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L’économie mondiale survivra-t-elle au mois d’août?

© AFP 2019 Philippe Lopez

Les marchés boursiers ont vécu un début de mois d’août chaotique et les risques se multiplient pour l’économie mondiale. Entre tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, marché pétrolier au bord de la crise et marges de manœuvre réduites du côté des Banques centrales, l’heure est à l’inquiétude. Sputnik fait le point.

«Ce serait une erreur d’exclure la possibilité d’un choc comparable à celui qui a suivi l’effondrement de Lehman Brothers.»

Masanari Takada de la banque japonaise Nomura a, comme le rapportent nos confrères du Parisien, exprimé son inquiétude concernant un mois d’août à haut risque sur le terrain économique. Il faut dire que les marchés financiers mondiaux, dopés par une abondance de liquidité ces dernières années, font du yoyo depuis le début du mois d’août. Comme le souligne au Parisien Alexandre Baradez, responsable des analyses marché du courtier IG France, «les indices actions européennes ont effacé deux mois de hausse en quelques jours seulement». La journée du 5 août a été particulièrement rude pour les opérateurs de marché. 500 des hommes d’affaires les plus riches de la planète avaient perdu jusqu’à 117 milliards de dollars (104,5 milliards d’euros) en une seule journée. Signe d’une conjoncture qui se dégrade, le 7 août, l’once d’or a passé le seuil des 1.500 dollars pour la première fois depuis avril 2013, mais que se passe-t-il sur la planète éco?

BusinessBourse @BusinessBourse

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies papier inspirent de moins en moins confiance, à cause des taux-zéro » http://bit.ly/2yLeWKm 

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies…

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies papier inspirent de moins en moins confiance, à cause des taux-zéro »

businessbourse.com

L’inquiétude principale concerne la guerre commerciale entre Pékin et Washington. Alors que les négociations semblaient avancer, Donald Trump a considéré que la Chine ne tenait pas ses promesses et a décidé de lancer une nouvelle salve de tarifs douaniers sur 300 milliards de dollars d’importations de produits chinois à partir du 1er septembre. Sans surprise, Pékin a réagi. L’empire du Milieu a laissé se déprécier sa monnaie jusqu’à atteindre le seuil de 7 yuans pour un dollar, un niveau record en dix ans. Et les choses ne semblent pas sur le point de s’arranger. Le 9 août, le Président américain a rappelé que les États-Unis n’étaient «pas prêts» à signer un accord avec Pékin. Une annonce qui avait d’ailleurs fait tanguer momentanément les marchés mondiaux, signe de la tension ambiante.

«Le mois d’août est donc clairement un mois à risque pour les marchés: les prochaines réunions de la Fed et de la BCE n’auront lieu qu’en septembre, de même pour les prochaines phases de négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine…» a expliqué au Parisien Alexandre Baradez.

Le marché du pétrole est quant à lui au bord de la crise et ne sait plus où donner de la tête entre facteurs haussiers et baissiers. Là encore, les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies de la planète jouent un grand rôle. «Les chances d’un accord politique entre la Chine et les États-Unis se sont réduites, ce qui pourrait avoir comme conséquences une plus faible activité commerciale et une plus faible croissance de la demande», expliquait le 9 août l’Agence internationale de l’énergie (AIE). De plus, les États-Unis produisent toujours plus d’or noir ce qui a pour effet d’augmenter l’offre.

D’un autre côté, la situation dans le détroit d’Ormuz représente un risque qui pourrait faire monter les prix. Durant les dernières semaines, pas moins d’une dizaine de tankers ont fait l’objet de divers incidents. Les tensions entre Washington et Téhéran ont failli dégénérer en conflit armé avec l’abattage d’un drone dans chaque camp. Situé entre l’Iran et le Sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz est une zone clé du transport de pétrole qui voit transiter environ 20 % de l’or noir mondial ainsi que 30 % du GNL, le gaz naturel liquéfié. Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), a préféré relativiser la situation chez nos confrères du Monde: «Les choses sont en partie sous contrôle: aucun navire n’a coulé, aucun marin n’a été tué ou blessé».

🃏 RositaBanana @LalobaRose

La fête est-elle bientôt finie sur les marchés financiers ? Droguées à l’argent facile et abondant depuis plusieurs années, les bourses mondiales sont bousculées par la crise entre les et la . http://www.leparisien.fr/economie/vers-une-nouvelle-crise-economique-mondiale-a-la-fin-de-l-ete-10-08-2019-8131626.php 

Vers une nouvelle crise économique mondiale à la fin de l’été ?

