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Erdogan menace une action «plus dure» à Idlib si un cessez-le-feu négocié entre la Russie et la Turquie est violé

Turkish military convoy drives through the village of Binnish, in Idlib province, Syria, Saturday, Feb. 8, 2020

© AP Photo / Ghaith Alsayed

La Russie, principal allié militaire de la Syrie, a négocié un cessez-le-feu avec la Turquie après une semaine d’escalade dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Quelques jours plus tard, le président turc Erdogan accuse la Syrie d’avoir violé l’accord.

Recep Tayyip Erdogan a menacé de frappes «plus lourdes» contre la Syrie que par le passé après avoir accusé Damas de violer le cessez-le-feu récemment négocié.

S’adressant aux parlementaires mercredi, le président turc a affirmé que de petites violations du cessez-le-feu avaient commencé à Idlib et que son objectif était d’assurer la sécurité de 12 postes d’observation turcs dans la région.

Les commentaires d’aujourd’hui font écho à l’engagement d’Erdogan ce week-end de sévir unilatéralement contre ceux qui auraient violé l’accord.

La semaine dernière, la Russie a négocié un cessez-le-feu entre la Syrie et la Turquie, qui a mis fin à des semaines de combats à Idlib.

Neuf ans après le déclenchement d’une guerre brutale en Syrie, Idlib, dans le nord-ouest du pays, reste la dernière grande province détenue par des militants opposés au gouvernement du président Bachar al-Assad (à l’exception des plus petites poches détenues par des groupes armés soutenus par Israël, Turquie et États-Unis d’Amérique).

Les principales forces qui contrôlent Idlib sont Hayat Tahrir al-Sham*, son rejeton Hurras al-Din, la coalition rebelle soutenue par la Turquie, le Front de libération nationale, et le Parti islamique en grande partie ouïghour du Turkestan.

Les forces syriennes tentent de reprendre la province agitée depuis la mi-décembre. L’armée turque, qui exploite 12 postes d’observation à Idlib pour surveiller un fragile accord de désescalade de 2018, est intervenue début février pour repousser les troupes syriennes.

La Turquie et la Syrie ont depuis échangé des tirs d’artillerie qui ont fait des dizaines de victimes des deux côtés. Le nouveau cessez-le-feu, en vigueur depuis le 5 mars, a établi un couloir sécurisé de 6 km le long de l’autoroute M5 cruciale, qui relie Lattaquié et Alep, et appelle à des patrouilles conjointes turco-russes le long de l’autoroute à partir du 15 mars. La Turquie s’est également engagée à retirer les armes lourdes de ses postes d’observation à Idlib.

L’armée russe a annoncé mardi que le cessez-le-feu avait entraîné une diminution des bombardements à Idlib, bien que des projectiles aient été tirés depuis des positions appartenant à Hayat Tahrir al-Sham et au Parti islamique du Turkestan. Plus tôt dans la journée, le conseiller d’Al-Assad, Bouthaina Shaaban, a déclaré que la Syrie avait enregistré plusieurs des récentes violations par la Turquie du cessez-le-feu d’Idlib.

*Une alliance djihadiste précédemment affiliée à al-Qaïda et désignée organisation terroriste en Russie.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

L’armée trouve des cachettes terroristes et des ateliers pour fabriquer des armes et des produits chimiques dans la campagne d’Alep

False Flag US: les USA préparent des frappes massives contre la Syrie?

À Idlib, la bataille s’enlise pour le camp atlantiste, rien qu’à suivre les propos et les gestes contradictoires que tiennent et font en ce moment même les officiels qui s’en réclament : de la Turquie aux États-Unis, l’heure est à la propagande.

Le mardi 10 mars, l’émissaire US James Jeffry s’est mis à menacer la Syrie et la Russie de «pire riposte» si elles violeraient «la trêve» à Idlib. Or on sait que l’Amérique est prête à faire tout pour que cette trêve, conclue jeudi dernier à Moscou entre un Erdogan lamentablement défait à Saraqib et un Poutine-Assad triomphant, ne réussisse pas. S’inscrit dans cette même logique, la forte propagande anti-DCA russe que mène la Turquie, sur fond d’une réapparition de l’affaire des S-400 russes livrés à Ankara que ce dernier aimerait, si les USA en donnent le feu vert, remplacer par les Patriot. Reste une seule question. Si la DCA made in Russia de la Syrie est si mauvaise, comment expliquer alors l’incapacité de l’armée de l’air turque à s’infiltrer dans le ciel d’Idlib et à bombarder l’adversaire?

La machine de propagande USA/OTAN a d’ailleurs publié par médias turcs interposés plusieurs vidéos mettant en scène des batteries de Pantsir, prétendument inefficaces, sans aller jusqu’à oser montrer les débris des drones turcs interceptés et abattus ces deux dernières semaines par la DCA syrienne. Erdogan est allé meme jusqu’à prétendre que son armée en avait détruit huit. Évidemment aussi bien la Syrie que la Russie savent à quoi joue la partie d’en face.

Clash Report @clashreport

Countries pay top dollar for Russian-made short/medium range air defense systems. Are they really effective?

