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Déclaration de guerre? – Le Pentagone a assassiné sur l’ordre du président des Etats-Unis d’Amérique le commandant en chef de la Force Qods

Un immense général assassiné, se rappelle-t-on de la cause de la première guerre mondiale?  – Image d’archives

Le général G. Soleimani assassiné par les Etats-Unis. Dans un communiqué publié ce vendredi matin, 3 janvier, le Corps des gardiens de la Révolution islamique confirme l’assassinat par les hélicoptères Apache de l’armée américaine, du haut commandant iranien, non loin de l’aéroport de Bagdad. 

« Le haut commandant Soleimani a été tué en martyr dans une lâche attaque au roquette des hélicoptères américains. Cette attaque a également coûté la vie au commandant en chef adjoint des Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi Mohandes. » 

Plutôt dans la soirée, les sources irakiennes ont fait état d’une attaque au triple roquette des hélicoptères américains contre des objectifs non loin de l’aéroport de Bagdad. Les hélicoptères ont survolait toute la journée de jeudi le ciel de Bagdad y compris l’ambassade iranienne dans la zone verte. Une première information avait fait état de la mort en martyr au cours de cette attaque du porte-parole des Hach al-Chaabi, y compris du responsable de la relation publique du mouvement, Mohamad al Jaberi au cours de cette attaque.

Dans un communiqué émis ce vendredi matin, le Pentagone revendique l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods affirmant que  » l’ordre de l’assassinat est venu de la personne de président américain » : » Sur l’ordre du président, l’armée américaine a assassiné Soleimani dans un acte destiné à défendre le personnel américain en dehors des frontières américaines ». Le texte de contenu totalement diffamatoire accuse par la suite la Force Qods d’être à l’origine de l’assaut  mardi des foules des irakiens en colère contre l’ambassade américaine à Bagdad.

Il y a quelques minutes le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a émis un communiqué où il annonce une réunion extraordinaire :  » Après le lâche assassinat du haut commandant en chef de la Force Qods, le Conseil suprême de la sécurité se réunira en urgence. Il s’agit d’examiner l’acte criminel des forces américaines en Irak de frapper le convoi transportant le général Soleimani et de sa mort en martyr ».

Première réaction de Téhéran, le ministre iranien des A.E. a envoyé il y a quelques minutes un message via twitter :

« Le terrorisme international que pratiquent les Etats-Unis et qui vient de s’illustrer à travers l’assassinat du général Soleimani, l’une des figures les plus saillantes de la lutte contre Daech, Al-Nosra, Al-Qaida et Cie est un acte éminemment dangereux et marquant une escalade dans des comportements fous des Américains. C’est aux Etats-Unis qui revient droit la responsabilité et les répercussions de cet aventurisme ».

A suivre …

Vidéo: les premières images de l’attaque au missile des hélicoptères américains contre le convoi du haut commandant en chef de la Force Qods

Les premières images de l’assassinat du général Qassem Soleimani

Source: Press TV

Le général Qaani nommé à la tête de la Force Qods

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Les Iraniens ont été spontanément mobilisés pour condamner le terrorisme américain, suite à l’assassinat de Qassem Soleimani et d’un certain nombre de combattants de la Résistance.

Des millions d’Iraniens sont descendus dans la rue, dans plusieurs provinces, geste spontané pour chérir le mémoire du général de corps d’armée Qassem Soleimani et exprimer leur colère contre les États-Unis et Israël.

Les manifestants ont demandé aux responsables de la République islamique d’Iran de soumettre les tueurs américains et israéliens à une dure vengeance.

Au Cachemire aussi, des manifestants sont descendus dans la rue pour condamner le lâche assassinat de Qassem Soleimani par les États-Unis.

Par ailleurs, le Leader de la Révolution islamique, l’honorable Ayatollah Khamenei, a nommé, ce vendredi 3 janvier, le général de brigade, Ismaïl Qaani, au poste de commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).

