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Journal du 9 juin 2020 + Zoom Afrique

De Paris à Washington, la violence policière fait rage (Débat)

Lors d’une interview accordée à Europe 1, le président des Républicains a livré sa lecture de thématiques qui agitent le débat politique actuel : le racisme et les violences policières. Son point de vue a fait réagir à gauche. Le président des Républicains (LR), Christian Jacob, a apporté son soutien aux forces de sécurité et affirmé que les « violences policières [et] une police raciste [ça] n’existe pas » en France. Il a tenu ces déclarations le 7 juin, au lendemain de plusieurs manifestations contre les violences policières et le racisme, totalisant plus de 20 000 personnes en France.

L’onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux États-Unis continuait de se propager ce week-end dans le monde. En France, des manifestations contre les violences policières et le racisme se sont tenues dans plusieurs villes, malgré les restrictions sanitaires et des interdictions. Dans certains cas, « s’il y a eu dérapage [d’un policier], la justice est saisie, les sanctions tomberont. Mais on assiste à un amalgame invraisemblable », s’est indigné Christian Jacob. « La comparaison avec les États-Unis n’a pas de sens, car ils ont un système fédéral où les policiers sont placés sous l’autorité des maires ou de shérifs élus, alors que nous avons une police unifiée qui correspond à la diversité, une école de police, un code de déontologie », a-t-il fait valoir.
Les propos du député de Seine-et-Marne ont fait réagir des personnalités de gauche, pour qui le concept de « violences policières » ou celui de racisme au sein de la police n’a rien de théorique. La sénatrice Europe Écologie Les Verts (EELV) de Paris, Esther Benbassa, a ironisé par exemple sur le fait que la police « rassur[ait] LR, en tout cas ». Et d’estimer que le chef de file des Républicains était « coupé du monde ».
De son côté, le ministre de l’Intérieur a par ailleurs déclaré l’abandon de la technique de « prise par le cou, dite de l’étranglement ». « Elle ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C’est une méthode qui comportait des dangers », a ajouté Christophe Castaner. Il a aussi annoncé une réforme « en profondeur des inspections du ministère de l’Intérieur », pour « plus d’indépendance ».

Plusieurs manifestations ont eu lieu en France pour dénoncer les violences policières et le racisme au sein des forces de l’ordre en France dans la foulée des manifestations américaines sur la mort de George Floyd aux États-Unis. L’une d’entre elles à Paris, à l’appel de la famille d’Assa Traoré, a réuni quelque 20 000 participants malgré son interdiction formelle par la Préfecture de police.

Luc Michel, géopoliticien, et Philippe Hugon, reporter de guerre, s’expriment sur le sujet.

Source: Press TV

La France fait chanter la RDC (Zoom Afrique)

On le voyait venir : quelques jours après l’initiative d’une motion de défiance contre le ministre congolais de la Défense, la horde européenne s’est abattue sur le président Tshisekedi. Son exigence ?

Zoom Afrique du 9 juin 2020

L’actualité en Afrique :

  • Le Ghana organise un événement commémoratif en l’honneur de George Floyd
  • Le Kenya se lance dans les safaris virtuels pour soutenir le tourisme
  • Afrique du Sud : FirstRand Group s’attend à une baisse de plus de 20 % de son bénéfice global au 30 juin 2020

Les analyses de la rédaction :

La France fait chanter la RDC :

On le voyait venir : quelques jours après l’initiative d’une motion de défiance contre le ministre congolais de la Défense, Aimé Ngoyi Mukena, dans la foulée d’une puissante attaque aux allures daechistes dans l’est de la RDC en Ituri, la horde européenne s’est abattue sur le président Tshisekedi. Son exigence ?

Sous prétexte d’une aide humanitaire dans la cadre de la lutte contre le covid-19, cette délégation européenne plaide pour un « multilatéralisme par l’action ».

« Les diplomates européens ont échangé pendant environ une heure avec le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi. Au menu des entretiens, plusieurs questions, dont la crise humanitaire et sécuritaire. Le commissaire européen et les ministres français et belges ont inauguré une série de trois vols qui doivent acheminer 40 tonnes de fret humanitaire », écrit RFI à ce sujet.

La délégation cherche en effet à ce que les accords militaires signés avec les USA lors de la première visite du président congolais à Washington soient mis en œuvre. Elle parle de la question sécuritaire et la multiplication des attaques pour justifier la présence franco-US dans cette région et évoque également de la manière la plus éhontée qui soit, l’incapacité du gouvernement congolais de gérer son peuple :

« Reçu également par les diplomates européens, le cardinal Fridolin Ambongo, lui, insiste sur la responsabilité des autorités congolaises. Tel que je vois la réalité du pays actuellement, ceux qui sont au pouvoir passent le plus clair de leur temps à se quereller, s’engueuler, etc. Et le peuple ? Qui s’occupe du peuple pendant ce temps ? Nous ne pouvons pas demeurer des éternels assistés. »

Cette manière d’évoquer la situation gouvernementale en RDC vise à suggérer la paralysie de l’État et donc la nécessité de l’assistance occidentale. Les Européens menacent la RDC d’une ingérence rwandaise, quand elle parle « d’un dialogue avec des pays voisins, un dialogue clair et ferme ».

Bref, on pousse Tshisekedi à lâcher ses pairs kabilistes et à ouvrir les portes de la RDC aux bases américaines et européennes et à faciliter par lui-même le démembrement de l’État qu’il gouverne…

Cameroun : retour à la case départ :

C’est le retour à la case départ au Cameroun : après avoir tenté de liquider l’armée camerounaise par une crise anglophone parfaitement orchestrée et sans fondement réel, les puissances occidentales remettent les couches : la mort d’un journaliste anglophone, mort suspecte et encore non élucidé a fourni l’occasion aux puissances occidentales de s’ingérer dans les affaires internes du Cameroun et d’exiger la levée de l’impunité des effectifs de l’armée.

Selon la presse mainstream, les défenseurs des droits humains veulent profiter de la vague de contestation qui a suivi l’annonce de la mort du journaliste Samuel Wazizi lors de sa détention par des militaires, pour dénoncer l’impunité.

C’est une exigence qui vise sans doute à mieux exposer l’armée nationale camerounaise aux immixtions des Occidentaux.

Il est vrai que l’épidémie de la Covid-19 sur laquelle les Occidentaux avaient misé pour parvenir à ternir l’image de l’armée a échoué et laissé relativement intact celle-ci, comparée à la France ou d’autres pays européens totalement dévastés par l’épidémie. Le Cameroun s’en est tiré pas mal…

Retour donc à la case départ : la vraie fausse crise anglophone pour pouvoir déclencher une nouvelle crise dans le pays.

Seulement le jeu est trop rodé pour que l’état et le peuple soient bernés…

Mali : Barkhane bientôt mise à la porte :

Alors que le peuple malien exige le départ des forces étrangères, le retour de l’Imam Dicko constitue un échec cuisant pour la force Barkhane. Est-ce la fin de la présence étrangère au Mali ? Mamadou diabaté, analyste malien des questions internationales s’exprime sur ce sujet.

SOURCE : PRESS TV FRANÇAIS

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