A la Une

Comme pour le bouclier antimissiles en Europe, la Russie en danger – Les Etats-Unis vont déployer des troupes en Arabie Saoudite pour contrer l’Iran

© Spencer Platt/Getty Images Amérique du Nord Source: AFP
Des soldats américains lors du Memorial Day, le 27 mai 2019, à Naugatuck (Connecticut), aux Etats-Unis (image d’illustration).

Selon CNN, le Pentagone s’apprêterait à déployer 500 soldats supplémentaires en Arabie Saoudite pour contrer la menace iranienne. Une annonce non confirmée par l’exécutif américain alors que la monarchie dérange de plus en plus outre-Atlantique.

Selon les informations de la chaîne américaine CNN, le Pentagone se préparerait à déployer 500 soldats en Arabie saoudite, afin de renforcer sa présence au Moyen-Orient, pour faire face à l’escalade des tensions avec l’Iran. Le média étasunien cite deux responsables américains du ministère de la Défense souhaitant conserver l’anonymat. Les troupes devraient stationner sur la base aérienne de Prince Sultan, à proximité de la capitale Riyad, mais surtout du Golfe Persique, qui cristallise pour le moment toutes ces tensions. Le New York Times a confirmé l’information le 18 juillet.

Rebecca Rebarich, porte-parole du Pentagone, a elle expliqué au quotidien américain qu’il n’y avait pas «d’annonce officielle» d’un déploiement, mais que les militaires américains «travaillent continuellement à la gestion de sa posture de force dans la région et continuera à le faire en coopération avec [ses] partenaires et alliés dans la région». Présent sur la base aérienne de Prince Sultan, le chef du commandement central américain, le général Kenneth McKenzie, s’est refusé à tout commentaire sur ce possible déploiement de troupes.

De son côté, un porte-parole du ministère saoudien de la Défense, cité par l’agence de presse officielle SPA, a précisé que «le roi Salman (…) a donné son accord pour accueillir des forces américaines afin d’accroître le niveau mutuel de coopération pour défendre la sécurité de la région et sa stabilité, et garantir la paix». Ce serait la première fois, depuis l’invasion de l’Irak en 2003, que des troupes américaines stationneraient dans la monarchie wahhabite

La menace iranienne

Les 500 soldats qui formeraient ce contingent rejoindraient un petit groupe de militaires et de personnels de soutien déjà présents sur place. Il y a un mois, à la mi-juin, le Pentagone avait annoncé l’envoi de 1 000 soldats dans la région, à des fins défensives. «Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit avec l’Iran […] L’action entreprise aujourd’hui vise à garantir la sécurité et le bien-être de nos militaires déployés dans la région et à protéger nos intérêts nationaux», avait déclaré l’ancien secrétaire à la Défense américain par intérim, Patrick Shanahan, peu après l’annonce.

«L’Iran ferait mieux de faire attention. Ils marchent sur un territoire très dangereux. Iran, si vous écoutez, vous feriez mieux de faire attention», a lancé aux journalistes le président américain, Donald Trump, le 18 juillet.

Après des différends sur l’accord nucléaire signé à Vienne en 2015, ayant débouchés sur un renforcement des sanctions économiques de la part des Américains, les tensions ne cessent de s’exacerber entre les Etats-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz, zone par laquelle transite une grande partie du brut mondial transporté par voie maritime.

Dernier événement en date : les Etats-Unis ont annoncé avoir abattu un drone iranien au dessus du détroit d’Ormuz lors d’une «une action défensive», le 18 juillet, ce que l’Iran a démenti dès le lendemain, publiant une vidéo qui réfuterait, selon les Gardiens de la révolution, la version américaine.

Le problème saoudien

Néanmoins, l’exécutif américain se trouve de plus en plus contesté du fait de ses liens avec la monarchie des Saoud. L’annonce du déploiement intervient alors que certains membres du Congrès expriment une certaine frustration quant à la réponse de Donald Trump à l’Arabie saoudite et ses liens avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane, après l’assassinat du chroniqueur saoudien du Washington Post, Jamal Khashoggi.

La campagne militaire menée au Yémen contre les Houthis, qui a débouché sur «la pire crise humanitaire au monde» selon l’ONU, est également en cause. Le 17 juillet, la Chambre des représentants avait bloqué des ventes d’armes au royaume wahhabite, bien que le 45e président des Etats-Unis puisse passer outre cette décision. Plus tôt dans l’année, le Congrès avait approuvé une résolution visant à mettre fin au soutien militaire américain à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen.

Alexis Le Meur

Lire aussi : Les Etats-Unis ont-ils abattu leur propre drone au-dessus du détroit d’Ormuz ?

Source: RT France

Poutine liste les menaces qui pèsent sur le monde à cause de la confrontation irano-américaine

© Sputnik . Alexey Nikolski

Préoccupé par la détérioration des relations entre Washington et Téhéran, Vladimir Poutine estime que celle-ci pourrait nuire à plusieurs pays, dont certains voisins de la Russie, et déstabiliser la situation autour de l’Iran, a-t-il affirmé dans un entretien avec le réalisateur Oliver Stone.

Dans une interview accordée le 19 juin au cinéaste Oliver Stone, Vladimir Poutine a réagi aux tensions qui persistent entre Washington et Téhéran. Le texte de l’entretien avec le Président russe a été publié sur le site du Kremlin.

«Cela peut déstabiliser la situation autour de l’Iran, toucher certains pays avec lesquels nous avons des relations très proches, très étroites, provoquer de nouvelles vagues importantes d’immigrés, causer des dégâts essentiels à l’économie et l’énergie mondiales», a estimé Vladimir Poutine.

