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« Les États-Unis avaient demandé que l’Iran les laisse frapper des terrains vierges, histoire de se sauver la face »

Le CGRI a abattu un drone espion américain dans son espace aérien dans le golfe Persique. ©Twitter du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif

L’Iran a échappé à un piège mortel grâce à la clairvoyance! – MIRASTNEWS

Dans un article mis en ligne, la revue analytique américaine Forbes analyse les » intentions iraniennes » après le dévoilement de son système de cyberguerre, Sepehr 110. Ce système a été mis en service plus de deux semaines après la destruction dans le ciel du sud de l’Iran d’un drone MQ-4C (pour être plus précis) Global Hawk. On se rappelle la confusion avec laquelle les médias américains puis occidentaux ont réagi à cette information qui a mis au grand jour les failles des « bijoux » de la technologie militaire US d’une part mais aussi la performance de la DCA iranienne. Aussitôt après l’exposition par le CGRI des débris du drone en question, les États-Unis ont laissé entendre qu’ils avaient mené une cyberattaque contre le commandement de la DCA iranienne. Le résultat n’a certes pas été évoqué mais tout a porté à croire que là aussi les Américains avaient échoué. Forbes croit que le Spehr 110 est conçu pour contrer toute cyberattaque contre les unités de commandement et de contrôle du CGRI :  » c’est un système anti-écoute, ani-Hach et anti-leurre et anti-brouillage, souligne Forbes. Et Forbes de conclure : le message de Téhéran est clair. Les failles des forces militaires iraniennes en matière de cyberdéfense n’existent plus. Évidemment c’est le temps qui montrera si oui ou non la technologie iranienne a réussi. Mais une chose est sûre, l’infiltration du drone espion américain dans le ciel iranien commence à apporter ses fruits pour l’Iran ». 

Quelques heures après que l’Iran a dévoilé son Spehr 110, le commandant en chef de l’Organisation de la défense passive de la RII est revenu sur la destruction du drone Global Hawk américain le 20  juin au sud de l’Iran. Il a affirmé qu’un « avertissement sévère » de la part de l’Iran avait poussé les États-Unis à renoncer à un plan carrément fou lequel consistait à « frapper des cibles sans importance sur le sol iranien, façon de sauver la face ».

Le 20 juin, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a abattu un MQ-4C Global Hawk qui s’était introduit dans l’espace aérien iranien. Dans un tweet publié quelques heures après l’incident, Donald Trump a déclaré qu’il avait initialement approuvé des frappes militaires contre l’Iran, mais qu’il les avait annulées 10 minutes avant leur lancement.

Dimanche 7 juillet, le général de brigade Gholamreza Jalali, le président de l’Organisation de la défense passive, a reconnu que les États-Unis avaient transmis via un intermédiaire diplomatique un message à Téhéran selon lequel ils demandaient l’autorisation iranienne pour mener « une opération limitée sur un terrain vague ou des cibles sans importance en Iran et ce, pour sauver la face ». Les USA demandaient à ce que Téhéran se prête à ce scénario et qu’il évite de riposter. Et la réponse de l’Iran : « La réponse de la République islamique a été catégorique. Le moindre agissement contre le sol iranien déclencherait une riposte militaire d’envergure voire une guerre et ce sera l’Iran qui en définira les termes, le début et la fin. Et bien depuis cette annonce on travaille là dessus. »

Il y a une semaine, les experts américains annonçaient que l’Iran ne pourrait rien tirer de son « trophée » : « Les éléments critiques… dont les Iraniens pourraient bénéficier ne sont pas les éléments structurels de l’avion ; il n’y a rien de classifié à ce sujet », avait déclaré le général à la retraite David Deptula, doyen de l’Institut Mitchell de l’AFA, au magazine Air Force. “L’ampleur des dégâts provoqués par l’explosion d’un missile sol-air, qui détruit le matériel, et la descente qui en résulte, jusqu’à 15240 mètres d’altitude, en s’écrasant ensuite dans l’océan, causerait trop de dégâts pour qu’ils soient utiles, avait ajouté  Deptula.

Et pourtant, ce que l’Iran vient de dévoiler en termes de cyber-défense prouve bien le contraire. MQ-4C commence à nous livrer ses secrets, a reconnu une source militaire à Téhéran.  Le drone que l’Iran a abattu était ciblé par le système de défense aérienne indien Khordad 3 de l’Iran. Les opérateurs ont reçu des avertissements de la part du CGRI pour quitter l’espace aérien iranien avant que celui-ci ne soit abattu.

Et le président de l’Organisation de la défense passive de la RII d’ajouter:  » Au contraire de ce qu’ont prétendu les Américains au sujet de l’efficacité de leurs cyberattaques contre les infrastructures iraniennes, je tiens à vous informer et à les informer que la vérité est bien inverse.  98% des infrastructures US sont des cyber structures et partant sont bien vulnérables. Quant à l’Ira, il sera bien se défendre en la matière et tirer leçon de ses récents exploits ». .

Source: Press TV

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