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Bolivie: Les Etats-Unis d’Amérique se vengent de leur cuisant échec au Venezuela

Image d’archives

Le président bolivien démissionnaire Evo Morales. ©AP

Après avoir lamentablement échoué au Venezuela, les Etats-Unis se défoulent en Bolivie: Dans la nuit de dimanche à lundi, le commandant en chef de l’armée bolivienne, le général Williams Kaliman, a exigé au président Evo Morales de démissionner «pour le bien de la Bolivie», une Bolivie qui quelques jours plutôt avait réélu  Morales avec 47.07% des voix contre 36.51% allant à son adversaire centriste, soit 10 points d’écart.

 «Après avoir analysé la situation conflictuelle interne, nous demandons au président de renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie», a déclaré le général que cite ce matin et largement la presse mainstream. Dans un tweet le président Morales que certaines sources affirment être ne route pour demander de l’asile en Argentine ou en Mexique dit:  » La police avait l’intention de m’arrêter illégalement. Les groupes de pression se sont attaqués à mon domicile. C’est un coup d’État qui foule au pied la loi ». Ce matin, les fauteurs de trouble se trouvaient toujours dans les rues de La Paz et les sources bien informées évoquent des arrestations de masse des pro-Morales.

Qu’est ce qui s’est passé réellement? Largement battu en brèche par les résultats des dernières législatives en Amérique Latine où les partis anti-impérialistes ont presque dans la quasi totalité des cas haut la main, les Etats-Unis d’Amérique largement déçus au Venezuela tentent d’inverser la tendance; Au fait le putsch qui a renversé Morales est une déclaration de guerre des États-Unis aux peuples latino-américains, estiment les observateurs. Dans la foulée, le Venezuela et Cuba ont condamné le coup de force contre le président bolivien. Cuba a appelé la communauté internationale à soutenir Morales en tant que président. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a également condamné fermement les évolutions qui ont conduit à la démission de Morales en Bolivie. Quant à l’Argentine qui vient d’élire Alberto Fernandez à la tête de l’État, il qualifie le putsch d’inacceptable et appelle à la tenue dans les moindres délais des élections libres.

Ainsi, l’Amérique peut se targuer d’avoir réussi un coup qu’il a lamentablement raté au Venezuela. Morales a été réélu le 20 octobre avec 47% des voix contre 36,5% de son rival centriste, Carlos Mesa, qu’on qualifie de Guaido de Bolivie. Cet écart de 10 points aurait dû suffire à apaiser les manipulations du camp atlantiste mais les temps ont changé, les États-Unis de Trump ayant affiché un total mépris des lois et du droit international. Pour le reste, le président bolivien est un ennemi coriace : en 2016 il avait annoncé, qu’il allait expulser du pays la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La Bolivie avait interdit, dès 2006 déjà, la mainmise de groupes étrangers sur les ressources du sous-sol du pays. En 2008, elle expulsait du pays l’ambassadeur des États-Unis, devenu persona non grata et n’a cessé depuis donner l’exemple qu’il est possible de s’extraire des griffes des stratèges internationaux de la finance. Il fallait que cela s’arrête.

En mai Eva Morales s’est rendu à Moscou à titre de premier dirigeant bolivien à s’être déplacé en Russie. Il a salué le « retour de la Russie en Amérique Latine » disant apprécier son rôle dans l’établissement d’un monde multipolaire ». Les deux pays ont signé des accords de coopération militaire et sur la lutte contre le trafic de drogue, ainsi qu’une déclaration commune qui prévoit un renforcement de la coopération énergétique.

« La Russie contribuera à la construction de gazoducs et à l’exploration de gisements en Bolivie », avait alors déclaré au président Morales, le Premier ministre russe, Medvedev qui affirmait aussi que Gazprom pourrait investir trois milliards de dollars dans l’exploration de nouveaux gisements d’hydrocarbures en Bolivie. Gazprom est présent en Bolivie qui possède les deuxièmes plus grandes réserves de gaz d’Amérique latine, derrière le Venezuela et tout renforcement de la présence russe aurait risqué de devenir incontrôlable. Mais ce n’est pas tout : La Bolivie de Morales menait aussi des discussions avec l’Iran, un autre pays alliés en juillet pour se procurer des drones iraniens. A la suite de la rencontre du 23 juillet entre de hautes délégations iranienne et bolivienne à La Paz, la Bolivie a affiché sa volonté d’acheter des drones iraniens.

