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Zoom Afrique du 18 septembre 2019 – AFRICOM veut aussi les ressources naturelles

Sahel: l’AFRICOM emboîte le pas à Barkhane

Les exportations du Gabon vers la France se sont chiffrées à 84 millions d’euros (plus de 55 milliards de FCFA) au premier semestre 2019, selon la direction générale du Trésor français.

Certes, sur la période, on constate une baisse de 7,5 % en valeur absolue par rapport à l’année dernière (90 millions d’euros). Mais en volume, la hausse des exportations est sensible : plus 33 % en 2019 par rapport à 2018.

Les achats français d’hydrocarbures et de manganèse qui représentent 56 % des exportations ont fortement augmenté (+ 68,3 %, à 47,2 millions d’euros).

De même que les importations françaises de bois (placages – déroulés) : près de 20 % de hausse environ, à 32,5 millions d’euros, et ce, en dépit des difficultés logistiques rencontrées en début d’année et résolues depuis (blocage du port, arrêt des exportations de bois pendant trois mois suite au scandale de l’exportation illégale de kévazingo).

Au total, le pétrole, le manganèse et le bois représentent encore, certes, plus de 95 % des importations de la France en provenance du Gabon. Mais à terme, les choses pourraient changer, le Gabon ayant entrepris de diversifier son économie et de monter en gamme afin de transformer davantage localement pour pouvoir exporter plus de produits à valeur ajoutée.

Même si ces dernières années, les partenaires commerciaux du Gabon se sont grandement diversifiés (Chine, Inde, Turquie, Russie…), la France est toujours là. Ce qui fait que la campagne médiatique contre les sociétés chinoises a réussi, sauf que Pékin a trouvé une alternative en Gambie. Le Gabon cherche a avoir des relations commerciales gagnant-gagnant et ne compte pas laisse les pays européens venir se servir comme bon leur semble, et certaines sociétés occidentales, comme Veolia, ont fait les frais du changement d’approche de Libreville.

RDC : le président Tshisekedi en Belgique

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, fais une grande tournée ces derniers. Après un voyage au siège du FMI à Washington, le 39e sommet de la SADC, lors duquel il a sollicité l’aide de la SADC afin d’éradiquer les groupes armés moyennant un arrangement, en précisant bien que la RDC regorge de ressources naturelles. D’ailleurs, les populations congolaises se demandent encore pourquoi le président sollicite l’aide de l’extérieur alors que la MONUSCO est là. Quel est le rôle de la MONUSCO dans leur pays alors que les groupes armés sont toujours là et continuent les tueries pratiquement au nez de la MONUSCO ?

Comme si cela ne suffisait pas, le président Tshisekedi ­se rend maintenant en Belgique et renoue des liens avec l’ancien colon de la RDC. Ce mardi le président congolais a d’abord été reçu avec les honneurs militaires par le Premier ministre Charles Michel. Les deux pays ont signé quelques textes symboliques pour la reprise de la coopération avant que le chef de l’État de RDC soit reçu par le roi des Belges.

­Selon le site RFI, il y aurait une volonté de part et d’autre de montrer qu’une certaine page est tournée, alors que sur les dernières années de la présidence de Joseph Kabila, les deux pays étaient à couteaux tirés. En effet, sous la présidence de Joseph Kabila, Kinshasa avait expulsé les officiers belges et suspendu la coopération militaire. Des consulats avaient été fermés et la Belgique avait ouvertement réorienté son aide au pays vers la société civile. L’Union européenne avait fait de même, mais sans le dire ouvertement.­­­

Le chef de l’Etat congolais espère en tout cas que la Belgique lui servira de porte d’entrée pour relancer la coopération avec l’Union européenne.

C’est en partie pour revenir sur ces différents accrocs que le président Tshisekedi et le Premier ministre Charles Michel ont signé plusieurs documents ce mardi matin.

Trois textes au lieu des quatre prévus initialement. Celui sur la reprise de la coopération militaire est toujours en cours de négociations. Il faut plus de réunions de planification, explique la présidence congolaise. Ce qui n’est pas sans créer de la déception chez ses interlocuteurs belges.

Pour la Belgique, la page n’est pas encore tournée,affirme le vice-premier ministre belge en charge de la coopération, Alexander de Croo, avant la rencontre. Le programme de coopération en cours avec la RDC n’est en effet qu’un programme de transition, en attendant la formation d’un nouveau gouvernement belge. Surtout, dit le ministre, en attendant que le gouvernement congolais fasse lui-même la preuve de sa volonté d’améliorer les conditions de vie des Congolais. Ce qui fait que Bruxelles attend beaucoup plus de concessions de la part du président congolais.

Les raisons qui ont poussé l’ancien président Joseph Kabila a rompre les relations diplomatiques avec la Belgique, est aussi en partie la code minier, mais surtout, il voyait que les ingérences devenaient telles dans les affaires du pays, que Bruxelles voulait entre autres préparer un coup d’État. Ce qui fait que les relations se sont dégradées.