Cette nomination a été annoncée quelques heures seulement après la mort en martyr du général de corps d’armée Qassem Soleimani, assassiné à Bagdad par les forces militaires américaines.

Le général de brigade Ismaïl Qaani était le commandant adjoint de la Force Qods du CGRI.

Source: Press TV

Hezbollah, Hachd, Ansarallah tout comme la Résistance, prêts à passer à l’offensive

Le Hezbollah promet une «punition adéquate» face à l’assassinat de Qassem Soleimani.

A l’heure qu’il est, le cabinet sécuritaire israélien a décidé le déploiement des renforts au nord de la Palestine occupée. Ce vendredi,  le discours du secrétaire général du Hezbollah, fidèle compagnon du commandant Soleimani est attendu. « La mort en martyr a été depuis toujours le vœu le plus cher du général Qassem Soleimani, dit Nasrallah qui affirme souhaiter autant que le commandant défunt le « martyr ». « J’envie cette fin heureuse et héroïque. Nous accomplirons son chemin jusqu’à ce que ses objectifs soient réalisés et nous garderons son drapeau, celui de la Résistance, éternellement hissé sur tous les fronts », souligne Nasrallah avant de promettre aux assassins une « punition adéquate » qui est désormais « la mission de la Résistance ». « Il relève de notre mission première, celle de la Résistance de punir d’une manière adéquate les assassins de ses combattants », a-t-il martelé.

Et d’ajouter : « Les assassins américains n’atteindront aucun de leurs objectifs par ce crime lâche alors que tous les objectifs de Qassem Soleimani seront concrétisés par les combattants de la Résistance ».

 Irak

Le pays est sens dessus dessous : aux premières heures de la matinée, le Premier ministre irakien Adel Abdel Mehdi a demandé au Parlement de se réunir en urgence pour examiner la réponse à apporter à l’assassinat en plein territoire irakien du général Soleimani, du numéro deux des Hachd al-Chaabi, ainsi que 10 autres commandants et membres des Hachd al-Chaabi. « Nous condamnons l’assassinat d’Abou Mahdi al-Mohandes, de Qassem Soleimani et d’autres personnalités irakiennes et iraniennes dans les termes les plus vifs », a souligné le Premier ministre irakien, ajoutant que l’assassinat d’un commandant militaire irakien ayant un degré officiel constituait une violation de la souveraineté irakienne: «l’assassinat de commandants d’un pays frère sur le sol irakien ne signifie que la violation flagrante de la souveraineté d’Irak », a-t-il réaffirmé. Le haut responsable irakien a souligné que l’assassinat du général de corps d’armée Soleimani intensifierait les risques d’une guerre dévastatrice en Irak, dans la région et dans le monde, car cet « acte terroriste des États-Unis contredit les conditions déjà posées pour la présence des forces américaines en Irak et l’implication des États-Unis dans la formation militaire des soldats irakiens dans le cadre de la lutte contre Daech ». Le président irakien, Barham Saleh, met en garde contre les conséquences qu’aura « l’assassinat du général Soleimani et d’Abou Mahdi Mohandes » pour l’Irak et la région.

Le chef du courant sadriste, Muqtada Sadr, a fait état de son côté de la mobilisation de ses milliers de combattants pour venger « la mort des martyrs irakiens ». « Le fait que l’Arrogance mondiale a pris pour cible Qassem Soleimani signifie qu’elle a pris pour cible un esprit révolutionnaire, mais elle est loin d’ébranler notre volonté », a déclaré Moqtada al-Sadr. Il a appelé les combattants irakiens, notamment ceux appartenant à l’Armée du Mahdi, à se tenir en état d’alerte. « Il faut que les groupes nationaux qui sont sous notre commandement se tenir en état d’alerte pour protéger l’Irak », a-t-il indiqué. Dans la foulée de cet ordre, « Jaish al-Mahdi » et la brigade  » Al Youm al Mooud » se disent disponibles à suivre cet ordre.

