A la Une

Leçon de géographie de l’Iran à Macron: le golfe situé au sud de l’Iran est le golfe Persique

Image d’archives

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi

Téhéran a critiqué le président français Emmanuel Macron pour avoir utilisé un nom fictif pour le golfe Persique, affirmant que l’erreur est aussi erronée que la présence militaire de la France dans ces eaux.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a tweeté en trois langues persan, anglais et français samedi soir, rappelant à Macron que « le golfe situé au sud de l’Iran n’a qu’un seul nom et c’est le #PersianGulf ».

Il est intervenu deux jours après que le président français ait déclaré dans un tweet que son pays avait déployé la mission de la Force opérationnelle Jaguar dans « la péninsule arabique et dans le golfe arabo-persique », affirmant que le renforcement militaire était destiné à renforcer la sécurité maritime dans la région stratégique.

« Votre présence militaire dans le golfe Persique est aussi erronée que votre dénomination. Les deux erreurs sont énormes mais compensables », a souligné Mousavi.

S.A MOUSAVI @SAMOUSAVI9

Je tiens à rappeler à @EmmanuelMacron que le Golfe se trouvant au sud d’Iran, n’a qu’un seul nom : Le Golfe Persique. Votre présence militaire dans cette zone est autant erronée que sa dénomination à ce titre. Ces deux grandes erreurs sont pourtant corrigeables. https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1217926080717258752 

Emmanuel Macron

@EmmanuelMacron

Dans la péninsule arabique et dans le Golfe arabo-persique, nous avons déployé en un temps record la Task force Jaguar, et par les initiatives avec nos partenaires européens, nous renforçons la sécurité maritime dans cette région si stratégique pour nous.

S.A MOUSAVI @SAMOUSAVI9

I remind Monsieur Macron that the gulf located south of Iran has only one name and that is the . Your military presence in the Persian Gulf is as wrong as your naming it. Both mistakes are huge but compensable.

Le golfe Persique – qui s’étend sur quelque 251 000 kilomètres carrés – est délimité par le fleuve Arvand au nord, qui forme la frontière entre l’Iran et l’Iraq, et le détroit d’Ormuz au sud, qui relie le golfe Persique à la mer d’Oman et L’ocean indien.

La mer intérieure est une route commerciale internationale reliant le Moyen-Orient à l’Afrique, à l’Inde et à la Chine.

Il a été appelé par les historiens et les textes anciens « persan » depuis que l’Empire achéménide a été établi dans ce qui est aujourd’hui l’Iran moderne.

Chaque année, les Iraniens observent la Journée du golfe Persique le 10 octobre, le deuxième mois du calendrier persan, qui tombe généralement le 30 avril.

La date coïncide avec l’anniversaire d’une campagne militaire réussie par Shah Abbas I de Perse en 1622, qui a chassé la marine portugaise du détroit d’Ormuz.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

Aïn al-Asad : les troupes otaniennes pourraient être visées par l’Iran si…

Des soldats français et des Obusiers de 155 mm du système d’artillerie CAESAR sur la base américaine d Qayyara en Irak. (Photo d’Archives)

Entre l’Allemagne d’avant et d’après la visite de la ministre Annegret Kramp-Karrenbauer en Irak, il y a une certaine différence : alors que Berlin justifiait il y a deux semaines le honteux assassinat du commandant en chef de la Force Qods par l’État terroriste américain, son ministre des A.E., Heiko Mass reproche ce dimanche lors d’un entretien accordé à Bild Zeitung « l’approche américaine envers l’Iran » en soulignant que  » la menace et l’agression militaire n’apporteront rien » : « Nous voulons empêcher un embrasement généralisé au Moyen-Orient. L’Union européenne devra se référer à la diplomatie au lieu des tensions ».

Mais que s’est-il passé en Irak pour que le chef de la diplomatie allemande change de discours? Certains observateurs affirment que la ministre allemande se serait aperçue d’une chose : l’Irak en général et la Résistance irakienne en particulier ne plaisante pas du tout ; les forces étrangères que ce soit celles des États-Unis ou celles de l’OTAN devront faire place nette. Idem pour l’Iran : toute action de l’Europe consistant à activer le mécanisme du règlement des différences dans le cadre de l’accord nucléaire, signifie que celle-ci a décidé d’entrer en guerre contre l’Iran.   

