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Le bouclier antimissile européen de plusieurs milliards de dollars des Etats-Unis d’Amérique est rempli de trous – Rapports

© AFP 2019 / KIM JAE-HWAN

Un peu plus tôt, des responsables militaires de l’OTAN avaient déclaré qu’ils envisageaient d’améliorer les moyens de défense antimissile existants en Europe de l’Est pour intercepter les missiles balistiques et de croisière, malgré les assurances précédemment données selon lesquelles ces installations étaient destinées à des « États voyous » tels que la Corée du Nord et l’Iran.

Le réseau de défense antimissile des Etats-Unis d’Amérique Aegis Ashore en Europe de l’Est n’est que partiellement opérationnel, en raison de retards répétés, d’annulations et de défaillances des essais de missiles intercepteurs et de problèmes avec des sous-traitants en Pologne, a conclu un nouveau rapport du Government Accountability Office.

Selon le GAO, en 2018, seuls sept des onze essais en vol prévus ont été effectués. « En outre, » a indiqué le rapport, « en raison de problèmes de performance des entrepreneurs de construction, le complexe de système de défense antimissile Aegis Ashore – Pologne ne sera pas livré avant 18 mois au moins après la date prévue pour décembre 2018. »

Dans le cas du site en Pologne, le rapport indique que les responsables ont été confrontés à des problèmes répétés avec les entrepreneurs de construction, en dépit des multiples efforts déployés pour résoudre ces problèmes, notamment le déploiement de personnel clé sur le site, l’ajout d’un deuxième quart de travail et la retenue de certains frais d’adjudication aux entrepreneurs en raison des retards.

« En dépit de ces efforts, [l’Agence de défense antimissile] a constaté que les performances du contractant sont toujours particulièrement médiocres dans les domaines de la gestion de la construction, de l’identification, de la passation des marchés, de la livraison en temps utile de matériaux importants et de l’embauche en temps voulu de personnel possédant les compétences appropriées », indique le rapport.

En outre, l’agence aurait dû négocier avec le gouvernement polonais pour permettre aux puissants systèmes de radar du site Aegis de prendre en charge une gamme de fréquences radio précédemment réservées à un usage commercial.

En Roumanie, l’agence de défense antimissile serait encore en train de bricoler divers objets sur le site d’Aegis Ashore, notamment des systèmes de refroidissement défectueux, trois ans après la déclaration de mise en service du site.

© AFP 2019 / DANIEL MIHAILESCU
Des membres de l’armée des Etats-Unis d’Amérique nettoient le tapis rouge avant la cérémonie d’inauguration de la station anti-missile Aegis Ashore Romania des Etats-Unis d’Amérique (à l’arrière-plan) sur la base militaire de Deveselu, en Roumanie, le 12 mai 2016

GAO a également mis en garde sur le programme de tests choisi pour le système de défense antimissile, indiquant que la tendance à retarder les tests des capacités d’interception des clés jusqu’à ce que le système ait déjà été déclaré opérationnel peut entraîner une découverte tardive et coûteuse des problèmes de performances en bas de la route. Dans ses recommandations, l’agence propose de tirer parti des retards dans la construction de la base Aegis Ashore en Pologne pour effectuer davantage de tests.

Défense antimissile offensive

La Russie a critiqué les efforts déployés de longue date par les États-Unis d’Amérique pour mettre en place un système de défense antimissile en Europe orientale, affirmant que cette initiative pourrait saper la stabilité stratégique et que la base actuelle en Roumanie et celle en construction en Pologne étaient illégales aux termes du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF).

Selon des responsables russes, les plates-formes de lancement MK-41 utilisées par le système Aegis Ashore sont également capables de tirer des missiles de croisière Tomahawk équipés d’ogives nucléaires. Washington a démenti ces affirmations et assuré à Moscou qu’Aegis Ashore ne pourrait tirer que des « missiles d’interception défensifs ».

En 2016, le président russe Vladimir Poutine a averti que le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie avait obligé l’armée russe à viser le site pour qu’il soit détruit en cas de guerre.

© Photo: Ministère de la Défense de la Fédération de Russie
Lancement du missile balistique intercontinental Topol RS-12M. Fichier photo

Vendredi, le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a rencontré des responsables russes et leur a assuré que le système de défense antimissile est-européen était « dirigé contre les menaces extérieures à la zone euro-atlantique » et « pas… contre la Russie ». Cependant, le même jour, plusieurs responsables des Etats-Unis d’Amérique et actuels et anciens de l’OTAN ont déclaré au New York Times que l’Agence de défense antimissile des Etats-Unis d’Amérique avait déjà mené des études préliminaires sur la mise à niveau des systèmes Aegis Ashore afin d’intercepter les missiles balistiques et de croisière russes modernes malgré les tensions le destin de l’INF.

Washington a décidé d’abandonner le traité INF en février avec l’accord sur les armes signé en 1987 par l’Union soviétique et les États-Unis d’Amérique, qui interdisait le développement, le déploiement et les essais de missiles basés au sol dans une plage de 500 à 5 500 km, et servant de clé de voûte à la sécurité européenne depuis plus de 30 ans. Moscou a annoncé qu’il renoncerait au traité si les États-Unis d’Amérique ne renversaient pas leur cours le mois prochain.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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