Il a tenu à souligner que cette situation soulevait des préoccupations en Russie, puisque «cela se poursuit à proximité de nos frontières». Et de poursuivre:

«Voici pourquoi nous saluerions tout avancement de l’un vers l’autre entre les États-Unis et l’Iran. Une simple exacerbation de la situation ne profitera à personne. Ni même aux États-Unis, à mon avis. Ce n’est qu’au premier regard qu’il n’y a que des avantages, toutefois il y aura aussi des inconvénients. Ils faut [en] prendre compte», a conclu le chef de l’État russe.

Relations tendues depuis plus d’un an

Les relations entre Washington et Téhéran se sont tendues après la décision de Donald Trump de retirer son pays du Plan d’action global commun (JCPoA) en mai 2018 et la destruction par l’Iran en juin 2019 d’un drone américain RQ-4A Global Hawk. Selon Téhéran, le drone se trouvait dans son espace aérien, ce que Washington conteste.

La situation s’est aggravée sur fond d’attaques d’origine inconnue contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, que les États-Unis imputent à l’Iran.
 

Source: Sputnik News – France

Téhéran explique les raisons de sa saisie du pétrolier britannique

© REUTERS / Hamad I Mohammed

Le pétrolier britannique Stena Impero confisqué par les autorités iraniennes vendredi 19 juillet avec 23 marins à bord a été impliqué dans un incident avec un bateau de pêche, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Le pétrolier britannique Stena Impero saisi dans le détroit d’Ormuz vendredi 19 juillet a été impliqué dans un incident avec un bateau de pêche, a annoncé l’agence de presse iranienne Fars en se référant à un responsable.

«Il a été impliqué dans un incident avec un bateau de pêche iranien […]. Lorsque le bateau a lancé un appel de détresse, le navire battant pavillon britannique l’a ignoré», a déclaré le chef de l’Organisation des ports et de la marine de la province d’Hormozgan (sud du pays).

L’équipage, composé de 23 marins, se trouve désormais au port de Bandar Abbas et restera à bord du pétrolier jusqu’à la fin de l’enquête, précise l’agence.

Non-respect du code maritime

Le pétrolier britannique Stena Impero a été arraisonné vendredi par les Gardiens de la révolution dans le détroit d’Ormuz pour «non-respect du code maritime international».

Selon un communiqué de l’organisation paramilitaire, le pétrolier a été arraisonné à la demande des autorités maritimes de la province iranienne d’Hormozgan.

Le Stena Impero a été confisqué quelques heures après la décision de la Cour suprême de Gibraltar de prolonger pour 30 jours l’immobilisation du Grace 1, un pétrolier iranien qui avait été saisi par des patrouilleurs britanniques au large de ce territoire britannique le 4 juillet, sur consigne des États-Unis.

Les arraisonnements se suivent

Début juillet, la police et les douanes de Gibraltar, assistées par un détachement de Royal Marines britanniques ont arraisonné un pétrolier iranien. En réaction, Téhéran a dénoncé «un acte de piraterie». Le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, avait notamment promis que l’Iran y répondrait «au moment et à l’endroit opportuns», sans donner plus de précisions.

Jeudi 18 juillet, l’agence iranienne Tasnim a annoncé que le corps des Gardiens de la révolution islamique avait arraisonné un navire étranger qui se livrait à de la contrebande de pétrole dans le golfe Persique le 14 juillet. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a plus tard précisé qu’il ne s’agissait pas d’un pétrolier, mais d’un petit navire capable de transporter près d’un million de litres de pétrole.

Source: Sputnik News – France

Une vidéo du pétrolier britannique Stena Impero arraisonné par l’Iran mise en ligne

Les médias ont diffusé les premières images montrant le pétrolier britannique Stena Impero saisi par les Gardiens de la révolution islamique dans le détroit d’Ormuz et redirigé vers la côte iranienne.

Une vidéo montrant le pétrolier britannique Stena Impero arraisonné par l’Iran le 19 juillet dans le détroit d’Ormuz a été mise en ligne ce samedi 20 juillet.

La vidéo, qui n’est pas datée, montre le bateau de 30.000 tonnes qui serait à l’ancre non loin du port iranien de Bandar Abbas.

​Le 19 juillet, la chaîne de télévision iranienne Press TV a annoncé que les Gardiens de la révolution islamique avaient arraisonné le pétrolier britannique Stena Impero dans le détroit d’Ormuz. Au total, 23 marins se trouvent à bord du bateau, dont trois Russes, d’après Northern Marine Management Ltd, qui gère le pétrolier.

Pourquoi le Stena Impero a-t-il été confisqué?

Selon l’agence iranienne Fars qui se réfère à un responsable de la Marine iranienne, le navire a été escorté au port de Bandar Abbas pour une enquête après avoir percuté un bateau de pêche et ignoré un appel de détresse. L’équipage, composé de 23 marins, se trouve désormais à Bandar Abbas et restera à bord du pétrolier jusqu’à la fin de l’enquête, précise l’agence.

D’après l’agence de presse IRNA, le pétrolier a été saisi parce qu’il avait débranché son système d’identification et ne réagissait pas aux avertissements.

Une réponse proportionnée?

Le Stena Impero a été confisqué quelques heures après la décision de la Cour suprême de Gibraltar de prolonger pour 30 jours l’immobilisation du Grace 1, un pétrolier iranien qui avait été saisi par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d’un détachement de Royal Marines britanniques, le 4 juillet, sur consigne des États-Unis.

Après l’arraisonnement du pétrolier Grace 1, le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, avait notamment promis que l’Iran y répondrait «au moment et à l’endroit opportuns», sans donner plus de précisions.

Source: Sputnik News – France

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :