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Téhéran propose d’aider Bagdad à construire un pipeline pétrolier transnational pour relier l’Iran à la Syrie – Rapport

© Courtesy of the University of Texas Libraries, The University of Texas at Austin

Selon les médias locaux, le gazoduc permettrait à l’Iran de fournir du pétrole et du gaz à la Syrie et au Liban, contribuant ainsi à remédier à la pénurie d’électricité de ce dernier.

Téhéran a proposé d’aider l’Irak à reprendre l’exploitation d’un important pipeline pétrolier reliant le pays à la ville portuaire syrienne de Biniyas, sur la mer Méditerranée, a rapporté la chaîne de télévision al-Sumaria, citant une source au courant de la proposition.

Selon la source, l’oléoduc traversant l’Irak permettrait à l’Iran « de contourner les sanctions états-uniennes et d’éviter d’utiliser le détroit d’Hormuz face aux inquiétudes grandissantes quant à sa fermeture en cas d’affrontements militaires directs entre les États-Unis d’Amérique et leurs alliés contre l’Iran ».

La proposition aurait fait l’objet de discussions approfondies au cours des années précédentes, les négociations étant gelées après 2014, lorsque Daesh (État islamique)* s’est emparé de vastes étendues de l’ouest de l’Irak et de la Syrie.

Selon la source, deux options sont envisagées: un nouveau pipeline de 1 000 km traversant l’Irak jusqu’en Syrie, ou la réparation du pipeline de Kirkuk-Baniyas par la partie iranienne, un pipeline de 800 km mis en service au début des années 1950 de la ville du nord de l’Iraq à la Syrie, mais dont l’opération a été arrêtée en 1982 pendant la guerre Iran-Irak et gravement endommagé par les frappes aériennes lors de l’invasion des Etats-Unis d’Amérique de l’Irak en 2003.

On estime que la capacité totale de ce pipeline serait d’environ 1,25 million de barils de pétrole par jour, ce qui pourrait théoriquement représenter près de la moitié des exportations de pétrole brut du pays avant l’imposition de sanctions.

Bagdad n’a pas encore réagi à la proposition iranienne, a précisé cette source, soulignant que l’Irak pouvait exporter son propre pétrole brut à Baniyas et dans les pays méditerranéens voisins. En tant que grande puissance énergétique, le projet ne pourrait pas considérer le projet comme économiquement avantageux.

Un législateur anonyme du comité du pétrole et du gaz au parlement irakien a confirmé que le projet était en cours de discussion et avait déclaré envisager la livraison de pétrole et de gaz à la Syrie et au Liban.

L’économiste irakien Assad al-Adli a déclaré au journal The New Arab que, s’il était approuvé, un projet de cette envergure prendrait au moins deux ans. L’économiste a souligné qu’un tel projet constituerait un « exploit historique » pour l’Iran s’il était achevé, dans la mesure où il fournirait au pays un « accès direct aux pays méditerranéens » tout en créant « un nouveau port concurrentiel » en Syrie. Entre-temps, l’Irak pourrait ne gagner qu’un concurrent et les Etats-Unis d’Amérique pourraient faire pression sur lui pour empêcher la réalisation du projet, a souligné Al-Adli.

*Un groupe terroriste interdit en Russie et dans de nombreux autres pays.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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