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Rohani avertit qu’une guerre avec l’Iran serait « la mère de toutes les guerres »

Image d’archives

© REUTERS / Lucas Jackson

Le président iranien, Hasan Rohani, a prévenu qu’une éventuelle guerre contre l’Iran serait « la mère de toutes les guerres », tandis qu’une paix avec Téhéran serait « la mère de toutes les paix ».

« La paix avec l’Iran est la mère de toute paix, alors que la guerre avec l’Iran est la mère de toutes les guerres », a déclaré le président lors d’une réunion avec de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères.

Le discours a été retransmis en direct sur le réseau gouvernemental IRIB, où Rohani a également réitéré la volonté de Téhéran de s’asseoir et de parler à Washington s’il levait toutes les sanctions contre le pays persan.

« La République islamique d’Iran est favorable aux discussions et aux négociations et, si les Etats-Unis d’Amérique veulent vraiment parler, ils doivent d’abord lever toutes les sanctions », a-t-il déclaré.

En outre, Rohani a commenté la situation entourant la détention du pétrolier britannique Stena Impero le 19 juillet près du détroit d’Ormuz pour des allégations d’infractions maritimes, quelques semaines après la saisie du pétrolier iranien Grace 1 près du détroit de Gibraltar après que les navires eussent violé les sanctions de l’UE.

« Un détroit pour un autre détroit. Il est impossible que le détroit d’Ormuz soit gratuit pour vous et que le détroit de Gibraltar ne soit pas libre pour nous », a déclaré Rohani.

Cette déclaration intervient quelques semaines après que le président iranien eut annoncé la volonté de l’Iran de mener des négociations avec les États-Unis d’Amérique.

« Nous sommes toujours prêts pour les négociations. Je vous conseille maintenant d’abandonner l’intimidation, de lever les sanctions et de revenir à la logique et à la sagesse. Nous sommes prêts », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’Iran avait changé son approche de « patience stratégique » en « action réciproque » et répondrait à toute initiative de Washington liée à l’accord nucléaire iranien de 2015, également connu sous le nom de Plan d’action global commun (JCPOA).

Détérioration de la relation

Les tensions entre Washington et Téhéran continuent d’augmenter depuis mai 2018, à la suite du retrait unilatéral des États-Unis d’Amérique de l’accord nucléaire avec l’Iran, connu sous le nom de Plan d’action global commun (PAGC), et de l’imposition de plusieurs paquets de sanctions à l’encontre du pays islamique.

En outre, la situation dans la région du golfe Persique s’est durcie au cours des derniers mois.

Le 20 juin, les forces iraniennes ont abattu un drone espion des Etats-Unis d’Amérique près du détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à celui d’Oman et constitue l’une des plus importantes routes pétrolières au monde.

En juillet dernier, le haut commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique a déclaré qu’il avait abattu un drone iranien à Ormuz, ce que l’armée du pays ottoman a démenti.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Ralliement de la Grande-Bretagne à la coalition maritime anti-Iran des USA

L’opération militaire du CGRI à bord du Steno Impero. (Archives)

Après des semaines d’hésitation, la Grande-Bretagne vient d’annoncer son ralliement à la coalition de guerre maritime US contre l’Iran pour ce qu’il a qualifiée de « protection des navires marchands dans le détroit stratégique d’Hormuz ». C’est le nouveau ministre de la Défense de Sa Majesté, Ben Wallace qui a annoncé la nouvelle dans un communiqué, cautionnant ainsi le point de vue de ceux des analystes qui voient à travers cette manœuvre, l’alignement désormais total de la Grande-Bretagne sur la politique de guerre US. Comment un tel alignement pourrait-il se manifester? Le pétrolier « Grace 1 » retenu depuis plus d’un mois par Gibraltar, et ce, sur l’ordre conjoint Londres-Washington, risque de voir se prolonger sa détention. Ce qui élargirait à n’en pas douter les risques de confrontation militaire opposant Londres à l’Iran dans le golfe Persique.

Au fait,  l’idée de Washington qui consiste à ce que chaque pays escorte militairement ses navires marchands avec le soutien de l’armée américaine, laquelle assurerait « la surveillance aérienne de la zone et le commandement des opérations » ne peut qu’in fine déboucher sur un face-à-face puisqu’au moindre  faux-pas de la partie britannique, la réaction iranienne ne se fera pas attendre. Le cas du Stena Impero illustre à merveille la gravité de la situation dans laquelle se place la Grande-Bretagne de Boris Johnson. Ce faisant, elle fait néanmoins le bonheur du Pentagone qui s’en est félicité et le malheur des puissances européennes qui, elles, à commencer par l’Allemagne et la France, ne veulent pas s’associer à la politique de « pression maximale » sur l’Iran par crainte d’avoir à s’engager dans une aventure guerrière sans lendemain dans une région énergétiquement vitale pour le monde entier.

« Il est essentiel de garantir à toutes les expéditions internationales de naviguer librement dans le détroit d’Hormuz et cela sans tarder davantage compte tenu de la menace grandissante », s’est aventuré à dire le nouveau secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, ajoutant : « Le déploiement d’actifs de la Royal Navy est un signe de notre engagement envers les navires battant pavillon britannique et nous sommes impatients de travailler aux côtés des États-Unis et d’autres pays pour trouver une solution internationale aux problèmes du détroit d’Hormuz. ».

