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Dictature aux USA – Procédure de destitution contre Donald Trump : le président américain fustige un «coup d’Etat»

Habitués à réaliser des coups d’Etats dans le monde, ils s’attaquent maintenant à leur propre maison commune! Donald Trump a-t-il bien fait de poursuivre ce type de politique en Syrie ou au Venezuela? Les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés seraient-ils encore des démocraties au sens noble du terme?

© Saul Loeb Source: AFP
Donald Trump, le 23 septembre 2019, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, aux Etats-Unis (image d’illustration).

Sous le coup d’une procédure de destitution lancée par les démocrates, Donald Trump continue de se défendre d’avoir exercé des pressions sur son homologue ukrainien. Il a dénoncé sur Twitter un «coup d’Etat» visant à «retirer le pouvoir au peuple».

Le président américain a fermement répondu sur Twitter, ce 2 octobre, aux membres du parti démocrate voulant ouvrir une enquête contre lui afin d’aboutir à sa destitution. «Plus j’en apprends chaque jour, plus j’en arrive à la conclusion que ce qui se joue n’est pas un impeachment [procédure permettant de destituer le président en exercice], mais un coup d’Etat destiné à retirer le pouvoir au peuple, à leur vote, à leurs libertés, à leur deuxième amendement et à leurs droits hérités de Dieu en tant que citoyens des Etats-Unis d’Amérique», a tempêté le 45e président américain sur le réseau social.

Les démocrates, emmenés par Eliot Engel, Adam Schiff et Elijah Cummings, reprochent à Donald Trump d’avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique, d’enquêter sur les activités d’Hunter Biden, deuxième fils de l’ancien sénateur Joe Biden, lors de son passage au sein d’un groupe gazier ukrainien, alors que son père était encore le vice-président de Barack Obama. Joe Biden avait avoué, lors d’une intervention au Council of Foreign Relations début 2018, avoir menacé le président ukrainien Petro Porochenko, en mars 2016, de retirer un prêt d’un milliard de dollars à Kiev s’il ne licenciait pas immédiatement le procureur général Viktor Chokine. Ce dernier supervisait une vaste enquête de corruption sur la société de gaz naturel Burisma Holdings qui employait le fils cadet de Joe Biden en tant que membre du conseil d’administration.

Une manœuvre politique des démocrates ?

Répondant aux nombreuses injonctions du camp démocrate, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo s’est fendu, le 1er octobre, d’une lettre virulente à l’adresse de la Chambre des représentants. «Je m’intéresse aux aspects de votre demande […] qui ne peuvent être compris que comme une tentative d’intimidation et de traitement abusif des professionnels du département d’État», a-t-il fait valoir dans son texte, considérant comme «pas faisable» la possibilité que le Congrès commence les auditions de cinq diplomates susceptibles de fournir des informations complémentaires sur cette affaire dès ce 2 octobre. «Les dates proposées pour les dépositions ne donnent pas suffisamment de temps au ministère et à ses employés pour se préparer convenablement», a-t-il ajouté. Il n’a néanmoins pas refusé clairement de se soumettre à la demande des parlementaires.

Secretary Pompeo

@SecPompeo

I’m concerned with aspects of the Committee’s request that can be understood only as an attempt to intimidate, bully, & treat improperly the distinguished professionals of the Department of State, including several career FSOs.

Le secrétaire d’Etat américain, membre clef de l’administration Trump qui faisait partie des personnes ayant eu accès aux échanges avec le président ukrainien, fait également l’objet d’une injonction formelle de trois commissions du Congrès afin qu’il livre des documents nécessaires à l’enquête. Parmi les cinq diplomates convoqués, on retrouve Marie Yovanovicth, ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Georges Kent, secrétaire d’Etat adjoint chargé des Affaires européennes, Gordon Sondland, ambassadeur après de l’Union européenne, Ulrich Brechbuhl, conseiller de Mike Pompeo et Kurt Volker, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine. Ce dernier avait annoncé sa démission le 27 septembre.

