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Les Etats-Unis d’Amérique et l’Occident cherchent-ils la guerre avec l’Iran ou jouent-ils à l’apprenti sorcier? (EN CONTINU)

© Raheb Homavandi Source: Reuters
La centrale nucléaire de Bouchehr en 2010 (image d’illustration)

L’Iran commence à enrichir l’uranium au-delà de la limite autorisée par le pacte (EN CONTINU)

L’Iran a déclaré avoir dépassé le seuil d’enrichissement d’uranium autorisé par l’accord sur son programme nucléaire conclu en 2015. Téhéran menace de s’affranchir d’autres obligations «dans 60 jours».

 

  • A son tour, l’Union européenne a appelé l’Iran à «cesser »toutes ses activités d’enrichissement d’uranium contraires aux engagements pris dans l’accord sur le nucléaire.

  • L’Iran enrichit depuis ce 8 juillet de l’uranium à plus de 4,5%, a fait savoir l’agence iranienne Isna, en citant le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) : «Ce matin, l’Iran a passé le seuil de 4,5% pour l’enrichissement de l’uranium.» Téhéran avait annoncé la veille avoir commencé à enrichir ce minerai à un degré supérieur à la limite de 3,67% imposée par l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015.

  • Le Kremlin s’est dit «inquiet» de la décision de Téhéran de commencer à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord international sur son programme nucléaire.

    «La Russie entend avant tout poursuivre le dialogue et les efforts sur le front diplomatique», a ajouté aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, accusant les Etats-Unis d’être responsables des tensions actuelles.

  • Un porte-parole de l’agence nucléaire iranienne a annoncé que Téhéran avait dépassé la limite d’enrichissement d’uranium de 3,67% fixée par le pacte de 2015.

  • Téhéran a mis en garde le 8 juillet les Européens contre toute escalade dans leur réaction aux mesures prises par l’Iran pour réduire ses engagements  vis-à-vis de la communauté internationale dans le cadre de son programme nucléaire.

    Si Paris, Londres et Berlin, parties à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, devaient «se comporter de manière étrange et inattendue alors nous sauterions toutes les étapes suivantes [du plan de réduction des engagements annoncé en mai] et nous mettrions en œuvre la dernière», a ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi. Il n’a pas précisé la nature de cette ultime «étape».

  • Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a promis ce 7 juillet à l’Iran «plus d’isolation et de sanctions» après la confirmation par Téhéran que la République islamique allait commencer à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé, malgré le désaccord de la communauté internationale.

    «Le dernier développement du programme nucléaire iranien conduira à plus d’isolation et de sanctions. Les nations devraient revenir à l’ancienne politique qui interdisait l’enrichissement pour le programme nucléaire iranien. Le régime iranien, équipé d’armes nucléaires, constituerait une menace encore plus grande pour le monde», a tweeté le secrétaire d’Etat américain.

  • La France a fait part de sa «grande inquiétude» ce 7 juillet après l’annonce par l’Iran qu’il commençait à enrichir de l’uranium à un taux prohibé par l’accord nucléaire de Vienne et l’a appelé à cesser toute activité «non conforme» à ce texte.

    «Nous demandons fermement à l’Iran de mettre un terme à toutes les activités non conformes à ses engagements au titre du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action)», a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.

  • A son tour, l’Allemagne «incite fermement» l’Iran à cesser l’enrichissement d’uranium.

  • Londres appelle Téhéran à «arrêter immédiatement» l’enrichissement de l’uranium au-dessus de 3,67%.

  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a qualifié ce 7 juillet de développement «très dangereux» l’annonce par l’Iran qu’il commencerait ce jour à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord sur son programme nucléaire conclu en 2015.

  • Pour RT France, Kourosh Shamlou, avocat, revient sur les tensions entre Téhéran et Washington alors que l’Iran s’apprête à enrichir l’uranium au-delà de la limite autorisée par l’accord sur le nucléaire de 2015.

    «Il suffit d’un petit dérapage pour qu’une guerre commence», estime-t-il.

  • L’Iran menace également de s’affranchir d’autres obligations «dans 60 jours», à moins qu’une «solution» soit trouvée avec ses partenaires dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien pour répondre à ses demandes.