La semaine dernière, le président iranien Hassan Rohani a déclaré dans un discours que si les pays européens se joignaient aux États-Unis dans des actions hostiles contre l’Iran, « la sécurité  de leurs troupes prendrait fin dans la région, elles seraient donc considérées comme « une cible légitime tout comme les troupes américaines ».

Les pays européens sont bien conscients du fait que toute tentative de renvoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité des Nations unies ou le retour des sanctions signifient indirectement une déclaration de guerre. A cet égard, la mise en garde du président iranien à l’adresse de l’Union européenne est bien significative. Il s’agit en effet d’une mise en garde qui fait suite à plus d’un an de promesses non tenues et de la poursuite des pressions contre l’Iran. Après tout quand l’Iran est militairement attaqué et que ses intérêts économiques sont en danger, pourquoi l’Europe qui a une grande part de responsabilité dans cet état de chose devrait être épargnée? Mais quelles seraient les cibles?

Le site d’analyse Mashregh News proche des milieux militaires iraniens y revient : « Pour l’instant, on est encore loin de chercher à définir la zone cible pour une riposte anti-Europe mais les zones cibles ne manquent pas au regard  de la présence étendue des milliers de soldats et ressortissant de plusieurs pays européens aussi bien sur la région de l’Asie de l’Ouest que dans le nord d’Afrique.

« Une grande majorité des forces européennes est déployée sur les bases où sont stationnées les troupes américaines qui, suite à l’assassinat du général de corps d’armée Qassem Soleimani, ne sont plus à l’abri de la riposte de l’axe de la Résistance. Les soldats stationnés sur les bases de Bagram en Afghanistan, de Qayyarah à Ninve, d’al-Omar et al-Shadadi dans l’ouest de la Syrie et du camp Taji dans le nord de Bagdad, pourraient constituer des cibles faciles, aussi faciles qu’Aïn al-Asad visée le 8 janvier.

L’OTAN justifie la présence de ses troupes sur le sol irakien par deux facteurs différents : Combattre la menace du terrorisme dans le cadre de la soi-disant Coalition internationale anti Daech et former des unités de l’armée irakienne et des forces peshmergas de la région autonome du Kurdistan. A partir de là elle maintien un important contingent sur place et certains pays comme la France ne cache pas leurs velléités à se faire payer le luxe d’avoir une base permanente sur le sol irakien. 

Selon les données publiées par le site web Euobserver, à l’heure actuelle, environ 3 000 soldats provenant de 19 pays européens sont présents dans différentes régions en Irak. Avec 600 soldats, l’Italie a la plus forte présence militaire sur le territoire irakien tandis que l’Espagne en compte 500 pour se placer au deuxième rang juste devant le Royaume-Uni et la France avec chacun 400 soldats. La Hongrie et l’Allemagne ont déployé respectivement 170 et 150 soldats en Irak. Ces dernières semaines et suite à la montée des tensions en Irak, les principales forces européennes ont interrompu l’entrainement des forces irakiennes mais aussi les opérations conjointes dites anti Daech. Elles ont quitté leurs bases et ont été transférées dans des bases sous le commandement des États-Unis, à Bagdad et à Erbil à savoir, Aïn al-Asad et camp Taji.

Or, aucune annonce officielle sur le retrait des troupes européennes dont françaises n’a encore été faite. Equipées de lourds équipements d’artillerie, les troupes françaises sont stationnées à côté des militaires américains sur la base de Qayyara dans la province irakienne de Ninive, a noté Mashregh News.

Alors que certains rapports faisaient état de la présence des troupes danoises et néerlandaises sur la base d’Aïn al-Asas lors de la frappe balistique du 8 janvier, le porte-parole des forces armées suédoise s’était dit inquiet de la sécurité des militaires suédois stationnés dans le camp Taji dans le nord de Bagdad qui a à plusieurs reprises fait l’objet des attaques à la roquette. L’Europe en général, la France en particulier sont-elles prêts à payer du sang de leurs fils le maintien nocif de l’Etat terroriste US en Asie de l’Ouest?

Source: Press TV

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :