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Emmanuel Macron souhaite que l’Inde devienne membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU

© Pascal Rossignol Source: AFP
Emmanuel Macron et le Premier ministre indien, Narendra Modi, le 22 août 2019, au château de Chantilly, dans l’Oise (image d’illustration).

Alors que Narendra Modi était en visite en France, Emmanuel Macron a tenu à réaffirmer sa volonté d’intégrer l’Inde comme membre permanent au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Et ce alors que les tensions dans le Cachemire se sont amplifiées.

A quelques jours du G7, qui se tiendra à partir du 24 août à Biarritz, le président français a reçu en grande pompe le Premier ministre indien Narendra Modi, le 22 août, dans l’enceinte du château de Chantilly. L’occasion pour Emmanuel Macron d’affirmer l’importance de l’Inde dans «la recomposition du système international» et de militer pour son intégration au sein des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

«La participation de l’Inde, que j’ai souhaitée au sommet du G7 de Biarritz, était en effet à mes yeux essentielle. Cela fait partie de la recomposition du système international à quelle nous devons travailler parce qu’il est impossible aujourd’hui, sur des enjeux tels que la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité, la protection de nos libertés dans l’espace numérique, de ne pas compter avec l’Inde dans le monde tel qu’il est», a déclaré l’ancien ministre de l’Economie lors d’une conférence de presse commune, ajoutant que «cette démarche de pleine association de l’Inde aux responsabilités de la gouvernance mondiale, nous l’avons décidé pour le G7 comme nous la portons aux Conseil de sécurité des Nations unies en soutenant son accession au statut de membre permanent».

Tensions dans le Cachemire et contrats juteux

Alors que la situation s’est passablement détériorée entre l’Inde et le Pakistan dans le Cachemire, depuis le 5 août et la décision du gouvernement indien de révoquer l’autonomie constitutionnelle de la région en proie à une insurrection séparatiste, le président français à cherché à calmer le jeu. «La France demeurera évidement attentive à ce que les intérêts et les droits des populations civiles soient dûment pris en compte dans les territoires de part et d’autre de la ligne de contrôle et nous tenons beaucoup à cet esprit d’apaisement, de dialogue et nous tenons beaucoup à l’efficacité de cette politique de stabilité et de lutte contre le terrorisme», a-t-il affirmé.

Emmanuel Macron a par ailleurs précisé qu’il aurait «dans les prochains jours un échange en ce sens avec le Premier ministre pakistanais pour lui rappeler aussi la volonté de la France de voir cette question traitée dans le cadre bilatéral», ajoutant : «Mais le soucis de la France est de préserver la stabilité dans la région et la lutte contre toutes les formes de terrorisme.»

Les deux dirigeants ont également abordé les ventes d’armes française à l’Inde. En effet, la république fédérale devrait recevoir livraison, dans les semaines à venir, de leur premier avion de combat de type Rafale construit par Dassault Aviation. De plus, la France, qui souhaite vendre six réacteurs nucléaires à l’Inde, a de son côté intérêt à cajoler son allié asiatique. Emmanuel Macron s’est montré très optimiste sur ce dernier point, assurant qu’une «étape décisive» serait franchie avant la fin de l’année.

Lire aussi : La tension monte entre l’Inde et le Pakistan après la révocation de l’autonomie du Cachemire

Source: RT France

Poutine promet une «réponse symétrique» au test d’un nouveau missile américain

 

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a assuré préparer une «réponse symétrique» après le test d’un missile conventionnel de moyenne portée par les Etats-Unis, le 18 août.

D’après l’agence publique russe TASS, citant le service de presse du Kremlin, le président russe Vladimir Poutine a ordonné «une réponse symétrique» au test d’un missile conventionnel de moyenne portée par les Américains, le 18 août.

«Compte tenu de la nouvelle situation, je demande au ministère de la Défense, au ministère des Affaires étrangères et aux autres départements concernés d’analyser le niveau de menace que représentent les actions américaines mentionnées pour notre pays et de prendre des mesures complètes pour préparer une réponse symétrique», a expliqué Vladimir Poutine lors d’une réunion avec des membres du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie le 23 août, toujours cité par TASS.

Pour le président russe : «La Russie est toujours ouverte à un dialogue égal et constructif avec les États-Unis d’Amérique afin de rétablir la confiance et de renforcer la sécurité internationale.» Selon lui, les Russes ne souhaitent pas participer «à une course aux armements coûteuse et destructrice pour [leur] économie».

Vladimir Poutine a néanmoins rappelé que le test américain «n’était pas le résultat d’une improvisation, mais un maillon de plus dans une chaîne d’événements planifiés depuis longtemps», précisant que cela ne faisait que confirmer «le fondement de [leurs] préoccupations». «Tout cela ne laisse aucun doute sur les véritables intentions des Etats-Unis : supprimer les restrictions et permettre le déploiement de missiles précédemment interdits dans différentes régions du monde», a-t-il ajouté.

Le Pentagone avait annoncé, dans un communiqué, avoir testé, le 18 août, un missile conventionnel de moyenne portée depuis l’île de San Nicolas, au large de la Californie. Un test rendu possible par leur retrait du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) au début du mois d’août.

Les Etats-Unis sont sortis le 2 août du traité FNI, accusant Moscou de l’avoir violé pendant des années, prétexte utilisé par Washington pour ouvrir la voie à une nouvelle course aux armements dirigée contre la Russie, mais surtout contre la Chine.

Avec la fin du traité FNI, il ne reste désormais en vigueur qu’un seul accord nucléaire bilatéral entre Moscou et Washington : le traité START, qui maintient les arsenaux nucléaires des deux pays bien en deçà du niveau de la guerre froide. Il doit arriver à échéance en 2021.

Lire aussi : A peine sorti du traité FNI, Washington dit avoir testé un missile d’une portée supérieure à 500 km

Source: RT France

Déclaration complète de Poutine: Le test de missile américain a prouvé que la Russie avait raison sur le traité INF

16 jours après la dénonciation de Washington.

MOSCOU. L’allocution de Poutine aux membres permanents du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie a été très affirmée sur sa position vis-à-vis du retrait officiel de Washington du traité sur les FNI. Le discours de Poutine a été prononcé cinq jours après que les États-Unis d’Amérique eurent lancé un test de lancement d’un missile de croisière au sol qui, selon l’armée des Etats-Unis d’Amérique, aurait atteint la cible à une distance de plus de 500 km. Selon Poutine, le test d’un missile présentant des caractéristiques interdites par ce traité, qui se déroulait à peine 16 jours après la propre dénonciation de Washington, était évident non pas comme une improvisation, mais comme le maillon suivant d’une chaîne d’événements planifiés et réalisés auparavant. Le discours était un indicateur important de la position de la Russie pour l’avenir et une réponse réciproque russe prévue.

Drago Victorien

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Fort Russ News

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