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Riposte du CGRI ? L’Iran annonce avoir «confisqué» un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz (EN CONTINU)

© Stephen Hird Source: Reuters
Image d’illustration.

Accusant le Stena Impero, un pétrolier britannique, de ne pas avoir respecté le code maritime international, les Gardiens de la révolution l’ont dérouté vers l’Iran. Un deuxième navire aurait été saisi selon Londres, ce que n’a pas confirmé Téhéran.

  • Le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt va assister dans la soirée à une réunion d’urgence pour examiner «ce que nous savons et ce que nous pouvons faire pour sécuriser rapidement la libération des deux navires». L’ambassadeur britannique est aussi «en contact» avec le ministère iranien des Affaires étrangères pour «régler la situation».

    Les équipages des deux navires «sont composés de plusieurs nationalités, mais de ce que nous avons compris, il n’y a pas de citoyens britanniques à leur bord», a précisé le chef de la diplomatie britannique.

  • Le Royaume-Uni s’est dit «extrêmement préoccupé» par «la saisie inacceptable […] de deux navires» par l’Iran. Selon le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt, un second navire, le Mesdar a également été saisi par Téhéran. Les autorités iraniennes n’ont pas confirmé l’information.

    Julian Borger

    @julianborger

    UK foreign secretary Jeremy Hunt confirms that the Mesdar has also been seized.

    Les Etats-Unis ont dénoncé la «surenchère de la violence» de l’Iran après que les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir «confisqué» un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz.

    Le président américain Donald Trump a par ailleurs laissé entendre à des journalistes, depuis la Maison Blanche, que Téhéran pourrait avoir arraisonné un second navire. «Il pourrait y en avoir un, il pourrait y en avoir deux», a-t-il déclaré, sans davantage de précision.

    Selon la chaîne CNN, citant un responsable américain, l’Iran a arraisonné un second pétrolier britannique battant pavillon libérien, le MV Mesdar. Donald Trump a assuré que les Etats-Unis «échangeront» et «travailleront avec le Royaume-Uni» au sujet du pétrolier britannique.

Steve Herman

@W7VOA

“We heard one, we heard two” of seizing oil tankers today, says @POTUS in reply to my question. But he declines to say if this crosses a line and how US will respond except to say there’s an agreement US has with on maritime security.

Les Gardiens de la Révolution islamique ont annoncé dans la soirée du 19 juillet avoir «confisqué» un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d’Ormuz. Le bâtiment a été arraisonné par la force navale iranienne pour «non respect du code maritime international […] à la demande de l’Autorité portuaire et maritime de la province de l’Hormozgan», est-il précisé dans un communiqué publié sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.

Le pétrolier britannique «a été amené jusqu’à la côte après sa saisie et remis à l’Autorité afin [que puissent commencer] la procédure légale et l’enquête», précisent les Gardiens dans leur communiqué. Selon les données de suivi maritime, le Stena Impero se dirigeait vers l’Arabie saoudite mais a quitté les voies maritimes internationales pour se rendre en direction du nord, vers l’île iranienne de Qechm.

L’armateur à qui appartient le Stena Impero a publié un communiqué pour expliquer que le navire «avait été approché par des embarcations non identifiées et un hélicoptère lors de son transit dans le détroit d’Ormuz, alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales», précisant ne pas être en mesure de contacter le navire, qui se dirige désormais vers l’Iran. Les autorités britanniques ont de leur côté déclaré qu’elles «évaluaient la situation à la suite de rapports faisant état d’un incident dans le Golfe».

L’annonce de la saisie du Stena Impero survient quelques heures après que la Cour suprême de Gibraltar a décidé de prolonger de 30 jours l’immobilisation du pétrolier iranien Grace 1. Bâtiment de 330 mètres d’une capacité de deux millions de barils, le Grace 1 avait été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d’un détachement de Royal Marines britanniques. Les autorités de Gibraltar le soupçonnent d’avoir voulu livrer du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions européennes contre Damas.