Les soubresauts sur les marchés financiers, bousculé par la crise entre les Etats-Unis et le Japon, font craindre, à certains spécialistes,

leparisien.fr

Ce lundi 12 août, le baril de brent s’échangeait autour des 58 dollars. C’est bien en dessous du prix espéré par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie qui, en juillet dernier, ont pris la décision de continuer dans la voie des réductions de production afin de soutenir les prix.

Autre point d’inquiétude pour de nombreux experts: les marges de manœuvre limitées des banques centrales.

«En 2008, l’action coordonnée des principales banques centrales, ainsi que les politiques de relance budgétaire dans de nombreux pays (plan de relance en Chine notamment) avaient permis de redresser rapidement l’économie mondiale et soutenir un système financier au bord de l’asphyxie. Actuellement, la donne a changé: les taux d’intérêt sont proches de 0 dans les économies développées, l’endettement public est reparti en forte hausse de par le monde, ce qui limite de facto les possibilités de relance économique par des mesures classiques», analyse Bertrand Schumacher (ING) dans un article publié sur Paperjam.

Reste que malgré ces nuages noirs qui planent au-dessus de l’économie mondiale, plusieurs spécialistes jugent qu’il ne faut pas céder à la panique. C’est notamment le cas de Jean-Jacques Friedman, directeur des investissements de la banque Française NWM, qui a assuré au Parisien que la tempête financière ne sévirait pas au mois d’août:

«La faiblesse des taux d’intérêt nous protège et Trump doit s’éviter une récession pour être réélu l’année prochaine».

Source: Sputnik News – France

Le Dow perd près de 400 points parmi les problèmes commerciaux entre les Etats-Unis d’Amérique et la Chine, les manifestations à Hong Kong

© AP Photo / Richard Drew

Les actions des Etats-Unis d’Amérique ont chuté de près de 400 points lundi, alors que les rendements obligataires ont repris leur tendance à la baisse cette semaine, contribuant à la poursuite de la tendance volatile du marché, qui dure depuis plusieurs semaines.

La négociation a été clôturée lundi avec une perte de 391 points pour le Dow Jones Industrial Average et de 35,96 points pour le S & P 500. Nasdaq a chuté de 95,73 points.

CNBC a annoncé que le taux de référence du Trésor des Etats-Unis d’Amérique à 10 ans, qui avait atteint son plus bas niveau la semaine dernière depuis 2016, a chuté à un faible 1,63%. Il a en outre noté que la différence entre un rendement de 2 ans et de 10 ans ne diminuait plus que d’environ six points de base.

Neil Dwane, un stratège mondial d’Allianz Global Investors, a expliqué au Wall Street Journal avant la clôture de la négociation lundi que si les rendements «continuaient à baisser», le marché obligataire commencer à signaler l’assaut d’« une mère d’une récession. »

Des analystes ont également indiqué que les actions états-uniennes étaient également affectées par l’intensification des manifestations à Hong Kong, qui avait entraîné une baisse de 0,4% de l’indice Hang Seng, les manifestants ayant contraint l’aéroport de la ville semi-autonome à annuler plus de 100 vols.

« Hong Kong est clairement un indicateur important de la volonté de la Chine d’exercer son influence », a déclaré au Journal Matthew Cairns, stratège en charge des taux chez Rabobank. «C’est une démonstration claire de la force chinoise et je ne pense pas, comme nous le voyons dans la guerre commerciale, que la Chine sera disposée à autoriser des violations flagrantes de son autorité dans la région et que cela a clairement un effet assez négatif termes de la Hang Seng».

La chute de l’indice Dow Jones cette semaine marque un nouveau ralentissement pour les commerçants après une semaine de hauts et de bas en ce qui concerne la guerre commerciale en cours entre les États-Unis et la Chine. Auparavant, le Dow Jones avait chuté de 333,75 points après que la Réserve fédérale des Etats-Unis d’Amérique eut décidé de réduire les taux d’intérêt, avant de reculer de 767 points après que la Chine eut permis au taux de change du yuan d’atteindre son plus bas niveau en 11 ans, une décision qui aboutit au Trésor des Etats-Unis d’Amérique Un département qualifiant la Chine de « manipulateur de devises ».

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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