Une chose est sûre : le camp atlantiste qui travaille en ce moment même à reproduire le scénario raté au Venezuela à la fois en Irak et au Liban, vient de marquer un point en Bolivie. Mais les dés sont loin d’être jetés, Morales ayant annoncé qu’il ne renoncerait pas à al lutte anti-impérialiste.

Source: Press TV

Pourquoi les États-Unis veulent installer le chaos en Irak ?

À qui profiteraient les violences et les troubles qui empêchent le processus politique irakienne? ©Fars News

En Irak, le mécontentement généralisé en raison de la vie chère, le taux élevé du chômage et la corruption, s’exprime depuis le début du mois d’octobre sous forme de manifestations à Bagdad et dans des villes de dix provinces.

Les milieux politiques et les médias de certains pays arabes de la région ont essayé de pousser le mouvement des protestations populaires vers la violence. Dans le même temps, des preuves ont été révélées concernant l’organisation et la coordination des tensions en Irak par les États-Unis et leurs alliés régionaux.

Le site d’analyse irakien Al-Masalah a publié le 9 novembre un article signé par Mohammad Hassan al-Saadi qui a examiné l’implication douteuse des ambassades de plusieurs pays étrangers à Bagdad dans le développement des protestations populaires en Irak.

« Ces ambassades ne se contentent pas seulement de l’observation des événements qui se produisent en Irak, mais elles sont allées beaucoup plus loin jusqu’à créer de véritables armées dans les réseaux sociaux pour inciter l’opinion publique irakienne à la violence et au chaos afin de conduire à l’échec le processus du développement politique de l’Irak », peut-on lire dans cet article.

Ces efforts ont été déployés notamment après la prise de nouvelles mesures économiques par Bagdad qui a signé plusieurs accords et contrats stratégiques avec la Chine en dépit de la vive protestation de la Maison-Blanche.

L’Irak a subi d’intenses pressions extérieures de la part des États-Unis et de leurs alliés régionaux, dont le but est de perturber le processus du développement politique, économique et social de l’Irak: les États-Unis cherchent à pousser Bagdad à briser tous ses liens avec la République islamique d’Iran, tandis que les Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire) sont accusés injustement, de toutes parts, d’être à l’origine de tous les maux en Irak.

Sous l’influence d’agents à la solde des puissances étrangères, les manifestations populaires pacifiques à Bagdad et d’autres villes ont dégénéré en violence. La question que se posent aujourd’hui les observateurs politiques, est de savoir à qui profiteront les tensions et la crise politique et sociale en Irak.

D’après l’auteur de cet article, les événements qui se sont produits ces derniers jours dans les provinces du sud montrent que l’objectif principal des instigateurs étrangers des tensions en Irak est de détruire les institutions publiques, affaiblir le gouvernement et les partis politiques du pays. Il s’agit d’un plan prédéterminé, dont la réalisation aurait été confiée aux professionnels de troubles et chaos. « Il ne s’agit pas de simples manifestants, mais d’équipes professionnelles qui coordonnent des attaques de toutes sortes à Bagdad et dans les provinces: actes de sabotage organisés, attaques contre les institutions publiques, organisation de manifestations non pacifiques, transfert organisé de groupes de fauteurs de troubles depuis divers provinces vers la capitale… », écrit l’auteur.

Mohammad Hassan al-Saadi a conclu: « Sous l’apparence de ce que les médias étrangers appelleraient actes spontanés commis par les manifestants, se cache en réalité une organisation minutieuse des événements par un commandement unifié qui réussit à mobiliser les vrais manifestants et à les orienter vers ses plans. »

Les autorités irakiennes sont conscientes de l’existence de ces plans et réagissent naturellement en essayant de fixer des zones spéciales pour le rassemblement des protestataires pacifiques. Dans ce sens, les forces de sécurité annoncent qu’elles empêcheraient tout rassemblement en dehors de ces zones.

L’auteur a ajouté: « Les autorités ont examiné avec beaucoup d’attention les plans des fauteurs de trouble pour s’infiltrer dans les rangs des manifestants pacifiques à Bagdad. Ils savent bien que l’objectif des États-Unis et de leurs alliés régionaux est de créer des conflits au sein de la communauté chiite de l’Irak pour faire revenir le pays à la situation d’avant la chute de Saddam Hussein en 2003. »

Source: Press TV

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