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La Russie espère que les Etats-Unis d’Amérique comprennent que la faillite de l’accord iranien va toucher durement les marchés financiers et de l’énergie

Image d’archives

© AFP 2019 / HO / ATOMIC ENERGY ORGANIZATION OF IRAN

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA ; AEOI en anglais) a annoncé samedi que Téhéran avait porté le niveau d’enrichissement d’uranium à 5% dans le cadre de la réduction de ses engagements dans le cadre de l’accord sur le nucléaire de 2015 suite à la nouvelle imposition de sanctions par les États-Unis d’Amérique.

L’effondrement de l’accord iranien affectera les marchés des produits de base et des marchés financiers, a déclaré samedi le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, lors d’une conférence sur la non-prolifération à Moscou.

« Ni l’Iran, ni les États-Unis d’Amérique, ni l’Europe ni le reste du monde ne peuvent gagner à l’effondrement de l’accord. Un pic de tension pourrait dégénérer en un conflit ouvert qui pourrait se propager dans le monde entier, affectant ainsi l’économie et les marchés, espérons que les Etats-Unis d’Amérique comprennent cela », a déclaré Ryabkov.

Selon Ryabkov, un démantèlement hypothétique du JCPOA pourrait conduire à une nouvelle crise majeure au Moyen-Orient et l’Iran l’a bien compris.

Le responsable a ajouté que toute tentative visant à priver l’Iran de la possibilité de développer un programme nucléaire pacifique ne serait qu’un rêve utopique.

« Il est clair que certains voudraient que Téhéran n’ait aucun programme nucléaire, mais ce sont des chimères, qui sont en totale contradiction avec le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires », a déclaré Ryabkov.

Il a également ajouté qu’il serait difficile de rétablir la viabilité de l’accord sur le nucléaire et que l’avenir est promis à l’accord à court terme.

Ryabkov a déclaré que, espérons-le, l’Iran n’obtiendrait pas d’armes nucléaires car tous les mécanismes de contrôle nécessaires resteraient en place.

Téhéran dit vouloir sauver un accord sur le nucléaire

Dans le même temps, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a déclaré lors de la conférence de presse que Téhéran annulait ses obligations au titre de l’accord sur le nucléaire de 2015 de préserver l’accord plutôt que de le détruire, avec le droit pertinent stipulé dans le document lui-même.

«L’Iran … réduit les engagements du JCPOA sur la base du paragraphe 36 de cet accord. Nous exerçons effectivement notre droit afin de préserver l’accord et de le protéger, et non de le tuer. C’est pourquoi nous avons assez d’espace, un espace de deux mois entre chaque étape pour que la diplomatie puisse continuer», a déclaré Araghchi.

Araghchi a ajouté que l’accord sur le nucléaire pourrait s’effondrer avant les élections des Etats-Unis d’Amérique de 2020 à moins qu’une solution ne soit trouvée dans un proche avenir.

Selon le responsable, la pression des Etats-Unis d’Amérique visant à réduire à zéro les ventes de pétrole de l’Iran est en réalité une « bénédiction » pour la république islamique, qui devrait saisir cette opportunité pour se débarrasser de la dépendance aux ressources naturelles et pour diversifier l’économie.

Le paragraphe 36 stipule qu’un signataire de l’accord peut mettre fin à ses engagements « en tout ou en partie » si un problème qu’il considère comme constituant une « inexécution significative » n’est toujours pas résolu à la suite des procédures décrites dans l’accord.

Les obligations nucléaires de l’Iran

Téhéran a commencé à réduire progressivement ses obligations nucléaires lors du premier anniversaire du retrait unilatéral des États-Unis d’Amérique de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran le 8 mai. Plus tôt dans la semaine, l’Iran a entamé la quatrième étape consistant à réduire ses engagements. Selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, le pays envisage d’enrichir de l’uranium à 4,5% à la centrale nucléaire de Fordow.

L’Iran a souligné à plusieurs reprises qu’il était prêt à inverser ces étapes si les signataires européens de l’accord garantissaient les intérêts du pays, essentiellement économiques, parmi les sanctions rétablies par Washington.

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

Économiste, théoricien de la Relativité économique et sociétale, expert hors-classe en Analyse stratégique et en Intelligence économique et globale

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Source : Sputnik News

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