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Les gardes britanniques retirés des navires du Golfe après la saisie par l’Iran d’un pétrolier battant pavillon britannique

Image d’archives

© AP Photo / Agence de presse Tasnim / Morteza Akhoondi

La décision découle de la saisie par l’Iran d’un pétrolier sous pavillon britannique le mois dernier dans le détroit d’Ormuz pour des infractions présumées aux lois maritimes – quelques semaines à peine après que le Royal Marines britannique ait arrêté un navire iranien soupçonné de transporter du pétrole en Syrie [soi-disant – MIRASTNEWS] en violation des sanctions imposées par l’UE au large de Gibraltar.

Deux grandes sociétés de sécurité, Ambrey et Maritime Asset Security and Training (MAST), ont retiré des gardes britanniques des navires se trouvant dans le golfe Persique, invoquant l’inquiétude selon laquelle les autorités iraniennes pourraient capturer des ressortissants britanniques, a rapporté le Financial Times.

« Nous avons instauré une politique d’absence de gardes britanniques dans le Golfe. [Nous] conseillons la même à nos clients », a confirmé John Thompson, cofondateur d’Ambrey, basé à Herefordshire, au Royaume-Uni.

Le directeur maritime du MAST, Maritime, Ben Stewart, a également déclaré aux médias que la société « recommandait de ne pas utiliser de gardes britanniques non armés à cause de ce risque ».

Cette décision intervient apparemment en réponse à la saisie du Stena Impero, un pétrolier battant pavillon britannique, par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) dans le golfe Persique il y a trois semaines. Selon Téhéran, le navire a violé les règles maritimes, ignoré les avertissements de l’armée, éteint son dispositif de positionnement et est entré en collision avec un bateau de pêche iranien.

Comme l’incident est survenu peu après que le pétrolier Grace-1 sous pavillon iranien ait été arrêté par les autorités de Gibraltar, assistées par les Royal Marines britanniques, pour une soi-disant livraison de pétrole brut à la Syrie en violation des sanctions de l’UE, Téhéran s’est senti obligé de préciser que le pétrolier britannique la saisie n’était pas un geste de représailles. La partie iranienne a également nié les affirmations de Londres.

Selon le Financial Times, ces dernières années, le secteur de la sécurité maritime s’est tourné vers des gardes moins chers d’Europe de l’Est et d’Asie, alors que ce secteur était autrefois dominé par les anciens membres des forces britanniques d’élite, y compris les Royal Marines.

© REUTERS / Iran, ISNA / WANA
Un bateau des Gardiens de la révolution islamique navigue à côté de Stena Impero, un navire battant pavillon britannique appartenant à Stena Bulk, au port de Bandar Abbas, le 21 juillet 2019.

Alors que Stena Bulk, le propriétaire suédois du Stena Impero, a révélé qu’il n’y avait pas de ressortissants britanniques parmi l’équipage du pétrolier saisi, qui comprenait des membres indiens, russes, philippins et lettons, des sources non identifiées ont déclaré aux médias que l’Iran pourrait essayer de cibler les citoyens britanniques.

« Tout le monde dans l’industrie du transport maritime britannique semble croire que les Iraniens veulent des équipages britanniques. C’est l’impression que nous avons, compte tenu des événements survenus et des réactions des personnes à bord », a déclaré une source.

Cette décision d’Ambrey et de MAST fait suite à l’annonce faite par Royal Dutch Shell, géant anglo-néerlandais de l’industrie pétrolière et pétrolière, de cesser d’envoyer des pétroliers battant pavillon britannique dans le détroit d’Hormuz après la saisie du navire. Le conglomérat britannique BP a également cessé le transit de ses pétroliers par la voie navigable stratégique.

Les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni vont créer une mission anti-iranienne dans le Golfe

Cette évolution est imputable aux efforts accrus déployés par les Etats-Unis d’Amérique pour mettre en place une force maritime internationale chargée de surveiller le golfe Persique à la suite d’une série « d’attaques » contre des pétroliers dans la région, imputées sans fondement à Téhéran. Le Royaume-Uni s’est dit prêt à mettre en place une mission dirigée par l’Europe, outre son adhésion au plan proposé par les États-Unis d’Amérique.

Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique Mike Pompeo a déjà salué le soutien du Royaume-Uni à l’initiative de Washington comme une « victoire pour un multilatéralisme efficace et effectif«  et a félicité son homologue britannique d’avoir « compris l’importance de protéger les transports maritimes internationaux contre des attaques sans provocation ».

Les États-Unis d’Amérique avaient précédemment demandé à l’Allemagne, à la France, au Royaume-Uni, à l’Australie, à la Corée du Sud, au Japon, à la Belgique et à la Norvège, de se joindre à sa coalition anti-iranienne baptisée Opération Sentinel. Les alliés et partenaires de Washington ont jusqu’à présent hésité à prendre part à la mission proposée, ce qui a poussé le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à envoyer une pique aux lEtats-Unis d’Amérique en affirmant que « les pays qui sont ses amis ont trop honte de faire partie d’une coalition«  avec les États-Unis d’Amérique.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

G. Persique : Londres revient à la raison ?

Les vedettes du CGRI dans le golfe Persique. (Archives)

Une compagnie de croisières britannique a interdit à ses bateaux d’entrer le golfe Persique.

« La société de croisière P&O Cruises a annoncé jeudi dans un communiqué que ses navires étaient défendus de sillonner le golfe Persique à cause de l’escalade des tensions », a-t-on appris du site web libanais, el-Nashra.

Les bateaux de croisiere britanniques devaient arriver dans le golfe Persique entre le 1er octobre 2019 et le 2 mars 2020.

G. Persique : une coalition composée de 2 membres

Mercredi 7 août, le secrétaire d’État, Mike Pompeo s’est entretenu au téléphone avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en tentant de persuader ce dernier de prendre part à la coalition militaire censée se mettre en place dans le golfe Persique. Le secrétaire d’État américain a par ailleurs remercié le prince héritier saoudien pour le soutien apporté par Riyad à Washington dans « de nombreux défis régionaux ».

Les États-Unis ont annoncé il y a quelques jours qu’ils envisageaient de créer une grande coalition militaire sous prétexte d’assurer la sécurité des eaux stratégiques du golfe Persique et du détroit d’Hormuz.

Les responsables du Pentagone insistent sur le fait que certains pays se sont déjà engagés dans ce que les États-Unis appellent l’opération « Sentinelle ».

Pompeo et MBS ont donc traité des tentatives américaines de mise en place d’une coalition composée de plus de 60 pays censée garantir ce que Washington a qualifié de protection des navires marchands dans le détroit d’Hormuz.

Or, pour le moment, il n’est question que d’un seul pays, le Royaume-Uni !  En effet, il est le seul à avoir fait part de sa volonté d’adhérer à cette alliance.

Londres a par ailleurs annoncé qu’il encourageait aussi ses alliés à rejoindre la fameuse coalition.

Rien n’indique cependant que d’autres pays européens vont le suivre. En effet, des alliés clés de Washington, comme l’Allemagne et le Japon, ont refusé de s’associer et la France a exprimé des réserves quant à l’initiative provocatrice des États-Unis.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas a néanmoins déclaré que Berlin souhaitait créer une coalition européenne pour assurer la sécurité de la navigation dans le golfe Persique.

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a quant à lui annoncé le lundi 5 août que toute coopération de l’Australie dans une mission dirigée par les États-Unis dans le détroit d’Hormuz dépendrait des détails de la mission et de la taille de la coalition internationale. Canberra a ajouté que dans ce domaine, il agirait conformément à ses intérêts nationaux.

Lire aussi: L’Australie n’accueillera pas de missiles américains sur son sol

La société de radiodiffusion publique israélienne (Kan) a annoncé qu’Israël n’était pas censé envoyer de navires de guerre dans le golfe Persique et qu’il devrait en principe se contenter de « partager des renseignements » avec les membres de la coalition en question.

Source: Press TV

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