Dans ce droit fil, Hashim al-Haïdari, un haut commandant des Hachd al-Chaabi, a déclaré, dans un entretien exclusif avec la chaîne de télévision iranienne Al-Alam, que cet assassinat constituait une transgression de toutes les lignes rouges. « Les États-Unis vont payer cher pour cette sottise », a-t-il martelé. Hashim al-Haïdari a souligné que le front de la Résistance ne reculerait jamais et que le sang des martyrs le renforcerait davantage.Dans la foulée, Hadi al-Ameri, chef de la Brigade irakienne Badr, a déclaré que « la présence des forces étrangères en Ira »k avait perdu sa raison d’être et qu’ »elle ne faisait que provoquer l’effusion de sang ».

Ansarallah 

Mais la réaction la plus attendue a été celle d’Ansarallah, dont l’exploit du 14 septembre a définitivement changé les rapports de force en Asie de l’ouest. Le leader du mouvement yéménite d’Ansarallah, Abdel Malek al-Houthi, a condamné, pour sa part, l’attaque terroriste américaine visant le général de corps d’armée Qassem Soleimani et Abou Mahdi Mohandes, numéro deux des Hachd al-Chaabi. Abdel Malek al-Houthi a également présenté ses condoléances aux Iraniens. De son côté, Mohammed al-Bokhaïti, membre du Conseil politique d’Ansarallah, a déclaré que les États-Unis paieraient cher dans la région pour les sangs purs qui avaient été versés. « Les États-Unis s’en mordront les doigts alors que cet événement mobilisera de plus en plus les membres du front de la Résistance », a souligné le haut responsable d’Ansarallah, ajoutant que la violation de l’espace aérien de l’Irak constituait une déclaration de guerre contre ce pays. « Il faut soutenir l’Irak pour qu’il puisse confronter Washington », a-t-il précisé.

Source: Press TV

 » L’année 2020 marquera la fin de la présence US en Irak et la région »(Athlantic)

La grande guerre pour l’expulsion des forces US au Moyen-Orient a commencé.( Photo de Reuters: les soldats US évacuent l’in des leurs, blessés en Afghanistan)

Quelques heures avant le lâche assassinat du haut commandant iranien, Qassem Soleimani non loin de l’aéroport de Bagdad, assassinant aussitôt revendiqué par le Pentagone, un think tank américain mettait en garde contre toute folie de l’administration US qui la mettrait face à face avec l’Iran. « Atlantic Council » ralliait ces déclarations du démocrate Joe Biden qui en réagissant à l’assassinat ciblé du commandant iranien, a critiqué Trump ce vendredi « pour avoir fait la pire des choses à savoir ce qui pourrait, au lieu de réduire les pertes US en Irak, en redoubler le nombre ». Atlantic va ainsi de son commentaire : la présence militaire des Américains en Irak touchera à sa fin en 2020″

Spécialisé dans les relations internationales, Atlantic Council affirme dans son article du mercredi 1er janvier, que la frappe américaine visant des positions des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire) le 29 décembre suivie des manifestations en masse des Irakiens devant l’ambassade US à Bagdad n’augurent rien de bon et donnent à penser à plus d’un titre que  « les diplomates et les militaires américains comptent leurs derniers jours en Irak ». Citant Abbas Kadhim, directeur de l’Initiative d’Irak à Atlantic Council et chercheur du Moyen-Orient, l’auteur écrit : « Début 2019, j’avais déjà prédit que les forces américaines se retireraient d’Irak avant la fin d’année et ma prévision tenait surtout compte des appels au Parlement irakien  pour adopter une loi exigeant le retrait US. Ma prédiction était juste. Puisque tout au long de l’année passée, les tensions n’ont cessé de s’amplifier au parlement, diverses formations politiques ayant appelé à la révision du pacte de sécurité signé avec Washington. Pour cette année 2020, ma prévision est qu’aucune force américaine ne restera en Irak d’ici la fin de l’année ».

Kadhim fait remarquer que « la frappe du 29 décembre contre les 5 bases des Hachd al-Chaabi à Qaëm et à Abou-Kamal avait faussé tous les calcules des stratèges américains car « elles ont renversé la tendance et liguer tous les Irakiens, politiques comme hommes de rue, derrière les Hachd  » : « Des blocs politiques irakiens toutes tendances confondues ont condamné les frappes américaines et cette erreur de calcule a poussé les dirigeants politiques irakiens à formuler très clairement l’exigence du retrait des troupes américaines d’Irak. C’est une erreur inouïe qui fait très rapidement perdre aux États-Unis le contrôle de la situation ».

Abbas Kadhim relève que « les manifestants, qui campent depuis des mois sur la place Tahrir pour la justice sociale, ajouteront désormais le retrait des forces américaines à la liste de leurs revendications à remettre au futur Premier ministre, si ce n’est au PM par intérim et avec du sang sur les mains, les États-Unis ne sont plus défendables. S’il est vrai qu’Abdel-Mahdi a réussi, l’année dernière, à empêcher un vote parlementaire pour demander le retrait des troupes américaines, il n’en reste pas moins que la situation en Irak est aujourd’hui tout à fait différente et le futur Premier ministre ne sera pas dans une position plus forte non plus pour pouvoir contrer une telle exigence. Et pour  toutes ces raisons, je crois sincèrement que les jours des Américains en Irak son comptés, que ce soit en termes diplomatiques, militaires voire commerciaux », a-t-il conclu.

Abbas Kadhim prédit qu’au cas où les forces américaines ne quitteraient pas le sol irakien, il se peut qu’il y ait des victimes dans leurs rangs, tout comme ce qui s’est passé avant 2012.

Et de continuer : « Comme nous l’avons vu ces derniers jours, les principaux dirigeants irakiens ont rejoint la colère anti-US. Moqtada al-Sadr a aussi fait état de son entière disponibilité à travailler avec les Hachd al-Chaabi pour mettre fin à la présence militaire américaine en Irak. Il a dit que ce sera par voie politique et juridique mais rien ne dit que l’option politique puisse reste définitivement de vigueur. Le bureau du grand ayatollah Sistani a publié quant à lui une déclaration condamnant l’attaque américaine, appelant au respect de la souveraineté de l’Irak. L’une des conséquences les plus importantes de cette crise est que tout candidat proaméricain au poste de Premier ministre n’aura pratiquement aucune chance d’être confirmé par le Parlement irakien dans les semaines à venir. Une autre conséquence critique, qui sera exploitée par beaucoup, est que l’attention, en Irak, se détournera de la place Tahrir pour se focaliser sur la présence américaine, son ambassade et ses troupes. C’est donc un combat perdu d’avance pour les États-Unis ».

L’auteur de l’article rappelle que les manifestants, qui avaient campé à l’extérieur de l’ambassade des États-Unis, ont accepté de démonter leurs tentes, mais non pas par crainte de la réaction US mais à la demande des dirigenats des Hachd qui ont accepté l’appel du gouvernement en échange de la réactivation de la procédure légale pour un retrait des Etats-Unis de leur pays. Ils ont dit :  «Leur prochaine étape consiste à mener la lutte au Parlement pour expulser les troupes américaines », a écrit Abbas Kadhim, ajoutant que cette étape était l’objectif de nombreux dirigeants irakiens depuis l’annonce de la victoire sur Daech.

