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E-Press du 18 avril 2020 + Gangstérisme des USA au Venezuela

 

Résilience ou guerre biologique de l’Empire contre les États-nations?

Au sommaire :

1- Coronavirus, fabriqué sur la frontière syro-libanaise ? 

Le quotidien libanais Al-Akhbar vient de révéler le développement des activités douteuses d’une société américaine au Liban, non loin de la frontière syrienne.

Il y a environ un mois, entre le 10 et le 15 mars, une délégation de la société américaine Parsons Corporation dont les activités sont étroitement liées aux projets du département américain de la Défense s’est rendue au Liban.

À noter que Parsons Corporation est une société américaine d’ingénierie de défense, de renseignement, de sécurité axée sur la technologie dont le siège social est situé à Centerville, en Virginie.

Cette société s’engage dans divers types d’activités : renseignement, cyber-sécurité, systèmes de surveillance hautement sophistiqués, mise en œuvre d’énormes travaux de construction.

Parsons Corporation a été impliqué dans le transfert et la production des armes chimiques par les groupes terroristes en Syrie et a été un outil de l’occupation américaine en Irak.

La société américaine Parsons Corporation, qui était déjà active sous la supervision du Pentagone en Géorgie, a été accusée par Moscou, il y a près de deux ans, pour ses études génétiques et biologiques contre la Russie. En effet, la société avait obtenu un contrat d’une valeur de 9,2 millions de dollars pour travailler à la frontière entre la Géorgie et la Russie. Le gouvernement russe accuse Parsons et de nombreuses autres sociétés de travailler pour effectuer des tests biologiques dangereux et collecter des « informations génétiques » sur la population russe.

Indépendamment des accusations russes contre Parsons Corporation, la présence de cette société américaine à la frontière libano-syrienne est très ambiguë, d’autant plus que le journal Al-Akhbar avait précédemment évoqué le rôle de Parsons dans la mise en place d’un système radar à Chypre pour servir les forces américaines.

Sur son site officiel, Parsons n’a annoncé que la conclusion de contrats pour achever la « deuxième phase du projet de frontière libano-syrienne », dans le but de « soutenir l’armée libanaise dans la découverte, la surveillance et la répression des attaques d’armes de destruction massive le long de 233 km de la frontière avec la Syrie ».

Mais dans son annonce, Parsons ne mentionne pas la nature de ces risques et menaces ni l’importance de sa présence à la frontière de la Syrie. Or, tout le monde sait que le danger réel viendra d’Israël, qui possède déjà des armes de destruction massive.

Parsons Corporation soutiendra-t-il l’armée libanaise ou son travail prendra-t-il également une dimension « biologique » à la manière géorgienne ? Al-Akhbar souligne aussi que la frontière libano-syrienne n’est d’ailleurs pas très loin de la base aérienne russe à Hmeimim ou de la base navale des Russes à Tartous.

Les USA ont mené des tests biologiques meurtriers sur des Géorgiens. La Russie les a accusés jeudi de mener secrètement des expérimentations biologiques dans un laboratoire de l’ex-république soviétique de Géorgie.

La société américaine Parsons Corporation, qui était déjà active sous la supervision du Pentagone en Géorgie, a été accusée par Moscou, il y a près de deux ans, pour ses études génétiques et biologiques contre la Russie. Maintenant, le quotidien Al-Akhbar vient de révéler que cette société américaine est en train de développer un projet suspect au Liban, près de la frontière syrienne. Jusqu’à présent la seule information diffusée officiellement sur les activités au Liban de cette société américaine très proche du Pentagone, consiste en une courte phrase : « Aider l’armée libanaise à découvrir et combattre des attaques par des armes de destruction massive. »

L’analyste du journal Al-Akhbar ajoute que la confusion entre la réalité et la fiction ou les théories du complot qui sont alimentées ces jours-ci par la récente propagation d’une pandémie de Covid-19 n’excuse aucunement les activités condamnables des gouvernements qui continuent à fabriquer des armes biologiques et à menacer gravement l’humanité.

