteur militaro-industriel iranien a régulièrement progressé, depuis les années 90, dans quatre domaines particuliers et est désormais un leader régional » et ce, bien « aux côtés d’Israël et de la Turquie ». L’expert met l’accent surtout sur la technologie iranienne en matière de conception des systèmes sans pilote, d’armes légères et de petit calibre, d’artillerie et de missiles balistiques et autres munitions à guidage.

« L’Iran a démontré qu’il pouvait lancer des dizaines de missiles balistiques à courte portée, de moyenne portée, sur des cibles situées au-delà de ses frontières. Les innovations récentes des Iraniens incluent un missile de croisière avec une portée supérieure à 1.200 km », a dit Miguel Miranda en allusion au récent tir de missile de croisière iranien, Hoveyzeh. «Il va sans dire que la technologie balistique iranienne et les capacité de l’Iran à fabriquer les missiles devancent largement les États de la région. J’irais même plus loin : l’Iran peut produire des missiles anti-aériens à courte, moyenne et longue portée en masse ».

Miguel Miranda souligne plus loin que les drones iraniens constituaient une autre « belle réussite » dans la mesure où ils disposent de « tous les types d’avions espions portatifs à hélice, en passant par des modèles à longue endurance qui portent des bombes sur le célèbre « Saeqeh » et qui sont livrés avec des munitions ». L’analyste n’oublie pas de reconnaître en passant « le talent iranien à procéder à la rétro-ingénierie des drones US que le CGRI a capturés » pendant la guerre prolongée en Afghanistan. « Les Iraniens  ont ensuite tourné cette technologie à leur avantage ».

Toujours à l’antenne de Fox New, un autre spécialiste, le dénommé Jonathan Ruhe, directeur associé du Centre Gemunder pour la défense et la stratégie de l’Institut juif pour la sécurité nationale des États-Unis (JINSA), s’exprime sur le sujet : « L’Iran est devenu particulièrement habile à « mettre à profit de manière sophistiquée les vulnérabilités des États-Unis et de leurs alliés, vulnérabilité auxquelles figurent une défense navale et aérienne très lourde et ce avec de nombreux engins d’attaque, missiles et drones ».

Cet analyste Jonathan Ruhe souligne que « des décennies de sanctions ont forcé l’Iran à développer une industrie nationale d’armes importante, armes qui peuvent tout simplement donner beaucoup de mal aux forces américaines et alliées », a-t-il reconnu non sans tenter de minimiser les impacts d’une confrontation militaire USA/Iran à venir.

Fox News a par ailleurs commenté une information diffusée dimanche par le Washington Post selon laquelle les États-Unis auraient lancé le 20 joint une vaste cyberattaque contre les sites militaires du CGRI : « Les Iraniens n’ont pas reconnu cette attaque qui, même si elle est faite, ne devrait pas être trop importante. En effet, le Cyber ​​Command américain n’a aucune idée de l’ampleur des capacités informatiques de l’Iran et vu la méga surprise que fut pour tout le monde la destruction du RQ-4 cette semaine, ces capacités pourraient être bien plus larges que ce que nous en savons. Il y a huit ans le CGRI a capturé un RQ-170 sentinel américain et j’ai bien raison de croire que depuis cette date, l’Iran a bien avancé », a jouté cet expert.

Pour le reste, l’Iran a assuré, lundi 24 juin, n’avoir subi aucun dégât à la suite de « cyberattaques » qui ont été lancées, selon la presse américaine, contre des systèmes de défense iraniens par les Etats-Unis. Le ministre iranien des télécommunications, Mohammad Javad Azari-Jahromi a affirmé que cette opération avait échoué.

Source: Press TV

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