Et de continuer : « En février 2019, lorsque le président Donald Trump a déclaré que des troupes américaines étaient stationnées en Irak pour surveiller l’Iran, de nombreux dirigeants irakiens ont appelé à leur expulsion, mais l’administration américaine a réussi à assurer aux Irakiens que l’accord signé entre Washington et Bagdad, ainsi que la Constitution irakienne seraient pleinement respectés. Quand Israël a bombardé des bases des Hachd al-Chaabi à l’intérieur de l’Irak en août 2019, les États-Unis ont évité une crise en niant toute coordination avec les Israéliens. Maintenant que les États-Unis ont frappé les Hachd en Irak, écrasante sera la pression sur le gouvernement et le Parlement irakiens pour l’adoption d’une loi permettant l’expulsion des troupes américaines. L’adoption d’une telle loi, ce n’est qu’une question de temps. La seule question est de savoir si ce sera un retrait complet, comme le demandent les partisans des faucons, ou s’il y aura un compromis pour réduire les troupes et laisser un très petit nombre de formateurs ».

Le chercheur d’Atlantic Council a ajouté : « Il en va de même pour les demandes de fermer l’ambassade des États-Unis à Bagdad. Les États-Unis seront très probablement en mesure de maintenir une présence diplomatique importante en Irak, mais celle-ci ne sera pas aussi importante que par le passé. Si les relations entre les États-Unis et les Hachd al-Chaabi restent aussi hostiles, il sera très difficile de maintenir une forte présence américaine à l’extérieur du complexe de l’ambassade dans la Zone verte ».

Source: Press TV

« Un stratège militaire hors paire, un général infatigable, un brave soldat de la cause de la Résistance »

Le général de division Qassem Soleimani a reçu la médaille Zulfakar, la plus haute distinction militaire de l’Iran, le 10 mars 2019. ©Fars News

À la tête de la Force Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani a joué un rôle indéniable dans la défaite définitive de Daech en Irak, puis en Syrie.

Né en 1956 à Kermân, Qassem Soleimani est entré dans le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) après la victoire de la Révolution islamique dès sa création en 1979. Pendant la Défense sacrée du peuple iranien (guerre Iran-Irak de 1980 à 1988), Qassem Soleimani est devenu un haut commandant du CGRI et a commandé des troupes lors d’importantes opérations.

Après la fin de la guerre irano-irakienne, le général Soleimani a été en mission pendant plusieurs années dans l’est du pays dans les zones situées près de la frontière de l’Afghanistan, jusqu’à ce qu’il a été nommé en 1997 au poste de commandant de la Force Qods du CGRI par le commandant en chef des forces armées iraniennes, l’honorable Ayatollah Khamenei.

À ce poste, le général Soleimani a contribué aux efforts pour renforcer les rangs de l’axe de la Résistance face au bellicisme et l’expansionnisme d’Israël. En 2010, Qassem Soleimani est monté en grade par un décret du Leader de la Révolution islamique, et est devenu général de division.

Le général de division Qassem Soleimani est devenu célèbre après les événements liés à l’apparition des organisations takfiristes comme Daech en Syrie (2011) et en Irak (2014), où le commandant de la Force Qods a reçu l’ordre de soutenir les forces syriennes et irakiennes à mieux s’organiser pour le combat contre le terrorisme.

Le général Qassem Soleimani et les conseillers de la Force Qods ont entamé leur mission à la demande officielle des gouvernements syrien et irakien, et leurs conseils ont joué un rôle de premier plan pour permettre aux forces militaires de la Syrie et de l’Irak pour empêcher la chute de Damas et de Bagdad face aux assauts des organisations terroristes forts du soutien tous azimuts que les États-Unis, le régime israélien et leurs alliés européens et régionaux leur ont accordé pour démembrer la Syrie et l’Irak.

La visite officielle du commandant de la Force Qods à Moscou et ses consultations avec les hautes autorités politiques et militaires russes ont eu un effet indéniable dans la décision prise le 30 septembre 2015 par le président Vladmir Poutine de déployer les forces russes en Syrie en soutien à l’armée syrienne, pour répondre à la demande officielle du président syrien Bachar al-Assad d’aide militaire.

