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Zoom Afrique du 30 mai 2020 + E-Press + Journal

 

 

L’actualité en Afrique :

  • Le Gabon dispose désormais de son « super laboratoire » face au Covid-19
  • RDC : les Bons du Trésor rapportent 9 millions USD
  • Cameroun : Sitrabacam va investir 6 millions $ dans l’extension de sa minoterie à Douala

Les analyses de la rédaction :

1- Éthiopie : le coup de maître d’Abiy Ahmed à Washington

Décidément, Abiy Ahmed déçoit : depuis qu’il s’est rapproché substantiellement de la Chine lui demandant aide et assistance, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, tout en refusant une médiation américaine dans le dossier hautement stratégique du barrage du Nil, le prix Nobel de paix inquiète.

Vendredi des accrochages meurtriers ont eu lieu sur les frontières avec le Soudan ; les Américains et leur appareil de lobby et de pression, n’ont pas tardé à réagir, Amnesty accuse l’Éthiopie de crimes et des violations de droits de l’homme, dans cette région frontalière contre les groupes indépendantistes que les Américains et leurs alliés soutiennent et financent à l’effet de démembrer l’Éthiopie.

« Le premier accrochage aurait eu lieu jeudi matin autour d’un point d’eau, sur la rivière Atbara qui traverse la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan. Un détachement d’une milice éthiopienne Amhara serait rentré en contact avec des soldats de l’armée soudanaise sur le territoire soudanais, selon le communiqué diffusé à la télévision jeudi soir à Khartoum », écrit RFI à ce sujet.

Dans le même temps, ce sont encore les Américains qui provoquent la junte militaire au pouvoir au Soudan d’en découdre avec l’état éthiopien.

Au fait, ce Premier ministre musulman que les Américains croyaient pouvoir imposer au peuple éthiopien dans le strict objectif de faire imploser le pays a commis un autre faux pas là aussi terriblement inquiétant pour les Américains.

Le 4 mai dernier, un soi-disant avion humanitaire visiblement bourré d’armes et de munitions a été pris pour cible des missiles éthiopiens alors qu’il volait trop bas reliant le Kenya à la Somalie.

À quoi riment ces événements ? Alors que les USA croyaient pouvoir compter désormais l’Éthiopie dans leur camp, et fidéliser par son biais le « trublion » l’Érythrée, la chine les ont doublée, ce qui a d’ailleurs provoqué une colère noire à Washington qui vient de couper toute son aide à l’OMS, dont le président est un éthiopien pro-chinois.

Ahmed a réussi à faire la paix avec l’Érythrée tout en refusant de marcher sur les pas des Américains en cherchant à pacifier les tribus. « Les initiatives des nouveaux présidents éthiopien et angolais, Abiy Ahmed et Joao Lourenço, sont également accueillies avec optimisme par l’étude », annonçait en février dernier Le Point. Mais que s’est-il passé pour qu’à peine 3 mois après, la presse mainstream qualifie la présidence d’Abiy Ahmed, d’une année meurtrière ?

Tout porte à dire qu’Abiy Ahmed n’a pas marché sur les pas des Américains et a mis à l’eau tout leur plan dans l’Afrique de l’Est

2- Colère de Bouma fait des émules en Afrique

L’occident n’est toujours pas décomplexé après le coup royal infligé par le général Déby à sa dynamique de guerre en Afrique de l’Ouest et le séisme qu’il a provoqué au G5 Sahel en retirant ses troupes.

Boko Haram en est désormais à menacer directement le président tchadien !

S’adressant en haoussa à Idriss Déby Itno, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau met en garde le président tchadien, l’estimant incapable de « combattre ceux qui ont choisi de se battre pour le jihad ». « Il fanfaronne », commentera auprès de JA un haut responsable à N’Djamena.

Au même moment, l’armée tchadienne lançait une offensive de grande envergure sur le nord du lac Tchad. Objectif : anéantir les jihadistes et laver l’affront de l’attaque du 23 mars à Bohoma, dans laquelle au moins 98 soldats tchadiens ont été tués. Martial, Idriss Déby Itno a endossé ses habits de chef de guerre.

Depuis cette opération tchadienne, les armées ouest-africaines même celles du Nigeria ont repris l’espoir et se sont ressaisies.

Un total de 599 militants de Boko Haram et membres d’autres gangs criminels ont été tués dans le nord du Nigeria au cours de diverses opérations qui ont eu lieu ce mois-ci, a annoncé jeudi l’armée nigériane.

À ceci s’ajoutent les avancées considérables de l’armée nigérienne, malienne et burkinabé, mais également la coordination des armées burkinabé et ivoirienne dans la lutte contre le terrorisme.

Que l’Occident le veuille ou pas, les armées africaines avancent, récoltent les victoires et n’ont guère besoin de Barkhane… Non seulement au Sahel, mais aussi en Afrique de l’Ouest, Barkhane devrait plier bagage…

3- Allègement des conditions de liberté de Gbagbo et Blé Goud

L’ancien président de la Côte d’Ivoire et son ex-ministre de la Jeunesse sont désormais libres de leurs mouvements. La décision a été prise, ce jeudi, par la Cour pénale internationale, en attendant leur procès en appel pour crimes contre l’humanité.

Le point avec Luc Michel, géopoliticien.

https://vk.com/video_ext.php?oid=578067428&id=456239388&hash=4f77e39dcdc59690

Source : Press TV

Journal du 30 mai 2020

 

E-Press du 30 mai 2020

Les niveaux de confiance et de coopération entre la Turquie et la Russie, déclarait quelque mois auparavant le président turc Recep Tayyip Erdogan, sont à leur plus bas. ©Sputnik

Au sommaire :

1- Violences policières contre les Noirs : la voix des protestataires aux États-Unis doit être entendue

Dans un tweet émis ce vendredi, en réaction à la répression des manifestations aux États-Unis contre les violences policières à caractère raciste, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que « la voix des protestataires américains doit être entendue. »

« La République islamique d’Iran regrette le meurtre tragique de Noirs et condamne la discrimination raciale meurtrière aux États-Unis. Elle appelle les autorités américaines à rendre justice dans ce genre d’affaire d’homicide », c’est ainsi qu’a réagi la diplomatie iranienne via l’oiseau twitter, à la triste mort de George Floyd, nouveau symbole de la violence policière contre les Noirs américains.

L’appareil diplomatique iranien a souligné que « la voix des manifestants doit être entendue. À cette fin, la répression des Américains qui souffrent et la censure médiatique doivent cesser immédiatement. »

La mort d’un homme noir, lors d’une arrestation meurtrière filmée et diffusée sur internet, a déclenché un mouvement de colère à Minneapolis et des indignations mondiales.

Âgé de 46 ans, il s’appelait George Floyd. Sa mort a déclenché mercredi 27 mai la colère des habitants de Minneapolis. Sa famille dénonce un usage « excessif et inhumain » de la force et le racisme de la police du Minnesota, dans le nord des États-Unis.

La scène, filmée lundi soir par une passante sur Facebook Live, montre un homme plaqué au sol sur le ventre par un policier qui l’immobilise avec un genou sur le cou. George Floyd se plaint pendant de longues minutes de ne pas pouvoir respirer et d’avoir mal, tandis que l’agent, un Blanc, lui dit de rester calme.

« Je ne peux plus respirer », « J’ai mal »… La vidéo de son interpellation fait le tour des réseaux sociaux – et donc du monde – depuis mardi 26 mai, et relance la question des violences racistes commises par la police aux États-Unis.

Les Américains et le monde entier sont sous le choc par ces violences systématiques.

Source : IRNA

2- Après l’Iran, Renault vogue d’échec en échec

L’ancien PDG de Renault, Carlos Ghosn, avait prédit le déclin du constructeur automobile français s’il quittait le marché iranien, un marché qui avait un potentiel majeur pour son entreprise et qui aurait pu être une plaque tournante pour la marque losange en Asie de l’Ouest.

Interrogé sur les défis auxquels devait faire face Renault en Iran du fait de la réintroduction des sanctions étasunienne, M. Ghosn avait déclaré : « Évidemment, s’il devient impossible de traiter avec l’Iran, nous élaborerons un plan pour la suspension de nos activités là-bas, mais ce n’est pas du tout pour dire que nous quitterons l’Iran. »

Peut-être que le PDG aurait du tourner sept fois la langue avant de prononcer ces mots afin de ne pas subir le sort du pionnier de l’industrie automobile française et du fondateur de l’empire industriel Renault, Louis Renault, né le 12 février 1877 à Paris et mort le 24 octobre 1944 à la prison de Fresnes des suites de mauvais traitements que lui ont fait subir ses gardiens.

Le 16 janvier 1945, trois mois après la mort de Louis Renault, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française présidé par le général de Gaulle prononce la dissolution de la société Renault et sa nationalisation sous le nom de « régie nationale des usines Renault34 ». Dans l’exposé des motifs, Louis Renault est accusé de collaboration. Eh oui, le fondateur de l’empire industriel Renault se meurt en prison sans être jugé pour avoir collaboré avec les Allemands, des accusations jamais prouvées.

D’ailleurs Renault sous la direction de Ghosn a bien résisté aux harcèlements US/Israël et à l’abandon de l’État français avant de quitter l’Iran. On lui a d’ailleurs reproché son origine libanaise et sa supposée sympathie avec l’Iran et la Résistance.

Renault était actif en Iran avant que l’Occident n’impose des sanctions sur son programme nucléaire. Il a été parmi les premières grandes entreprises à relancer son activité iranienne lorsque les sanctions ont été levées après l’accord de 2015 pour freiner les activités nucléaires de l’Iran.

Mal en point, le groupe Renault annonce un plan d’économies de 2 milliards sur 3 ans. Il comprend une baisse des effectifs de 15 000 postes dans le monde et une réorganisation de l’outil industriel avec la reconversion de l’usine de Flins et la fin de la production à Dieppe.

Sources : L’argus et E-Press

3- Des parlementaires US menacent de reconnaître l’indépendance du Tibet

Le représentant Scott Perry (Républician, Californie) a déposé le 19 mai 2020 une proposition de loi (H.R.6948) « afin d’autoriser le président à reconnaître la région autonome du Tibet de la République populaire de Chine en tant qu’État séparé et indépendant et à d’autres fins » (To authorize the President to recognize the Tibet Autonomous Region of the People’s Republic of China as a separate, independent country, and for other purposes).

Bien que le texte de cette proposition n’ait pas encore été distribué du fait de l’épidémie de Covid-19, on sait qu’elle vise à obtenir la possibilité pour le 11e Panchen Lama reconnu par l’actuel Dalaï-Lama de participer à la désignation du prochain quinzième Dalaï-Lama.

L’actuel quatorzième Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, a été élevé dans l’idéologie du Kuomintang par un officier nazi de la SS récupéré par les réseaux stay-behind de l’OTAN, Heinrich Harrer.

En 1995, un différend opposa les autorités religieuses bouddhistes tibétaines aux autorités politiques chinoises à propos de la désignation du 11e Panchen Lama. Les premières choisirent un enfant de 6 ans, Gedhun Choekyi Nyima (photo). Les secondes, arguant d’une tradition instaurée au XVIIIe siècle par la dynastie Qing, procédèrent à une désignation concurrente, celle d’un autre enfant du même âge, Gyancain Norbu. Puis Beijing plaça le premier au secret et lui donna une éducation communiste.

Les Dalaï-Lamas et les Panchen Lama ne sont valides que s’ils se reconnaissent mutuellement.

Source : Réseau Voltaire

4- À Ankara, les autorités décident d’organiser des représailles contre la Russie en mer Noire

Les niveaux de confiance et de coopération entre la Turquie et la Russie, déclarait quelque mois auparavant le président turc Recep Tayyip Erdogan, sont à leur plus bas

Raison invoquée : L’intention de la Turquie de permettre à tout navire de guerre de l’OTAN transitant la mer Méditerranée de franchir le canal d’Istanbul, un projet turc qui contrevient à la Convention de Montreux et dont l’achèvement constitue une menace très sérieuse pour la Russie.

Erdogan prévoit de creuser un canal de 45 kilomètres à travers Istanbul. Cependant, ce projet ne répond à aucune restriction internationale. Pour le président turc, le canal est un projet prioritaire, qui non seulement apporter de nouveaux avantages et du prestige, mais aussi un pouvoir géopolitique.

« Le président turc n’abandonnera pas son plan – il en a parlé assez souvent », rapporte l’édition allemande de Die Welt.

Les experts pensent que cela peut créer beaucoup de problèmes pour la Russie, mais aujourd’hui, la menace de la Turquie ne réside pas seulement dans cela. Ces menaces planent en particulier dans le ciel au-dessus des eaux neutres de la mer Noire.

Les avions de combat turcs survolent la zone de plus en plus souvent, mais il y a peu, ces derniers ont été vus accompagnés de bombardiers stratégiques américains qui, selon certains experts, procédaient à des exercices simulés de frappes nucléaires dans le sud de la Russie et en Crimée.

« Une telle alliance de la part de la Turquie soulève de nombreuses questions, sans parler du fait qu’au printemps, l’armée turque a tenté à plusieurs reprises d’abattre des avions militaires russes dans le ciel au-dessus de la Syrie », notent les experts.

Source : Avia.pro

Source : Press TV Français

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