« Les déclarations d’Erdogan qui prétend que 8 systèmes dela DCA syrienne dans la province d’Idlib ont été détruits sont fausses », a affirmé le ministère russe de la Défense qui ajoute: « L’évaluation des drones d’assaut à Idlib faite par le président turc ne correspond pas à la réalité, elle est exagérée ». « Les systèmes Pantsir-1 sont largement déployés aux alentours de la ville de Damas, capitale syrienne. Quatre de ces systèmes sont installés dans la zone de désescalade d’Idlib. Lors de l’attaque turque deux systèmes ont été effectivement endommagés mais ils ne tarderaient pas à réintégrer le réseau de la DCA syrienne », précise le communiqué du ministère russe de la Défense.

Selon les observateurs, cette propagande déclenchée par l’acolyte turc de l’OTAN (Erdogan) prouve que l’axe USA/OTAN dont l’infériorité au sol vient d’être prouvée par le bilan particulièrement lourd côté armée turque et ses mercenaires, se trouve dans une réelle impasse et que par ce genre de propagande, elle est en quête de préparer la prochaine étape : celle-ci devra plus largement impliquer une armée de l’air otanienne qui va d’exercice en exercice aériens en Méditerrannée, juste sous le nez de la Russie.

Citant des sources sécuritaires, le site d’information et d’analyse politiques South Front affirme que les forces spéciales US en seraient d’ores et déjà à préparer une opération « fausse bannière » à Idlib pour passer à la prochaine étape.

« Ces forces américaines sont venues d’Afrin et l’attaque chimique a échoué, il y a 5 jours, une attaque censée être menée par les terroristes. En effet, l’arrivée des forces américaines a coïncidé avec la rencontre illégale de l’envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie, James Geffry, avec les terroristes.

« Suivant les communications et les renseignements provenant de groupes terroristes soutenus par la Turquie, les forces spéciales US se trouvent non loin des postes d’observation turques et ce, depuis 2 jours, avec en leur possession argent et passeports américains et autres promesses alléchantes. Ces forces projettent de perpétrer une embuscade ou un attentat suicide pour en finir avec la trêve conclue le 5 mars entre Moscou et Ankara. Des vidéos à tourner seront très facilement falsifiées, il suffit de faire vêtir des uniformes de soldats syriens aux terroristes. Des officiers turcs en lien avec la CIA seraient impliqués dans ce scénario qui aurait dû avoir lieu juste avant la rencontre Poutine-Erdogan, le 5 mars quand James Jeffry s’est rendu depuis Hatay à Idlib. L’équipe des Casques blancs et Reuters se trouvaient aussi sur place. Avec une actualité internationale dominée par le coronavirus et le coup d’État en Arabie, les Américains ont fini par renoncer au plan car une attaque chimique à Idlib ne pesait pas lourd. N’empêche que ce plan est là et l’armée de l’air USA/OTAN se tient prête à passer aussitôt après à l’acte en tentant de briser la DCA syro-russe. D’où d’ailleurs les menaces récentes de Jeffry. Évidemment la Syrie se prépare et sa chasse est prête à venir en aide de la DCA syrienne. »

Source: Press TV

La Russie rejette la proposition de la Turquie de voler conjointement le pétrole de la Syrie, Erdogan menace de se tourner vers les États-Unis d’Amérique à la place

ANKARA / MOSCOU – Le président turc a déclaré qu’il avait proposé à son homologue russe que les deux pays « exploitent conjointement » les champs pétroliers de l’est de la Syrie, ajoutant qu’il pourrait faire la même offre aux Etats-Unis d’Amérique, qui sont déjà impliqués dans le vol du brut syrien.

« J’ai fait une offre à M. [Vladimir] Poutine concernant les champs de pétrole situés dans la province [syrienne] Deir Ez-Zor la semaine dernière », a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan à son retour d’une réunion à Bruxelles, a rapporté l’agence de presse russe Sputnik.

“I made the offer to Mr. [Vladimir] Putin concerning the oilfields lying in [Syria’s] Deir Ez-Zor Province last week”, Recep Tayyip Erdogan said on Tuesday while returning from a meeting in Brussels, Russia’s Sputnik news agency reported.

Il a dit qu’il avait subordonné le projet au «soutien financier» russe. Le président turc a allégué que ce plan empêcherait les «terroristes» de récolter les fruits, se référant aux milices kurdes de la province, que la Turquie associe aux séparatistes kurdes anti-Ankara opérant à l’intérieur des frontières turques.

Erdogan a allégué qu’avec les revenus potentiels du pétrole, « nous pouvons aider la Syrie détruite à se relever ». La Turquie, cependant, n’a jamais demandé l’autorisation de la Syrie pour ses opérations sur le sol de cette dernière. Il a fait de grands efforts pour écraser les milices kurdes en Syrie aux frais du pays arabe et sans son consentement.

L’armée turque a organisé deux invasions meurtrières massives contre la Syrie depuis 2016 pour les chasser de la frontière turque. Les attaques ont été suivies d’une condamnation internationale et ont assiégé les communautés kurdes locales, qui ont sollicité le soutien militaire de Damas contre les agresseurs turcs.