Les analystes indépendants s’accordent à dire que l’un des principaux objectifs du plan du démembrement de la Syrie était de couper la communication via la Syrie entre la République islamique d’Iran et le Hezbollah libanais. Cependant, la défaite de Daech en Irak et en Syrie, avec le rôle irréfutable de la Force Qods, a empêché la réalisation de ce complot.

Pour louer le rôle de la Force Qods dans le combat contre le terrorisme et après la défaite définitive de Daech en Irak, le Leader de la révolution islamique a décerné, le 10 mars 2019, la plus haute distinction militaire de l’Iran, celle de l’ordre de Zulfakar.

En réponse d’une lettre que le général Qassem Soleimani avait adressée au Leader de la Révolution islamique pour annoncer la défaite définitive de Daech en Irak, l’honorable Ayatollah Khamenei a écrit : « En anéantissant la tumeur cancéreuse et mortelle qu’était Daech, vous avez rendu un immense service aux peuples de la région, aux nations musulmanes, à toutes les nations et à l’humanité tout entière. »

Le général de division Qassem Soleimani, haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique, a été assassiné ce vendredi matin 3 janvier lors d’une attaque d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine à Bagdad.

Source: Press TV

Le Leader décrète trois jours de deuil nationale en Iran

Le commandant en chef de la Force Qods, le général Qassem Soleimani, assassiné par les Américains le 3 janvier 2020 à Bagdad, reçu par le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei./Al Alam

Il y a quelques minutes, le Leader de la Révolution islamique et commandant en chef des Forces armées iraniennes, l’Ayatollah Khamenei a publié un communiqué où il réagit au lâche assassinat par les forces terroristes américaines du commandant en chef de la Force Qods, le général Qassem Soleimani :

« Iraniens et Iraniennes,

Le glorieux et haut commandant militaire, Qassem Soleimani est tombé en martyr ; vendredi matin, son âme est partie rejoindre celle de ses frères d’armes. Son vœu de les rejoindre, au terme des années de dévouement, de sacrifice, et de lutte contre des forces du mal, a été exaucé. Son sang a été versé par les pires ennemis de l’humanité qui soient. Je présente mes condoléances à l’Imam caché, à la nation iranienne et je félicite le grand général qu’il fut. Soleimani a été l’un des élèves les plus valeureux de l’école libératrice de Khomeini dont la vie a été consacrée à la lutte pour cause des déshérités, des résistants. Sa mort en martyr a couronné une longue carrière hors pair au service de l’Islam et de ses grands idéaux. Sa mort n’arrêtera pas son œuvre. Loin de là. Une cinglante riposte attend ceux qui ont les mains souillées de son sang et du sang de ses compagnons assassinés vendredi matin. Le général martyr est la figure universelle de la Résistance et tous les épris de cette pensée crient désormais vengeance.

Que ses amis et ses ennemis sachent, l’axe de la Résistance se perpétuera avec une force redoublée et la victoire finale appartient aux combattants de cette voie juste et équitable. La mort en martyr de Soleimani est certes une perte et la poursuite de notre combat fera regretter ses assassins. La nation iranienne commémora la mémoire du grand général Soleimani et de son frère d’armes Abou Mahdi Mohandes et je décrète trois jours de deuil national, tout en présentant mes condoléances à son épouse, à ses enfants et à tous ses proches ».

Dans la foulée, le ministère iranien des Affaires étrangères vient d’émettre un communiqué où « il condamne dans les termes les plus vifs l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods à titre d’un “acte terroriste et criminel” commis par des forces américaines en Irak, en présentant ses sincères condoléances au Leader de la Révolution islamique et commandant en chef des forces armées iraniennes, ainsi qu’au Corps des gardiens de la Révolution islamique, à la nation iranienne et à la famille et à tous les frères d’armes du général Soleimani à travers le monde ».