Des accusations échangées réciproquement entre la Chine et les États-Unis concernant « l’industrialisation et le contrôle militaire » du nouveau coronavirus ou son détournement de l’un des laboratoires biologiques militaires de Chine ou des États-Unis remettent au premier plan les « fuites » qui ont eu lieu il y a deux ans près de Tbilissi (capitale de la Géorgie) dans un laboratoire biologique surveillé par l’Agence de réduction des menaces (Defense Threat Reduction Agency, DTRA).

La DTRA est une agence du département de la Défense des États-Unis fondé en 1998 pour « protéger les États-Unis et ses intérêts des armes de destruction massive par des services et des outils de qualité ».

Sources : PressTV et Opex 360

2- La Guadeloupe contre les bio-kamikazes français  

En Guadeloupe, on s’en méfie comme de la peste depuis que la France a envoyé ses bio kamikaze contaminer les Centrafricains, les Camerounais et les Congolais ! Ainsi un navire soi-disant chargé d’aide médicale dans le cadre de ce que l’Empire qualifie de « Résilience » est accueilli avec beaucoup de circonspection par les Guadeloupéens.

Voici une info d’OPEP 360 qui le prouve :

Ayant appareillé de Toulon le 3 avril dernier dans le cadre de l’opération Résilience, le PHA Dixmude transporte 170 000 masques FFP2, un million de masques chirurgicaux et du gel hydroalcoolique afin d’aider le système de santé des îles antillaises à faire face à l’épidémie de Covid-19. En outre, il achemine également 120 tonnes de fret, dont 58 tonnes de produits alimentaires. Au-delà du matériel médical et du fret, le Dixmude compte également à son bord un « renfort médical » du Service de santé des armées, ainsi que quatre hélicoptères, dont deux Puma du 3e Régiment d’hélicoptères de combat de l’armée de Terre, un Écureuil de la Gendarmerie et un EC-145 de la Sécurité civile. Si ce navire abrite un hôpital de rôle 3 équivalent à celui d’une ville de 20 000 habitants, il n’aura pas vocation à accueillir des malades atteints de Covid-19.

L’annonce de l’arrivée du PHA Dixmude aux Antilles a donné lieu à une action étonnante de la part du syndicat UGTG, particulièrement influent en Guadeloupe. En effet, ce dernier a demandé aux autorités de faire passer des tests de dépistage à l’ensemble de l’équipage du navire, en prenant prétexte des cas de Covid-19 détectés à bord du porte-avions Charles de Gaulle…

À noter que, comme pour les opérations menées après l’ouragan Irma, les forces françaises, britanniques et néerlandaises vont unir leurs efforts, une cellule, située à Fort-de-France, devant coordonner l’action du PHA Dixmude, du Karel Doorman [Pays-Bas] et du RFA Angus [Royal Navy].

En réalité, sous les dehors d’une opération de Résilience, la France s’apprête à contribuer à une opération militaire contre le Venezuela !

Source : Opex 360

3- Trump appelle à libérer trois États américains

Le président américain a appelé vendredi à « libérer » trois États dirigés par des démocrates dans lesquels des manifestants réclament une levée des restrictions

La grogne contre le confinement prend de l’ampleur aux États-Unis. Alors que des manifestations se sont déroulées dans une demi-douzaine d’États ces derniers jours, Donald Trump, qui prône au pupitre de la Maison-Blanche le respect des consignes, a semblé les encourager sur Twitter vendredi.

En pleine crise du coronavirus, le président américain a ciblé trois Etats dirigés par des gouverneurs démocrates, tweetant, à quelques minutes d’intervalle : « Libérez le Minnesota ! », « Libérez le Michigan ! » et « Libérez la Virginie ». Pour ce dernier Etat, il a ajouté, en référence au droit des Américains à porter des armes : « Et sauvez votre formidable deuxième amendement. Il est assiégé ! » Le gouverneur démocrate de l’Etat de Washington, Jay Inslee, s’est aussitôt indigné estimant que ces tweets présidentiels encourageaient, « des actes dangereux et illégaux ».

Source : 20 minutes via Press TV

La Banque centrale vidée par USA, des virements sur le compte de Guaido

Le président américain Donald Trump et le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido. ©NBC News

Le gouvernement vénézuélien a condamné une récente décision des États-Unis de transférer les fonds bloqués de la Banque centrale sur le compte du président « autoproclamé » du Venezuela, Juan Guaido.

Selon l’agence de presse russe Sputnik, l’administration Trump a discrètement ordonné le transfert de quelque 342 millions de dollars de fonds d’un compte de banque centrale vénézuélienne à Citibank vers un compte contrôlé par le chef de l’opposition et le président « autoproclamé »  vénézuélien Juan Guaido à la succursale de New York de la Réserve fédérale américaine.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a dénoncé l’administration Trump au sujet de sa décision de siphonner les actifs de l’État vénézuélien saisis et de les rediriger vers Guaido.

Jorge Arreaza M

@jaarreaza

La Administración Trump sigue mintiendo sobre supuestas excepciones a las sanciones contra Venezuela. Los recursos del país están bloqueados, la banca y los proveedores no trabajan con Venezuela por temor a sanciones. Los 11 senadores demócratas de EEUU lo explican con claridad.

 « La Banque centrale du Venezuela dénonce la dépossession vulgaire que Donald Trump, en complicité avec certains députés de l’Assemblée nationale, a ordonné concernant les ressources financières du pays, qui avaient été bloquées à la Citibank », a écrit Arreaza sur Twitter.

Dans un communiqué accompagnant le tweet, la Banque centrale a fustigé la décision unilatérale du gouvernement américain d’agir « en collusion avec un groupe de législateurs de l’Assemblée nationale » dans la saisie des fonds de Caracas, le décrivant comme juste une autre action dans une série d’attaques par l’État américain contre la Banque et le peuple du Venezuela.

Mais il y a peut-être plus : cette démarche intervient alors que les USA et l’OTAN s’apprêtent à intervenir au Venezuela sous prétexte de lutte contre le « narcoterrorisme » dont il accuse le chef de l’Etat Maduro à quoi s’ajoute évidemment le prétexte d’ingérence humanitaire en temps de la Covid-19.

Ce pivot américain vers le Venezuela est « absolument » lié au carnage sur les marchés mondiaux du pétrole et en particulier à l’industrie pétrolière américaine. Les États-Unis cherchent à réimposer au Venezuela un système de dette pour le pétrole dont ils ont bénéficié sous les gouvernements d’avant Chavez:

« Sous les dictateurs soutenus par les États-Unis, le Venezuela a fourni la garantie [de sa dette] avec toutes ses réserves de pétrole… [Maintenant,] l’Amérique veut accorder des prêts du FMI au Venezuela et superviser la garantie de la dette extérieure du Venezuela avec ses réserves de pétrole, puis les saisir. [Ils veulent] trouver une excuse pour faire au Venezuela ce qu’ils ont fait à l’Argentine, pour prendre les réserves pétrolières du Venezuela comme garantie en … empêchant ainsi le Venezuela de payer sa dette extérieure »estime  un expert.

Ce détournement de fond de la banque centrale vénézuélienne renvoie à cette logique de bandit.

D’ailleurs, Juan Guaido, soutenu par les États-Unis, a longtemps promu les prêts du FMI et a personnellement demandé des prêts importants à cette organisation pour financer son « gouvernement intérimaire », qui ne contrôle pratiquement rien au Venezuela. Plus récemment, le FMI a rejeté la demande de prêt du Venezuela pour l’aider à combattre la crise du coronavirus, mais le FMI offrirait ce prêt au pays si le Président Nicolas Maduro, démissionnait et cédait son autorité à un « gouvernement d’urgence » soutenu par les États-Unis.

Pourtant, il y a bien plus à craindre que l’intérêt du FMI et des États-Unis à imposer un programme « dette contre pétrole » au Venezuela. Une « grande menace » très notable est le parallèle entre la récente politique et les mesures militaires américaines à l’égard du Venezuela et les mesures prises par l’administration George H.W. Bush juste avant l’invasion du Panama en 1989. Mais le Venezuela se laissera-t-il abattre?

 Source: Press TV

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