Une accusation que Téhéran nie, dénonçant un acte de «piraterie» envers le navire chargé de 2,1 millions de barils de brut. Le président iranien Hassan Rohani avait mis en garde le 10 juillet le Royaume-Uni, en évoquant des «conséquences» après l’arraisonnement du Grace 1. Un haut responsable des Gardiens de la révolution a quant à lui assuré que Washington et Londres «regretteront amèrement» la saisie de ce pétrolier.

Lire aussi : L’Iran publie une vidéo et affirme qu’«aucun drone n’a été abattu» par Washington (VIDEO

Source: RT France

L’Iran intercepte un pétrolier britannique dans le golfe Persique

Des vedettes de la force navale du CGRI. (Archives)

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a fait part de l’arraisonnement d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Hormuz.

Selon l’agence de presse Tasnim qui se réfère au site d’information Sepah News, le pétrolier Stena Impero, qui traversait le détroit d’Hormuz, a été arraisonné par la flotte de la zone 1 du CGRI parce qu’il violait les lois internationales de navigation. Le rapport ajoute que l’arraisonnement de ce pétrolier s’est fait à la demande de l’Organisation des ports et de la navigation de la province de Hormozgan (sud du pays).

Après son arraisonnement, le pétrolier en question a été orienté vers les côtes iraniennes, avant d’être livré à l’Organisation des ports et de la navigation, pour passer la procédure légale habituelle et des inspections nécessaires.

Source : Press TV

Pourquoi Trump a-t-il eu besoin de mentir?

Les manœuvres Grand Prophète-12 sur l’île de Qeshm dans le sud de l’Iran, le 22 décembre 2018. ©Tasnim News

Les allégations délirantes de Donald Trump sur le crash d’un drone iranien prouvent avant tout que le président américain est encore sous le choc après la destruction par l’Iran d’un drone d’espionnage de l’US Navy dans les eaux iraniennes du golfe Persique.

Le président américain Donald Trump a prétendu que l’USS Boxer aurait abattu un drone iranien qui s’était approché dangereusement après avoir ignoré de multiples appels à s’éloigner du vaisseau jeudi au-dessus du détroit d’Hormuz.

Dans un communiqué, le Pentagone a indiqué pour sa part que « vers 10 h heure locale (5 h 30 GMT), jeudi, le Boxer a pris des mesures défensives contre un drone qui s’était approché à une distance menaçante alors que le navire passait le détroit d’Hormuz ». Le communiqué ne précise ni la nationalité présumée du drone ni ce qu’il en est advenu. Cela veut dire que même le département de la Défense US n’a pas accepté de confirmer les allégations hallucinées de Trump concernant la destruction d’un drone iranien.

Trump, encore sous le choc après la destruction du Global Hawk

Les déclarations illusoires du président américain Donald Trump au sujet de la destruction par l’Iran du drone espion US témoignent du fait que ce dernier est encore choqué par cet incident survenu il y a plus d’un mois. En effet, le président US et d’autres hommes d’État du pays savent très bien qu’en raison de l’absence d’une riposte de Washington à l’action vaillante et ferme du CGRI contre le drone espion US qui violait l’espace aérien iranien, la soi-disant puissance des États-Unis a été discréditée auprès de l’opinion publique mondiale ; ils forgent donc de gros mensonges infondés pour tenter de redorer leur blason.

Ces tentatives infructueuses pour retrouver leur lustre perdu interviennent alors que le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a souligné lors d’un récent entretien avec la chaîne Al-Manar que les craintes des États-Unis quant aux conséquences des mesures de représailles étaient la raison principale de l’inaction US face à la destruction de leur drone espion par le CGRI.

Guerre médiatique contre la RII

Un autre objectif poursuivi par le président américain est de lancer une guerre médiatique et de propagande contre l’Iran. Il cherche en effet à obtenir sur le plan politique et médiatique ce qu’il n’a pas pu obtenir contre l’Iran sur le terrain. Autrement dit, Donald Trump tente de déclencher une vaste guerre médiatique contre l’Iran afin de camoufler l’excessive faiblesse militaire US face à la RII.

Cette décision du président des États-Unis indique que la Maison-Blanche est sujette à une forte pression psychologique à cause du pouvoir militaire croissant de la République islamique d’Iran, d’autant plus que les sanctions sévères qu’elle a infligées à Téhéran au cours des derniers mois n’ont pas pu changer les politiques et les stratégies fondamentales de l’Iran.