RFI continue en affirmant que pour Felix Tshisekedi, cette visite est importante à plus d’un titre. Le chef de l’Etat congolais l’a dit aux entrepreneurs belges, il espère que ce rapprochement avec la Belgique lui offrira une « porte d’entrée » pour la reprise de la coopération avec l’Union européenne. Car comme la Belgique, l’UE avait fait le choix sous la présidence de Joseph Kabila de réorienter son aide vers la société civile, au détriment de l’Etat congolais, au vu de la dégradation de la situation politique. Cela dit, cette visite n’a pas fait que des heureux parmi la population congolaise. Beaucoup contestent encore la validité du scrutin présidentiel, d’autres ne veulent pas renouer avec les pays qui ont des projets néocoloniaux. Les avis divergent au sein de la population congolaise, et aussi au sein de la diaspora. D’ailleurs, des dizaines de Congolais ont tenté de manifester avant d’être repoussés par la police belge, loin de tout site officiel. Ils reprochent à la Belgique de recevoir le président Félix Tshisekedi alors que son élection était contestée. Tout le monde le sait maintenant, que le rôle de la diaspora africaine vivant en Occident peut être manipulé et que les sources de déstabilisation ­des pays africains commencent par là. La population congolaise ne veut plus des massacres, des guerres, des ingérences étrangères, dans leur pays. Il cherche à vivre en paix et à ce que la communauté internationale cesse d’exploiter le pays.

Sahel : l’AFRICOM emboîte le pas à Barkhane

­L’Africom apporte une nouvelle stratégie en Afrique de l’Ouest.­­­­­­­­­­­­­­­­­

En tournée ouest-africaine, le général Stephen Townsend commandant de la force américaine en Afrique a choisi le Mali comme première destination ce 16 septembre.

Cette visite a été l’occasion de rencontrer les dirigeants maliens et de discuter de l’évolution de la situation sécuritaire au Mali et au Sahel. L’Ambassadeur des États-Unis, Dennis B. Hankins, et une délégation de hauts responsables de l’armée américaine ont accompagné le commandant pour rencontrer le président Ibrahim Boubacar Keïta afin de discuter de la lutte contre le terrorisme, du leadership régional et de la coopération sécuritaire entre les États-Unis et le Mali.

­­­Au cours de sa visite, le général Townsend et sa délégation ont également rencontré des responsables militaires maliens et des partenaires internationaux, y compris des dirigeants du G5 Sahel. Le général Townsend a rappelé l’intérêt de l’armée américaine de renforcer les institutions de défense afin d’aider les forces maliennes à booster leurs capacités en matière de protection et de sécurité de la population.

­« La situation sécuritaire au Sahel préoccupe clairement les États-Unis. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique continuera de soutenir les efforts internationaux visant à réduire la capacité des organisations extrémistes violentes à mener des attaques violentes au Mali, ainsi que ceux visant à perturber et à neutraliser leurs réseaux », a déclaré le général Townsend. « Nous croyons fermement en notre partenariat et espérons renforcer notre coopération pour aider le Mali à apporter la sécurité et la stabilité à ses citoyens et à la région. »

L’assistance civile et militaire du gouvernement des États-Unis au Mali est conçue pour lutter contre les facteurs d’instabilité et d’extrémisme par le biais de partenariats visant à améliorer la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et la gouvernance. Les États-Unis contribuent à la lutte antiterroriste au Mali en formant les forces de sécurité à faire face aux urgences et en renforçant les institutions militaires maliennes afin d’améliorer les procédures judiciaires, les structures administratives de recrutement et la formation des officiers.

Cela dit, le commandant a enchaîné la visite en allant au Burkina Faso, ou il a échangé autour des questions de sécuritaires avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Selon RFI, les attaques contre les populations civiles et les forces de défense et de sécurité se multiplient, malgré des opérations dans différentes régions. Le site affirme que pour le moment les États-Unis n’envisagent pas l’envoi des troupes sur le sol burkinabè, leur soutien se limitera à la formation et au renforcement de la collaboration entre différents pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord.

­­Même si le commandant de l’Africom, reconnait que le Burkina Faso fait face à d’énormes défis sécuritaires, il explique qu’aucune présence de troupes militaires américaines n’est envisagée sur le théâtre des opérations. Mais les forces armées burkinabè continueront d’être assistées en termes de formation et d’équipements, assure le général Stephen ­­­Townsend. « Les États-Unis sont présents dans le pays, mais je ne crois pas qu’il faille s’attendre à une présence militaire ou des troupes de combat sur le terrain comme c’est le cas avec certaines troupes françaises. Nous travaillons en collaboration et en étroite harmonie avec les différents canaux déjà présents. »Selon lui, les forces extérieures ne viendront qu’en appui. Cette crise ne peut être réglée que par les forces burkinabè. « J’ajouterais que les forces extérieures ou les partenaires peuvent soutenir le pays, mais la solution doit venir des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso. »

Les États-Unis font preuve de prudence concernant le Mali, car, ils veulent faire du Mali un remake du Niger, à savoir, s’implanter dans le pays et contrôler tous les secteurs pour rendre le pays hermétique et empêcher les pays du bloc Est comme la Russie ou même la Chine, ­­­­de venir s’implanter dans le pays. Après la signature d’un accord militaire entre Bamako et Moscou, et la résistance de la population malienne, Washington a visiblement décidé de resserrer la vise au Mali. Cela dit, il a été décidé que le Burkina Faso devait être livré à lui-même, sous entendu que les attaques vont continuer dans le pays. Cette visite a aussi eu lieu tout de suite après le sommet extraordinaire de la CEDEAO concernant la sécurité dans le Sahel, ou les pays africains ont décidé de débloque la somme de 1 milliard de dollars pour la sécurité dans le Sahel, alors que le G5 dont c’est la France qui s’est mis à sa tête, peine toujours à trouver des fonds pour financer le G5. Washington a l’air de prendre la place de la France tout en essayant d’investir le moins possible.

La résistance de la population sahélienne donne énormément de fil à retordre aux troupes d’occupation étrangères au Mali et au Burkina Faso, car c’est le peuple qui décide de son destin et non les Occidentaux.

Source: Press TV

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