Malgré le scandale de Damas, la Turquie soutient de nombreux groupes terroristes dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Les forces turques, apparemment chargées d’aider les efforts de désescalade dans ce pays, se sont également engagées à plusieurs reprises dans des affrontements meurtriers avec l’armée syrienne.

Le président turc, quant à lui, a souligné la présence illégale des États-Unis d’Amérique en Syrie, déclarant que « l’Amérique a ses propres plans ici », et a déclaré que si Moscou consentait à la coopération russo-turque, « je peux même faire la même offre à [le président des Etats-Unis d’Amérique Donald ] Trump ».

The Turkish president, meanwhile, pointed to the illegal US presence in Syria, saying “America has its own plans here”, and said if Moscow consented to the Russo-Turkish cooperation, “I can even make the same offer to [US President Donald] Trump”.

Les États-Unis d’Amérique et leurs alliés ont envahi la Syrie en 2014 sous prétexte de déraciner Daech (ISIL ou ISIS). Les alliés y restent présents, bien que Damas et les États qui l’ont soutenu ont vaincu le groupe terroriste fin 2017. L’armée des Etats-Unis d’Amérique envahissante a commencé une opération pour «sécuriser» les régions orientales riches en pétrole à la fin de l’année dernière.

Trump a déclaré en octobre dernier que les États-Unis d’Amérique «devraient être en mesure de prendre du [pétrole]», ajoutant: «Ce que j’ai l’intention de faire, peut-être, est de conclure un accord avec ExxonMobil ou l’une de nos grandes entreprises pour y aller et le faire correctement ».

Trump said last October that the US “should be able to take some [oil]”, adding, “What I intend to do, perhaps, is make a deal with an ExxonMobil or one of our great companies to go in there and do it properly ».

Au cours du même mois, l’armée russe a publié des informations détaillées faisant état d’une importante opération de contrebande de pétrole impliquant la CIA, l’armée américaine, des entrepreneurs privés et des milices kurdes. La Turquie était également tristement célèbre pour ses opérations flagrantes de contrebande de pétrole avec l’Etat islamique avant la défaite de l’Etat terroriste contre la Syrie, la Russie et d’autres alliés, ce qui a procuré un énorme avantage financier à la Turquie et à ses alliés de l’Etat islamique.

Damas a trouvé Washington coupable de «pillage méthodique» de ses ressources pétrolières. En novembre dernier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la présence illégale en vedette avait vu Washington essayer de séparer les territoires riches en pétrole de l’est de la Syrie pour créer un quasi-État illégal.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : FORT RUSS

Films d’espionnage de l’armée syrienne depuis l’entrée de la ville d’Idlib: vidéo

BEYROUTH, LIBAN (21 h 10) – Une nouvelle vidéo a été publiée cette semaine par la 25e division des forces de mission spéciale de l’armée arabe syrienne (AAS), montrant l’un de leurs espions filmant depuis la capitale provinciale Idlib.

Dans la courte vidéo, qui a été partagée sur plusieurs réseaux, les films d’espionnage de l’armée syrienne depuis l’entrée de la ville d’Idlib, montrant un panneau routier portant les noms d’autres grandes villes comme Ariha et Saraqib.

L’armée arabe syrienne publie généralement ces types de vidéos dans le cadre de sa guerre de l’information contre les groupes djihadistes opérant dans le gouvernorat d’Idlib.

Dans le passé, des groupes djihadistes comme Hay’at Tahrir Al-Sham (HTS) ont lancé des opérations de répression contre ces espions, exécutant souvent des personnes accusées d’aider le gouvernement à Idlib.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : AMN

Le temps presse: les forces djihadistes ne se sont pas retirées de la zone tampon d’Idlib

La pause pour Erdogan était-elle seulement un moyen pour Ergogan de faire entrer plus de troupes et d’armes en Syrie en toute sécurité ?

Beyrouth, Liban (20h30) – Les forces djihadistes au sud de l’autoroute M-4 (Alep-Lattaquié) doivent encore se retirer de la zone tampon désignée dans le gouvernorat d’Idlib, malgré l’accord intervenu entre les présidents turc et russe en dernier Jeudi.

En particulier, l’armée arabe syrienne (AAS) a rapporté mercredi que les groupes djihadistes, Hay’at Tahrir Al-Sham (HTS) et le Parti islamique du Turkestan (TIP), n’avaient pas encore abandonné leurs positions de première ligne au sud du M-4 Autoroute.

Les forces djihadistes ont jusqu’au 15 mars pour se retirer de cette zone; Cependant, étant donné le manque de mouvement de ces militants, il est très peu probable qu’ils quittent la zone tampon de leur propre gré.

L’armée russe a déjà averti ses homologues turcs que si les rebelles djihadistes ne se retirent pas volontairement de la zone tampon, ils reprendront les opérations offensives contre ces forces militantes.

Malgré un bref congé pour leurs troupes de première ligne, l’armée arabe syrienne est restée en état d’alerte dans le gouvernorat d’Idlib et la plupart de son équipement lourd reste dans les régions de Jabal Al-Zawiya et Saraqib.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : AMN

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