  • «Sur ordre reçu du président [Hassan Rohani], la deuxième phase [du plan de réduction des engagements de l’Iran] a commencé aujourd’hui», a déclaré le matin du 7 juillet à la presse Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

    «Dans quelques heures», le temps de régler quelques détails techniques, l’Iran reprendra «l’enrichissement [de l’uranium] au-dessus de 3,67%», a ajouté Behrouz Kamalvandi, sans donner de chiffre précis quant au nouveau taux retenu par Téhéran pour ses activités d’enrichissement.

  • Le 6 juillet, lors d’ un entretien téléphonique de plus d’une heure, le président français Emmanuel Macron a fait part à son homologue iranien Hassan Rohani de sa «forte préoccupation face au risque d’affaiblissement de l’accord [nucléaire iranien et des] conséquences qui s’en suivraient nécessairement», selon la présidence française.

    En même temps, Emmanuel Macron a dit vouloir «explorer d’ici au 15 juillet les conditions d’une reprise du dialogue avec toutes les parties».

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé le 3 juillet que Téhéran allait enrichir l’uranium 235 à un niveau de pureté supérieur à 3,67%, la limite imposée par l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en juillet 2015.

C’est un des éléments de la riposte iranienne à la décision annoncée en mai 2018 par le président américain Donald Trump de sortir unilatéralement les Etats-Unis de ce pacte, et de rétablir les sanctions américaines contre l’Iran qui avaient été levées en vertu de l’accord.

Lire aussi : Dépassement de limite d’uranium : la Russie appelle l’Iran à «ne pas céder à l’émotion»

Source: RT France

Le pétrolier norvégien Andrea Victory veut accoster dans un port iranien

Le pétrolier Andrea Victory au large de Fujaïrah le 13 mai 2019. (Archives)

Le pétrolier norvégien saboté le 12 mai dans les eaux territoriales de Fujaïrah, MT Andrea Victory se dirige vers l’Iran. C’est Bloomberg qui a annoncé l’information sans se donner la peine de rappeler à quel point les Etats-Unis ont mis à profit les actes de sabotage visant les quatre superpétroliers pour en rendre responsable l’Iran et dans la foulée, justifier leur guerre anti-iranienne. Or après avoir été réparé, le pétrolier norvégien est en route pour l’Iran. 

Le pétrolier enregistré en Norvège, le MT Andrea Victory avait été endommagé le 12 mai. Après avoir été réparé et chargé sur le port de Rachid à Dubaï, le navire précité qui transporte du carburant se dirige vers l’Iran depuis les eaux du Nord du golfe Persique.

Andrea Victory est maintenant opérationnel et se rend au port iranien Imam Khomeiny depuis Oman. Dans le même temps, le site web américain Bloomberg a confirmé que le pétrolier norvégien naviguait dans le nord du golfe Persique et désignait Bandar Imam Khomeiny, en Iran comme destination. Le ministère émirati des Affaires étrangères a confirmé, après un démenti initial que plusieurs navires marchands avaient été visés par une attaque de « sabotage » au large de leurs eaux territoriales dans le golfe Persique.

Selon Bloomberg, le type de produit pétrolier que le navire-citerne norvégien transporte n’est pas encore connu.

Selon le ministre saoudien de l’Énergie Khalid Al-Falih, cité par l’agence officielle SPA, quatre pétroliers saoudiens ont été touchés le dimanche 12 mai vers 6 h, heure locale, au large des côtes de l’émirat de Fujaïrah, alors qu’ils étaient sur le point de pénétrer dans le golfe d’Oman ».

Malgré le démenti du gouvernement des Émirats arabes unis, des témoins ont souligné que des explosions avaient eu lieu. Certains médias étaient même allés plus loin en identifiant comme suit un certain nombre de pétroliers touchés par les explosions : le pétrolier Al Marzouqah (9165762), le pétrolier AMJAD (9779800), le pétrolier Al-Miraj (9394741), le pétrolier A.MICHEL (9177674) et le pétrolier FNSA10 (9432074) font partie des pétroliers endommagés lors des explosions.

Le port de Fujaïrah constitue le plus important port d’exportation du pétrole des Émirats arabes unis, qui exporte 1,8 million de barils de brut par jour.

Source: Press TV

 

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