« En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones envoyés dans le golfe Persique et le détroit d’Hormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base », a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées de la RII Abolfazl Shekarchi, cité vendredi par l’agence Tasnim.

Créer la tension et l’insécurité dans le golfe Persique

Un autre objectif important des hommes d’État américains, à leur tête Donald Trump, est de faire monter la tension et d’accroître l’insécurité dans la région du golfe Persique. Évidemment, les allégations sans fondement du président US à propos de la destruction d’un drone iranien par l’US Navy ne sont pas sans rapport avec les tentatives américaines d’engendrer la tension et les troubles dans la région sensible du golfe Persique et le détroit stratégique d’Hormuz. C’est la méthode suivie par les Américains et leurs alliés occidentaux, qui consiste à recourir à des guerres psychologique, médiatique et de propagande pour insécuriser cette zone importante ; c’est ainsi qu’ils pourront continuer à déplumer les dirigeants rétrogrades du monde arabe, à leur tête l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ils pourront aussi battre le record de ventes d’armements militaires dans le monde.

En tout état de cause, il est clair que les allégations fallacieuses et hallucinantes des autorités américaines à l’encontre de l’Iran ne peuvent nullement les aider à faire pression sur Téhéran pour qu’il revienne sur ses positions de principe ; par contre, elles dévoileront au grand jour la vraie image de Washington auprès de l’opinion publique mondiale.

Source: Press TV

L’IRGC déclare avoir capturé un pétrolier britannique dans le détroit d’Hormuz

Le navire Stena Impero battant pavillon britannique (photo de fichier)

Le Corps iranien des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a déclaré avoir capturé un pétrolier britannique pour avoir enfreint le droit maritime international alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz.

Le département des relations publiques de l’IRGC a déclaré vendredi dans une déclaration que le navire appelé « Stena Impero » avait été saisi « à la demande de l’organisation portuaire et maritime d’Hormozgan lors de son passage dans le détroit d’Hormuz, pour non-respect des règles maritimes internationales ».

Le pétrolier a été transféré sur la côte pour subir les poursuites judiciaires requises, a ajouté le communiqué.

La Northern Marine Management, propriétaire du Stena Impero, a déclaré que le navire transportait 23 membres d’équipage.

« Northern Marine Management n’a pas pu établir de contact direct avec le navire depuis qu’il a été informé de l’incident vers 16 h 00, aujourd’hui, le 19 juillet 2019 », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Parlant plus tard avec l’agence de presse officielle iranienne, IRNA, un responsable militaire non informé a déclaré que le navire avait enfreint la réglementation maritime internationale en franchissant un passage maritime interdit dans le détroit, en éteignant les signaux de suivi et en ignorant les avertissements émis par les autorités iraniennes.

« Le pétrolier avait éteint son dispositif de suivi et ignoré plusieurs avertissements du CGRI avant d’être mis en fourrière », a déclaré la source à IRNA.

Un responsable informé de l’Organisation des ports et de la marine iranienne a déclaré qu’outre les infractions susmentionnées, le navire avait également « libéré des résidus de pétrole de ses pétroliers dans le golfe Persique ».

L’officier maritime iranien non identifié a souligné que les nombreuses infractions du navire constituaient une violation de la notion de « passage inoffensif », qui faisait référence à une loi maritime relative au passage de navires dans les eaux territoriales d’un autre État.

Le gouvernement britannique a ajourné une importante réunion du cabinet d’urgence avec les représentants de la COBRA présents pour évaluer l’évolution de la situation.

Dans le même temps, le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a déclaré qu’un deuxième navire avait également été mis en fourrière. Il a décrit la capture des deux pétroliers comme « inacceptable ».

Par la suite, des sources militaires iraniennes informées ont déclaré que le Mesdar, le deuxième pétrolier sous pavillon britannique détenu par le Royaume-Uni, avait été autorisé à poursuivre sa route comme prévu après avoir été informé du « concept de passage inoffensif et du respect de la réglementation environnementale ».

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

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