La ligne guerrière de Boris Johnson se précise, n’empêche que la confusion reste entière au 10 de Downing Street en ce qui concerne la politique face à l’Iran. Car aussitôt après la déclaration de guerre implicite de Wallace à l’encontre de l’Iran, le nouveau chef de la diplomatie britannique s’est livré à trouver la quadrature du cercle, en prétendant que « la politique de Londres en matière d’Iran n’avait pas changé » mais « que rejoindre les États-Unis était la plus importante des décisions prises à ce jour en matière de politique étrangère, hors-Brexit, par le gouvernement du Premier ministre, Boris Johnson ».

Il y a à peine deux semaines, la Grande-Bretagne appelait à une mission navale dirigée par l’Europe. Il a maintenant rejoint ce qu’il a qualifié de «mission internationale de sécurité maritime» dirigée par les États-Unis. Aucun autre pays n’est encore impliqué. C’est clairement un déni retentissant envers l’Europe.

Reste à savoir comment Londres qui se permet de déployer de troupes dans le golfe persique et de saisir le pétrole iranien au risque d’anéantir la libre navigation compte » préserver l’accord sur le nucléaire iranien » alors que les États-Unis ont réclamé une politique plus dure vis-à-vis de l’Iran : « Notre approche à l’égard de l’Iran n’a pas changé, a déclaré le secrétaire Dominic Raab qui a ajouté : Nous restons déterminés à travailler avec l’Iran et nos partenaires internationaux afin de désamorcer la situation et de maintenir l’accord sur le nucléaire ».

Les deux autres principaux pays de l’Union européenne à savoir la France et l’Allemagne, n’ont pas encore accepté de rejoindre cette coalition. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas a annoncé, lundi 5 août, que son pays ne participerait pas à la mission dirigée par les États-Unis et que Berlin était favorable à une mission européenne même s’il a averti que ce serait plutôt difficile de progresser sur cette initiative.

« Pour le moment, les Britanniques préféreraient rejoindre une mission américaine. Nous ne ferons pas cela », a déclaré Maas à la presse.

L’ambassade américaine à Berlin a déclaré mardi que l’administration du président Trump avait appelé le gouvernement allemand à se joindre à la France et à la Grande-Bretagne dans le cadre d’une mission visant à assurer la sécurité de la navigation dans le détroit d’Hormuz et à lutter contre ce qu’il a qualifié d’ »agression iranienne ».

Le plan américain, avancé il y a quelques semaines pour soi-disant protéger les navires et bateaux commerciaux en circulation dans le golfe Persique, a été rejeté par nombre d’alliés des États-Unis dont le Japon.

Source: Press TV

Les trois bombes intelligentes qui équiperont les drones iraniens

La bombe intelligente Qaem à bord du drone iranien M-6./Tasnim

À l’approche du 22 août, la journée nationale de la Défense, l’Iran a dévoilé de nouveaux armements. En présence du ministre iranien de la Défense, le général de brigade, Amir Hatami, trois bombes intelligentes téléguidées « Yassin » et « Balaban » et « Qaem » ont été dévoilées. Ce dernier engin est muni de capteurs optiques de la nouvelle génération et tout comme deux autres types d’armement aujourd’hui dévoilés sont fabriqués par les spécialistes de l’industrie de la défense et du département électronique au sein du ministère iranien de la Défense. 

Les trois bombes intelligentes de droite à gauche Balaban, Yassin et Qaem dévoilés en présence des autorités militaires. (Tasnim)

Aux journalistes présents, le ministre iranien de la Défense a fourni des explications. Selon le ministre, « la bombe Balaban (Epervier) dispose d’ailes repliables qui lui permettent d’augmenter sa portée ainsi d’un système de guidage par INS et GPS qui élargit sa précision ». Balaban pourrait être transporté par des drones iraniens Karar, une première puisque l’Iran utilisait jusqu’ici ce genre d’engin pour équiper ses chasseurs.

Quant à l’autre bombe téléguidée à longue portée, « Yassin », elle peut être larguée à plus de 50 kilomètres d’altitude et viser, munie d’une portée de 60 kilomètres, sa cible avec précision. Les F-7 de l’armée de l’air iranienne en sont déjà munis », a expliqué le général Hatami.

La bombe « Balaban » (Tasnim)

Parmi les caractéristiques les plus importantes de « Yassin », le général Hatami a évoqué son opérabilité en toute condition météorologique, de jour comme de nuit, et sa capacité à être monté sur des aéronefs avec ou sans pilote, ce qui accroît la sécurité du système et lui permet de participer à des opérations à courte et longue portée.

« Les bombes de la nouvelle génération “Qaem” sont équipées d’une variété de système de guidage thermique et cylindrique avec une meilleure précision de demi-pointage. Ces bombes peuvent être montées sur les drones, les hélicoptères et les avions de combat chasseurs qui sont utilisés pour détruire des positions et des cibles en mouvement », a-t-il ajouté.

La bombe Qaem (Tasnim)

Le général de brigade Hatami a également expliqué d’autres caractéristiques des bombes intelligentes « Qaem » à guidage optique, notamment un large éventail de performances allant de 4 000 à 10 000 pieds et la possibilité d’emporter différents types d’ogives : ces bombes de poids et de portées différentes et de puissances de destruction variables peuvent être installées sur divers drones, notamment les drones Chahed 129, Hémasseh, Mohajer-6.

Le drone iranien Karrar. (Archives)

Selon les observateurs, le fait d’équiper les drones iraniens de bombes intelligentes élargit la capacité de ces projectiles à mieux identifier et viser les cibles terrestres sans pour autant pénétrer dans le champ d’interception de l’ennemi.

Source: Press TV

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