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L’Iran met en garde le Royaume-Uni contre les « conséquences » de la saisie de pétroliers

Le président iranien Hassan Rouhani prend la parole devant un gouvernement réuni à Téhéran le 10 juillet 2019. (Photo by president.ir)

Le président Hassan Rouhani met le Royaume-Uni en garde contre les «conséquences» de sa récente saisie d’un supertanker iranien.

« Je rappelle aux Britanniques, » a averti Rouhani mercredi, « C’est vous qui initiez l’insécurité, et vous allez en réaliser les conséquences à l’avenir. »

Rouhani, prenant la parole devant un gouvernement réuni à Téhéran, a qualifié cette action de « très juvénile, odieuse et injustifiée » et « à leur détriment [de la Grande-Bretagne] », soulignant que tous les efforts internationaux devraient plutôt être axés sur la sécurité maritime.

Le pétrolier Grace 1 a été pris d’assaut par des marines britanniques et des agences portuaires de Gibraltar la semaine dernière, car il aurait transporté du pétrole vers la Syrie, ce qui constituerait une violation des sanctions imposées par l’Union européenne à l’encontre du pays arabe.

L’Iran a condamné cette saisie illégale de « piraterie maritime » et a fait appel à trois reprises à l’ambassadeur du Royaume-Uni pour lui faire part de sa protestation à la suite de la confiscation.

Rouhani a ajouté que les forces britanniques avaient pris la décision « pour le compte de quelqu’un d’autre », faisant référence à divers comptes, dont une déclaration du ministère espagnol des Affaires étrangères, révélant que le Royaume-Uni avait procédé à la confiscation à la demande des Etats-Unis d’Amérique.

Il a également noté que le Royaume-Uni avait saisi le navire à l’intérieur d’un territoire qui lui-même avait été saisi d’Espagne, ajoutant que la population espagnole avait également déploré le coup.

Rouhani a également évoqué une violation par un drone des Etats-Unis d’Amérique de l’espace aérien iranien le mois dernier, affirmant que l’incursion était « bien sûr une réponse décisive ». Le drone a été abattu par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC).

Réactions nucléaires iraniennes

Par ailleurs, le chef de l’exécutif a commenté les mesures prises par l’Iran en réponse au non-engagement des autres parties en faveur d’un accord nucléaire multilatéral avec la République islamique.

L’Iran a mis en place des contre-mesures en mai en réaction au retrait des États-Unis d’Amérique de l’accord de 2015. Les réponses visaient également à inciter les parties européennes de l’accord à s’acquitter de leur côté de l’accord en compensant les interdictions anti-iraniennes de Washington.

Les contre-mesures ont vu Téhéran dépasser le plafond de 3,67% fixé par l’accord sur le niveau d’enrichissement en uranium et le plafond de 130 tons placé sur son réservoir d’eau lourde.

L’Iran a accepté les limites volontairement dans le cadre de l’accord, bien que l’organe de surveillance nucléaire de l’ONU ne l’oblige pas à s’engager à respecter de telles restrictions.

Rouhani a déclaré: «Ils ne fournissent aucune raison pour laquelle l’Iran ne devrait pas s’engager dans l’enrichissement. Ils disent simplement ‘c’est mauvais’ ou les intentions des ‘Iraniens’ sont mauvaises ».

Il a également soulevé des questions sur l’affirmation selon laquelle les activités d’enrichissement – qui comportent une multitude d’avantages médicaux et technologiques pacifiques – sont «mauvaises pour l’Iran et bonnes pour les autres».

Le président a également déclaré que les réponses de l’Iran au refus des autres pays d’honorer leurs engagements nucléaires « seront progressives, mais exponentielles ».

Il a toutefois précisé que l’objectif principal des contre-mesures était d’inviter les autres à préserver l’accord et à respecter les conventions internationales, rappelant que l’accord avait été approuvé sous la forme d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies et devait être respecté en conséquence.

« JCPOA inquiète Israël, alors c’est une bonne affaire »

Toujours en train de traiter de la question de l’accord nucléaire, qui est officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), Rouhani a évoqué les « préoccupations » d’Israël au sujet de cet accord.

Il a cité l’aveu même de Tel-Aviv selon lequel elle aurait fait pression sur Washington pour qu’il quitte le JCPOA.

« Si un accord inquiète le pire ennemi des musulmans de la région, à savoir les sionistes, il doit être un accord puissant. »

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

Navires US: l’Iran ne restera pas les bras croisés

Navires US: l’Iran ne restera pas les bras croisés

Plus d’une semaine après l’interception du pétrolier Grace-1 dans les eaux internationales de Gibraltar, les États-Unis annoncent la formation d’une « coalition maritime anti-iranienne » dans le golfe Persique et en mer Rouge. Comment peut-on analyser cette escalade des tensions ?

Selon les analystes, non seulement Washington pousse ses allié à pirater les pétroliers iraniens, mais il participe à une militarisation volontaire du golfe Persique et de la mer Rouge, alors que l’Iran a promis de riposter à la détention de ses barils de pétrole.

Ce mercredi 10 juillet, le président iranien a mis en garde la Grande-Bretagne contre « un acte fou », propre à « faire voler en éclat la sécurité régionale et internationale ».

Robert Bibeau, éditeur du webmagazine Les 7 du Québec, s’exprime sur le sujet.

Source: Press TV

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