« L’inimitié et la bêtise des forces “terroristes” américaines ne fera que renforcer l’axe de la Résistance dans la région et dans le monde, affirme le ministre iranien des Affaires étrangères qui ajoute que l’Iran “utilisera tous ses potentiels politiques, juridiques et internationaux” pour mettre en application » les mesures prises par le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, et, ce dans le strict objectif de contraindre le régime criminel et terroriste des États-Unis à répondre de ce flagrant crime ».

Le conseiller du président iranien, Hassan Rohani a dénoncé les États-Unis « pour avoir franchi toutes les lignes rouges » avec le lâche assassinat du général de division Soleimani : « Avec cet acte abject, les États-Unis se sont placés dans l’une des plus dangereuses situations qui soit en Asie de l’Ouest. Celui qui franchit les lignes rouges devra s’attendre à faire face à ses conséquences ».

Un second communiqué du Corps des gardiens de la Révolution islamique rend un hommage appuyé au « soldat dévoué de la nation », « lâchement assassiné ce vendredi matin par les États-Unis » après « une longue carrière au service de l’islam, du Coran et de la Sainte Famille prophétique ».

Une attaque aux triples roquettes des hélicoptères Apache a coûté la vie dans les premières heures du vendredi 3 janvier au commandant en chef de la Force Qods, au numéro deux des Hachd al-Chaabi, Abou Mohandes et à 4 autres responsables de la Résistance irakienne.

Ce vendredi matin, l’attaché d’affaire de l’ambassade suisse, représentant des États-Unis en Iran, a été convoqué au ministère iranien des Affaires étrangères qui lui a signifié les « plus vives protestations de l’Iran » pour « le lâche assassinat du haut commandant en chef de la Force Qods par les forces américaines » : « Cet acte est l’incarnation la plus éhontée du terrorisme d’État et le régime américain est tenu responsable de ses conséquences »

Source: Press TV

Les Etats-Unis tuent le général iranien Soleimani dans une frappe à Bagdad, Téhéran crie «vengeance»

© Stringer Source: Reuters en continu Qassem Soleimani le 8 mars 2015 en Irak (image d’illustration).

«Lâche agression», «aventurisme» : le monde réagit à l’assassinat de l’Iranien Qassem Soleimani

L’Iran déploie des avions F-14 aux frontières après avoir juré de venger le meurtre du général Soleimani – Rapports

© Wikipedia / Shahram Sharifi

Le chef suprême iranien Ali Khamenei a promis une « vengeance sévère » contre les responsables du meurtre du commandant Qods, tandis que le président Rouhani a également promis de venger la mort de Soleimani.

Téhéran a déployé des avions de combat F-14 aux frontières du pays à la suite du meurtre du général iranien Qasem Soleimani après la mort du responsable militaire lors d’une frappe aérienne près de l’aéroport international de Bagdad, autorisée par le président américain Donald Trump, a rapporté la télévision d’État iranienne.

    – Ali Arouzi (@aliarouzi) 3 janvier 2020

Plus tôt dans la journée, le département de la Défense des Etats-Unis d’Amérique a confirmé que les forces américaines-états-uniennes en Irak avaient tué le major-général Qasem Soleimani, le commandant de la force d’élite Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, considéré comme une organisation terroriste étrangère par Washington.

Les États-Unis d’Amérique ont affirmé que Soleimani était responsable de la mort de « centaines d’Américains » et ont également accusé le général d’orchestrer des attaques contre des bases de la coalition en Irak, motivant la frappe aérienne irakienne comme moyen de dissuader « les futurs plans d’attaque iraniens ».

Suite aux informations faisant état du décès du général, les autorités de Téhéran ont fermement condamné les États-Unis d’Amérique, s’engageant à prendre des mesures pour venger sa mort.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

L’assassinat de Soleimani est «une déclaration de guerre contre l’Iran», selon un parlementaire iranien

© AP Photo /

L’opération ayant ciblé le général Qassem Soleimani était une action «déraisonnable» et une «grande sottise de Trump» qui pourrait être qualifiée de «déclaration de guerre contre l’Iran», selon le parlementaire iranien Heshmatullah Falahatpisheh.

