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Opérations militaires tout autour du Venezuela

Le président Maduro dénonce l’entrée illégale d’un avion US dans l’espace aérien du Venezuela© dailymail

Le 1er avril, le président américain, Donald Trump, a annoncé le lancement d’une « opération de lutte contre les stupéfiants » qui verrait le déploiement de navires de la marine américaine près du Venezuela, après avoir fixé une prime de 15 millions de dollars pour toute information pouvant permettre la capture du président vénézuélien. Une prime offerte par le département du Trésor américain qui accuse Nicolas Maduro et plusieurs membres de son gouvernement de « narco-terrorisme ».

Le 1er avril, le président américain, Donald Trump, a annoncé le lancement d’une « opération de lutte contre les stupéfiants » qui verrait le déploiement de navires de la marine américaine près du Venezuela, après avoir fixé une prime de 15 millions de dollars pour toute information permettant la capture du président vénézuélien. Une prime offerte par le département du Trésor américain qui accuse Nicolas Maduro et plusieurs membres de son gouvernement de « narco-terrorisme ».

Alors que les gouvernements et les nations se concentrent sur le coronavirus, il existe une menace croissante que les cartels, les criminels, les terroristes et d’autres acteurs malveillants cherchent à exploiter pour leur propre profit», a déclaré Trump. « Nous ne devons pas laisser cela se produire.

Le peuple vénézuélien continue de souffrir énormément à cause de Maduro et de son contrôle criminel sur le pays, et les trafiquants de drogue exploitent cette illégalité », a déclaré le secrétaire à la Défense Mark Esper après l’annonce de Trump.

Ce déploiement est l’une des plus grandes opérations militaires américaines dans la région depuis l’invasion du Panama en 1989 pour retirer le général Manuel Noriega du pouvoir et l’amener aux États-Unis pour faire face à des accusations de narcotrafic.

Le ministre vénézuélien des Communications, Jorge Rodriguez, a qualifié ce déploiement de « tentative désespérée de détourner l’attention de la tragique crise humanitaire » aux États-Unis causée par le coronavirus.

Dans un étalage de sarcasme, il a également signalé que c’est bien «pour la première fois» depuis des décennies que les États-Unis tentent de limiter l’approvisionnement en cocaïne, cocaïne qui provient principalement de la Colombie, l’un des alliés américains de la région.

Dans des déclarations à la suite de cette annonce, le président Maduro a appelé l’administration Trump à cesser de se mêler des affaires intérieures du Venezuela et à réfléchir plutôt à un «accord humanitaire» entre tous les acteurs politiques du pays pour régler le vrai problème, qui est la lutte contre COVID19.

Nicolas Maduro avait précédemment averti que les États-Unis, la Colombie et le Brésil se consultaient en vue de mettre en place un blocus maritime et aérien ainsi qu’une nouvelle invasion du Venezuela.

Le rapport sur le déploiement prévu intervient deux jours après que l’un des patrouilleurs navals du Venezuela a coulé après être entré en collision avec un navire de croisière battant pavillon portugais près de l’île de La Tortuga, contrôlée par le Venezuela.

Maduro a accusé le navire d’avoir procédé de manière belliqueuse et a déclaré qu’il soupçonnait la présence de «mercenaires» à bord ayant pour objectif son élimination.

« Vous devez être très naïf pour voir cela comme un incident isolé », a déclaré Maduro.

L’annonce a été diffusée juste un jour après que les États-Unis ont annoncé leurs conditions vers une prétendue transition démocratique au Venezuela.

La proposition américaine appelle Maduro à «se retirer» et à l’Assemblée nationale contrôlée par l’opposition «d’élire un gouvernement de transition inclusif acceptable par les principales factions». Ce conseil d’État gouvernerait jusqu’à ce qu’il supervise les élections, ce à quoi Pompeo a ajouté que les États-Unis espéraient  les voir se tenir dans six à 12 mois.

Ces conditions ont été catégoriquement rejetés par le gouvernement vénézuélien.

Le procureur général vénézuélien Tarek William Saab a demandé à Juan Guaido, de témoigner le 2 avril dans le cadre d’une enquête concernant une tentative de coup d’État.

Il est peu probable que Guaido apparaisse, et il est possible que les États-Unis accentuent leur pression afin d’assurer que le cheval sur lequel ils misent reste dans la course.

Source: Press TV

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