Dans une lettre cosignée par Eliot Engel, Adam Schiff et Elijah Cummings, adressée le 1er octobre au département d’Etat, les présidents des commissions des Affaires étrangères, du Renseignement et de Supervision de l’exécutif, ont sommé Mike Pompeo de «cesser d’intimider les témoins du département d’Etat pour se protéger et protéger le président», rappelant que celui-ci était «maintenant un témoin direct dans l’enquête». Ils ont précisé que les efforts déployés afin d’empêcher des témoins de s’entretenir avec les élus étaient «illégal et constituera[it] une preuve d’entrave à l’enquête de destitution.

Katherine Faulders

@KFaulders

In new letter to the Deputy Sec of State, Chairs Schiff/Engel/Cummings write that the State Dept must halt all efforts to interfere w/ the testimony of State Dept officials before Congress

«De graves questions en termes de légitimité et de constitutionnalité»

Lui aussi sommé de livrer certains documents au Congrès, Rudy Giuliani, avocat personnel de Donald Trump, a relevé le 1er octobre sur Twitter que la demande des démocrates soulevait «de graves questions en termes de légitimité et de constitutionnalité ».

Le 30 septembre, toujours sur le réseau social, Donald Trump s’était lui demandé si Adam Schiff, l’élu démocrate du Congrès qui supervise l’enquête sur les supposées pressions exercées sur Volodymyr Zelensky, ne devrait pas être «arrêté pour trahison». Le lendemain, il avait mis en ligne une carte des Etats-Unis illustrant les résultats démocrates et républicains lors de la dernière présidentielle de 2016, comme un défit adressé à ceux qui souhaitent sa destitution.

De plus, le président américain et son homologue ukrainien réfutent tous deux ces accusations. «Le président ukrainien a dit que je ne l’avais pas contraint à faire quoi que ce soit de mal. Il ne peut y avoir de meilleur témoignage que ça», s’était réjoui Donald Trump, le 27 septembre sur Twitter. Le même jour, dans une intervention face à des diplomates, dont l’agence Bloomberg a publié une vidéo, il avait estimé que la personne qui avait transmis au lanceur d’alerte ces informations, que Donald Trump juge erronées, était «proche d’un espion».

Donald Trump cherche par ailleurs à connaitre l’identité de ce fameux lanceur d’alerte, qui l’accuse d’avoir sollicité l’ingérence de l’Ukraine dans l’élection présidentielle prévue pour 2020. Plusieurs élus, démocrates comme républicains, l’ont toutefois mis en garde contre toute tentative de menace sur cette personne, que les médias américains décrivent comme un analyste de la CIA. «Cette personne semble avoir respecté toutes les lois de protection des lanceurs d’alerte et elle doit être écoutée et protégée», a tenu à rappeler le sénateur républicain Chuck Grassley.

Lire aussi : Procédure de destitution contre Trump : les démocrates ont-ils perdu la tête ?

Source: RT France

Dictature des USA – La Russie scandalisée par de nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis

© Ilya Pitalev Source: Sputnik
Le drapeau américain sur le bâtiment de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou

Les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. Motif : la supposée «ingérence russe» dans les élections présidentielles de 2016. A son tour, la Russie a exprimé son indignation, et a promis une réponse aux Etats-Unis.

Alors que les nouvelles élections présidentielles aux Etats-Unis approchent, Washington continue d’imposer des sanctions à l’encontre de la Russie pour «ingérence russe» concernant le scrutin de 2016. Le 30 septembre, les Etats-Unis ont de nouveau élargi les sanctions vis-à-vis des «citoyens et des organisations russes», a déclaré le département du Trésor des États-Unis.

Dans les listes élargies des sanctions, il y a deux personnalités russes, qui seraient liées avec l’Internet Research Agency, accusée de la diffusion de propagande sur le web et d’«ingérence» lors des élections de 2016. La liste comprend également  les sociétés Autolex Transport Ltd et Berateх Group Limited, enregistrées aux Seychelles et Linburg Industries Ltd, enregistrée en République tchèque.

Selon le Trésor américain, Steven Mnuchin, ces entreprises et ces individus sont associés à l’homme d’affaires russe, Evgueni Prigojine, qui aurait tenté de «saborder  les processus démocratiques américains».

Moscou promet une réponse

A son tour, le ministère russe des Affaires étrangères a promis une réponse aux nouvelles sanctions américaines, et a publié une déclaration sur son site :

«Comme auparavant, l’algarade anti-russe ne restera pas sans réponse. Dans le même temps, nous appelons des hommes politiques américains à mettre fin aux jeux nuls des sanctions, dont le résultat est zéro, et à revenir à une position de bon sens.»

Le ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de son côté attribué ce nouveau lot de sanctions contre la Russie à la crise politique intérieure aux États-Unis.

Lors de discussions avec son homologue américain, Mike Pompeo, en marge de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le chef de la diplomatie russe a dénoncé «la futilité de la pression des sanctions sur Moscou», selon un rapport publié le 27 septembre sur le site du ministère des Affaires étrangères.

Depuis 2012, les États-Unis et les pays de l’UE sont soumis à des restrictions politiques et économiques à l’encontre de la Russie, ainsi que sur des personnes et des organisations. Pour la première fois, les restrictions ont été adoptées dans le cadre de l’affaire Magnitski, puis prolongées et élargies après le rattachement de la Crimée et la situation en Ukraine en 2014, puis, en 2016, en réponse à des informations selon lesquelles la Russie aurait fourni des armes nucléaires à la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran. De plus, Moscou est soumis aux restrictions américaines liées à l’affaire Skripal.

Source: RT France

Alligators, serpents, tirs: ces idées qu’aurait Donald Trump pour lutter contre l’immigration illégale

© AP Photo / Daniel Ochoa de Olza

Mur fortifié, tranchées remplies d’eau, d’alligators et de serpents… Selon un livre cité par le New York Times, Donald Trump proposait pour lutter contre l’immigration illégale d’électrifier le mur qu’il envisageait de construite à la frontière avec le Mexique et de tirer dans les jambes des immigrés.

Lors de conférences qui se sont déroulées en mars 2019, les participants réfléchissaient à des méthodes pour lutter contre l’immigration illégale. Et Donald Trump avait alors fait preuve d’imagination pour remodeler sa frontière avec le Mexique, comme le relate le New York Times, citant les auteurs du livre «Border Wars: Inside Trump’s Assault on Immigration».

Selon «Border Wars : Inside Trump’s Assault on Immigration», livre écrit par Michael Shear et Julie Hirschfeld Davis et cité par le New York Times, le Président américain avait pour idée de fortifier le mur. Toujours d’après l’ouvrage, Trump proposait de creuser des douves remplies d’eau et d’y mettre des serpents et des alligators alors que le mur lui, aurait été électrifié et renforcé sur le dessus avec des pointes tranchantes.

Les auteurs indiquent aussi que le Président estimait que les soldats américains auraient le droit de tirer sur les migrants les plus offensifs, ceux qui, par exemple, jetteraient des pierres. Pourtant, l’un de ses proches lui a rappelé que de telles mesures étaient illégales, provoquant la colère de Trump.

Basé sur des interviews avec quelques dizaines de responsables de la Maison Blanche, dont les noms ne sont pas cités, le livre avance que le Président américain ne proposait pas de tuer les migrants par balles, mais bien de leur tirer dans les jambes pour les ralentir.

Contrôles à la frontière avec le Mexique

Donald Trump avait promis de durcir la politique migratoire américaine et de renforcer les contrôles à la frontière, et ce, dès sa campagne électorale. Il avait signé un décret sur la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique cinq jours après sa cérémonie d’investiture du 20 janvier 2017. Initialement, le Président américain avait affirmé que ce serait au Mexique de payer la facture de l’érection du rempart. Son homologue mexicain avait alors répondu sur Twitter que son pays ne payerait «jamais pour un mur».

Pourtant, le Pentagone a annoncé mardi 3 septembre avoir débloqué 3.6 milliards de dollars à la demande du Président Donald Trump pour financer la construction de 280 km de mur à la frontière mexicaine.

Source: Sputnik France

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