Heshmatullah Falahatpisheh, ancien président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère au Parlement iranien, a jugé insensée l’opération américaine en Irak qui a entraîné la mort du commandant de la force Al-Qods, Qassem Soleimani.

Une action déraisonnable

«Cette action des dirigeants des États-Unis et de Donald Trump en personne peut être qualifiée de déraisonnable. Soleimani était non seulement un leader, mais aussi un héros national», a-t-il indiqué à Sputnik.

Le parlementaire a souligné que de nombreuses personnes ayant été victimes des exactions de Daech* et ayant été sauvées devaient remercier Qassem Soleimani.

Menace pour les intérêts américains

Selon lui, l’assassinat de ce dernier fait peser une menace sur les intérêts américains.

«Désormais, les intérêts des États-Unis dans le monde islamique sont menacés. Et non pas par la République islamique mais du fait que Qassem Soleimani était un héros aussi bien en Iran que dans d’autres pays limitrophes. Il a combattu Daech*, la créature américaine dans la région», a poursuivi l’interlocuteur de Sputnik.

Il a ajouté que les partisans et les compagnons de lutte du général dans le monde islamique réclameront une vengeance.

«En tout état de cause, c’est une grande sottise de Trump d’éliminer un des leaders les plus prestigieux du monde islamique. Les actions du Président des États-Unis menacent directement les intérêts américains dans le monde islamique», a détaillé M.Falahatpisheh.

Une déclaration de guerre à l’Iran

«Du point de vue du droit international, la démarche des États-Unis peut être qualifié de déclaration de guerre contre l’Iran. De cette façon, ils ont déclenché une confrontation et ont lancé une guerre contre l’Iran», a-t-il résumé, signalant que beaucoup dépendait maintenant de la décision qui serait prise par le Conseil iranien de sécurité nationale.

Mort de Soleimani

Le commandant de la force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Qassem Soleimani, a été tué dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 janvier dans une frappe aérienne menée par les États-Unis à proximité de l’aéroport international de Bagdad.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le Président iranien Hassan Rohani ont déjà promis de venger sa mort.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Source: Sputnik News – France

Khamenei nomme un général Hardliner pour remplacer Soleimani

Le Brigadier-général Esmail Qaani (Ghaani), adjoint de la Force Quds du CGRI, non daté. Photo de fichier

Le chef suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a nommé le général de brigade Esmail Qaani (Ghaani) commandant des forces Qods moins de 12 heures après le meurtre de Qassem Soleimani par un drone des EUA à Bagdad.

Dans son décret de nomination de Qaani, Khamenei l’a caractérisé comme «l’un des commandants les plus éminents des gardiens de la révolution». Qaani a combattu dans la guerre Iran-Irak des années 80 et était un proche et fiable collaborateur de Soleimani. Il a également été fonctionnaire du renseignement au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Qaani est connu pour son opposition extrémiste à Israël, similaire à Soleimani, et a été l’une des figures clés de l’implication de l’Iran dans la guerre civile syrienne.

Cependant, contrairement à Soleimani qui s’abstenait généralement de commenter les questions politiques internes, Qaani n’avait aucune réserve à intervenir et à exprimer ses vues.

Khamenei a sévèrement réagi au meurtre de Soleimani, jurant des représailles contre les États-Unis d’Amérique. L’ayatollah Ahmad Khatami, un religieux de la ligne dure dans son sermon du vendredi, a déclaré: « C’est le moment de débarrasser la région de ces bêtes insidieuses. »

Qui est qui dans le CGRI

Les sermons de prière du vendredi sont généralement coordonnés par un bureau opérant sous l’administration du chef suprême.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Radio Farda

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