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L’industrie d’hydrocarbure irakienne, nouveau champ de rivalité USA-Chine

Image d’archives représentative

Un champ pétrolier irakien. (Photo d’archives)

En Irak, deux fonctionnaires chinois du champ pétrolier Halfaya, dans la province de Maysan, ont été blessés lors d’une fusillade.

Deux fonctionnaires chinois du champ pétrolier Halfaya, exploité par PetroChina, ont été blessés, dimanche 16 février au matin, par les tirs d’assaillants inconnus, a déclaré Khaled Wahem, porte-parole de la compagnie pétrolière de Maysan.

Le champ pétrolier Halfaya se situe près d’Amarah, chef-lieu de la province de Maysan, dans le sud-est d’Irak.

PetroChina compte parmi les compagnies chinoises les plus importantes qui investissent dans le forage et l’exploitation des puits de pétrole dans la province de Maysan.

C’est la deuxième attaque visant les fonctionnaires de PetroChina en quatre ans. En novembre 2016, des individus armés ont enlevé et pris en otage le vice-président de la compagnie chinoise.

La Chine souhaite renforcer sa présence dans les champs irakiens

La présence des compagnies pétrolières publiques et privées chinoises dans les pays qui exportent du brut à la Chine reste parmi les principes de la politique énergétique de Pékin.

Dans la foulée, les compagnies d’hydrocarbure de la Chine sont déterminées à renforcer leur présence dans les champs pétroliers de l’Irak.

Début 2019, une compagnie chinoise a signé un contrat avec le ministère irakien du Pétrole sur le forage de 80 puits de pétrole dans le champ de Majnoun, pour une valeur de 54 millions de dollars.

En plus, beaucoup de compagnies irakiennes ont emprunté des sommes aux institutions financières chinoises et c’est ainsi que la Chine bénéficie indirectement de tout projet que mènent ces compagnies dans le domaine d’hydrocarbure. Par exemple, une compagnie irakienne, qui avait utilisé des facilités financières des institutions chinoises, a conclu un accord pour le forage de 43 puits de pétrole d’une valeur de 255 millions de dollars.

Par ailleurs, CNPC (China National Petroleum Corporation) s’est dit prêt à investir dans le géant champ pétrolier de Qarneh-1, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bassora.

Les compagnies pétrolières américaines, elles aussi, s’intéressent à investir dans le même champ pétrolier. En décembre 2019, le ministère irakien du Pétrole a annoncé avoir signé un accord avec CPECC (China Petroleum Engineering and Construction Corporation) pour développer les installations du forage de gaz lors de la production du brut dans le champ pétrolier de Qarneh de l’Ouest-1. Ladite compagnie fait partie du CNPC.

Les États-Unis ne veulent pas quitter l’Irak

D’autre part, les États-Unis ont toujours tenté de prendre en main le contrôle des ressources d’hydrocarbure et ils ne veulent surtout pas que l’industrie énergétique de l’Asie de l’Ouest soit monopolisée par la Chine ou la Russie. D’où le refus de Washington de retirer ses forces du sol irakien. Il se peut que les États-Unis diminuent le nombre de leurs soldats déployés en Irak ou qu’ils les déplacent au Kurdistan irakien.

En mai 2019, le ministère irakien du Pétrole a fait part de sa décision de signer un contrat de 53 milliards de dollars avec les deux géants pétroliers américain et chinois ExxonMobil et PetroChina mais le ministère n’a pas encore pu réaliser cette décision en raison de l’instabilité politique des derniers mois.

Source: Press TV

Moyen-Orient : la Chine fustige vertement les guerres sans fin US et les met en garde

Des missiles de croisière anti-navires (ASCM) chinois de type YJ-12. ©Industrie balistique chinoise

C’est une première ; est-ce le signe d’un engagement militaire plus poussé de la Chine à venir dans la région du Moyen-Orient ? Fort possible. Après tout, Pékin a tous les droits du monde d’être inquiet de ce qui se passe à Idlib vu que les terroristes d’origine chinoise continuent à y affluer par la porte turque et que la Chine se voit dans l’obligation de les accueillir, une fois qu’ils ont fait leur formation au terrorisme sous le commandement US/OTAN.  

Samedi, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a crée la surprise en qualifiant de « dévastatrice » la présence militaire des États-Unis au Moyen-Orient qui « n’apporte que chaos et pauvreté éternels » pour cette région. Le chef de la diplomatie chinoise a dénoncé, l’Amérique en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, en soulignant que « nombreux sont les pays au Moyen-Orient qui sont contre la présence militaire américaine dans leur région ».

Pour les observateurs cette sortie anti-américaine lors d’une réunion internationale où le secrétaire à la Défense US a osé menacer la Chine, pourrait ne pas rester au stade de la parole, les Chinois ayant déjà prouvé qu’ils étaient parfaitement disposés à sortir les armes quand il le faut. Les observateurs pensent surtout aux quatre jours d’exercices navals tenus en décembre dernier avec l’Iran et la Russie dans le golfe Persique, exercice qui a visiblement poussé les Etats-Unis à renoncer à leur guerre par procuration et jouer contre l’Iran, la Russie et la Chine, carte sur table. D’ailleurs les propos tenus par le ministre chinois des A.E. prouvent clairement l’intention de Pékin d’aller plus loin dans son entreprise moyen-orientale.

« Eh bien, je crains que de nombreux pays du Moyen-Orient ne soient pas d’accord pour dire que les États-Unis offrent une garantie de sécurité à la Chine et aux pays de la région. Pensez-y: au cours des dernières décennies, combien de guerres les États-Unis ont-ils déclenchées au Moyen-Orient? Combien de dégâts et de dévastations ont-t-ils causés aux peuples de la région? Les États-Unis offrent-ils une garantie de sécurité au Moyen-Orient? Les États-Unis n’ont pas apporté la stabilité et le développement au Moyen-Orient, mais plutôt des turbulences sans fin et une pauvreté persistante. En outre, les États-Unis prennent des mesures allant dans leurs propres intérêts, ce qui ne profite pas aux pays du Moyen-Orient. À notre avis, la garantie de sécurité la plus durable et la plus fiable serait que les pays instaurent une confiance mutuelle via une coopération mutuelle. La garantie de sécurité ne peut tout simplement pas être obtenue uniquement à coup de baïonnette . Quant à la Chine, répondant à l’appel des Nations unies et sur la base de la volonté des pays de la région, elle œuvre pour contribuer à la sécurité au Moyen-Orient. Par exemple, nous avons envoyé plus de 1 800 soldats de maintien de la paix au Moyen-Orient pour y garantir la paix et la sécurité. »

Pour de nombreux observateurs l’allusion faite à la présence de 1800 effectifs chinois dans la région ne pourrait ne pas concerner la situation en cours en Syrie. En décembre, certaines informations ont fait état du déploiement des forces spéciales chinoises à Idlib alors même que Pékin a commencé à livrer ses batteries de HQ-9 (S-300 chinois) à l’État syrien. À Munich, le ministre chinois des Affaires étrangères a renvoyé l’ascenseur au ministre US de la Guerre, en accusant Washington de s’engager dans une « campagne de diffamation » contre Pékin. « Les commentaires d’Esper sur les intentions de Pékin n’étaient « pas basés sur des faits », a-t-il dénoncé faisant dire à certains analystes que la guerre totale que les USA et l’OTAN font semblant de vouloir commencer contre la Syrie et ses alliés à Idlib pourrait ne pas laisser indifférente Pékin.

Source: Press TV

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