A la Une

Sur la ligne de front d’Idleb, Bachar el-Assad promet de ramener l’unité territoriale en Syrie

Image d’archives

© Présidence syrienne

images / Bachar al-Assad avec des soldats de l’armée régulière, le 22 octobre 2019, à al-Habit, en Syrie.

Bachar el-Assad s’est entretenu avec les soldats de l’armée régulière à al-Habit, dans la province d’Idleb, contrôlée en partie par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham. Il a assuré vouloir rendre son intégrité territoriale à la Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad s’est rendu le 22 octobre à Idleb, à quelques pas de la ligne de front de la région contrôlée en partie par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, anciennement le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda). Accompagné de son ministre de la défense, Ali Abdoullah Ayyoub, le chef d’Etat syrien a rappelé, d’après des propos repris par l’agence de presse officielle syrienne Sana, que «ce que nos forces armées ont réalisé lors de la libération récente de Khan Cheikhoun et des villages qui l’entourent fait partie d’une série de victoires […] de l’armée syrienne dans la guerre contre le terrorisme».

Il a par ailleurs souligné que ces récentes victoires étaient «le résultat d’efforts monumentaux et de grands sacrifices de la part des héros de l’armée syrienne», ajoutant que ceux-ci incarnaient «la volonté du peuple de défendre et de protéger la patrie». Plusieurs clichés mis en ligne par la présidence syrienne montrent le président discutant avec les soldats de l’armée régulière dans la ville d’al-Habit, à quelques kilomètres à l’ouest de Khan Cheikhoun.

Sur la ligne de front d’Idleb, Bachar el-Assad promet de ramener l’unité territoriale en Syrie© Présidence syrienne

Durant son entrevue avec les soldats, le président syrien a adressé un message aux dirigeants arabes. «Tout comme le soldat qui ne sait pas lire une carte militaire du champ de bataille, le politicien qui ne réussirait pas à lire la carte politique [en Syrie] pourrait causer de graves dommages à son pays et le placer dans une positions dangereuse. C’est ce qui est arrivé à un certain nombre de politiciens arabes dont les positions ont abouti à ce que la situation arabe soit dans cet état», a-t-il fait valoir.

Sur la ligne de front d’Idleb, Bachar el-Assad promet de ramener l’unité territoriale en Syrie© Présidence syrienne

Bachar el-Assad a en outre exhorté «ceux qui souhaitent comprendre la situation actuelle en Syrie» à se rendre «sur le terrain». Ce déplacement était son premier dans la région depuis le début du conflit en 2011.

Sur la ligne de front d’Idleb, Bachar el-Assad promet de ramener l’unité territoriale en Syrie© Présidence syrienne

Cette visite aux soldats syriens sur la ligne de front a précédé la rencontre entre Vladimir Poutine et son homologue turc à Sotchi, au cours de laquelle a été décidée une prise de contrôle en commun de la frontière turco-syrienne.

«Avec Vladimir Poutine, nous avons conclu un accord historique», s’est réjoui le président turc à l’issue des négociations. «Ces décisions sont selon moi très importantes, voire décisives, et vont permettre de régler une situation très tendue», a pour sa part affirmé Vladimir Poutine.

Le dirigeant syrien s’est entretenu avec le président russe au téléphone, lui rappelant qu’il poursuivrait la lutte contre le terrorisme «par tous les moyen légitimes», et soulignant le «refus total» de toute invasion de la Syrie, d’après des propos rapportés par l’agence Sana.

Le 9 octobre, la Turquie avait lancé, après le retrait des troupes américaines, l’opération «Source de paix» dans le nord de la Syrie, visant à déloger les YPG de leurs positions le long de la frontière turque. Le 22 octobre au soir, dans un communiqué mis en ligne par le ministère turc de la Défense, Ankara a annoncé qu’elle ne reprendrait pas son offensive militaire contre les YPG.

La zone d’Idleb est, elle, toujours dominée par les djihadistes de HTS et la mise en place d’une trêve dans la région s’est avérée beaucoup plus difficile que prévue.

Lire aussi : Idleb : Moscou accuse les USA de faire pression sur les membres du Conseil de sécurité de l’ONU

Source: RT France

Syrie : la Russie accuse les Etats-Unis de compromettre le cessez-le-feu à Idleb

© © US Air Force/Senior Airman Matthew Bruch/Handout / Reuters Source: Reuters
Des avions de chasse F15-E de l’armée de l’Air américaine (illustration)

Selon Moscou, l’armée américaine a mis en danger la trêve dans la région d’Idleb décrétée par les autorités syriennes et russes. En cause : une frappe américaine contre des chefs djihadistes, menée «sans en notifier à l’avance la Russie».

Selon l’armée russe, les Etats-Unis ont frappé le 1er septembre la région syrienne d’Idleb «sans en notifier à l’avance la Russie et la Turquie», qui disposent toutes deux de troupes au sol. Elle a qualifié la frappe d’«utilisation aveugle de l’aviation» militaire. «Dans les zones touchées par la frappe américaine, les pertes et les destructions sont nombreuses», a poursuivi le ministère russe de la Défense dans un communiqué, accusant Washington d’avoir «compromis le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d’Idleb».

La frappe a eu lieu le jour de l’entrée en vigueur d’une trêve décrétée par les autorités syriennes et leur allié russe. Le 30 août, l’armée russe avait ainsi annoncé la conclusion d’un accord pour «un cessez-le-feu unilatéral des forces gouvernementales syriennes à partir de 6h le 31 août» dans la région d’Idleb. Dans le même communiqué, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait appelé les groupes armés dans la région à rejoindre ce cessez-le-feu et «à renoncer aux provocations».

Une précédente trêve, décrétée début août dans cette même région, s’était effondrée au bout de quelques jours.

Accueillant environ trois millions d’habitants, Idleb et des secteurs des provinces adjacentes sont dominés par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda).

Lire aussi : Poutine annonce une réunion sur la Syrie avec la Turquie et l’Iran en septembre

Source: RT France

Mises à jour en direct: équilibre fragile établi dans le nord de la Syrie après la fin de l’offensive turque

© AFP 2019 / –

Mardi, après la fin du cessez-le-feu de 120 heures, le ministère turc de la Défense a annoncé que l’opération Peace Spring, lancée le 9 octobre, était officiellement terminée.

La situation dans le nord de la Syrie s’est partiellement stabilisée depuis qu’Ankara a annoncé qu’il n’était plus nécessaire de poursuivre son offensive contre les forces kurdes dans la région.

Entre-temps, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, ont déclaré que la police militaire russe et les troupes syriennes patrouilleraient dans la région située le long de la frontière syrienne avec la Turquie.

L’armée arabe syrienne a reconquis une partie du territoire du pays après que l’opération turque eut chassé les forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes de la région.

Damas a réussi à conclure un accord avec les militants alors que l’armée turque les combattait. Ankara pense qu’ils font partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit en Turquie en tant que groupe terroriste.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :